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Miss anti-France et autres sujets de discussion

  • Photo du rédacteur: Maurice Seclin
    Maurice Seclin
  • il y a 13 heures
  • 36 min de lecture

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Miss anti-France

Henry de Lesquen

Citons au tableau de déshonneur de la sous-culture antifrançaise le directeur général de la société Miss France, Frédéric Gilbert, et les membres du comité de « Miss France 2026 » qu’il a désignés : Michèle Bernier, Axelle Saint-Cirel, Bruce Toussaint, Camille Cerf, Philippe Caverivière. Une fois encore, ce n’est pas une Française de sang qui a été choisie pour représenter la beauté de la femme française, ni même une candidate de pure race caucasoïde, mais une allogène et en l’espèce une métisse. Elle est prénommée « Hinaupoko » – ce qui signifie « grande déesse » dans la langue des îles Marquises – et elle est donc originaire d’Océanie, à l’autre bout du monde. C’est le cosmopolitisme en action et si vous croyez que c’est le public qui en a décidé ainsi, c’est que vous êtes bien naïf : il a été au minimum orienté en supposant même que les votes n’aient pas été trafiqués. Le but est évidemment de persuader les braves gens que le métissage est l’avenir de notre pays et que l’immigration est une chance pour la France. On exalte l’altérité pour dévaloriser l’identité.

D’ailleurs, le titre de « Miss France » est un oxymore, puisque « Miss », c’est Mademoiselle en anglais. Il faudrait revenir au nom que ce concours de beauté avait à l’origine, lors de sa création en 1920 : « La plus belle femme de France ». Les reines de beauté sont une tradition de notre pays et de ses provinces qui mérite d’être perpétuée pour honorer le beau sexe. Ces concours bien sympathiques doivent être délivrés des chaînes de l’idéologie qui les prostituent.

François de la Nouë

Veuillez noter que, pour la première fois, le quatuor de tête (demoiselle de France, première et troisième dauphines – pas la deuxième) est composé de trois demoiselles issues de l’Outre-Mer, non françaises de sang.

Neuf des trente-deux délégations régionales sont installées dans l’Outre-Mer – soit bien plus que son poids démographique dans la population générale…

D.-B. Quarante-Deux

Surtout que ce concours de beauté n'en est pas un. Déjà, le fait de la taille minimale est discutable, mais ensuite, comme tout ce qui est télévisuel, tout est truqué. Et pour le concours de Miss France les divers enfumages que sont les « tests de culture générale » ou vœux des candidates ne sont là que pour donner le titre a la personne qu'ils veulent élire.

Steeve Trucker

La mise en avant des candidates d'outre-mer est une évidence, presque une fois sur deux (et souvent objectivement pas très belle) ! En revanche les anciennes miss qui conservent une certaine célébrité après leur mandat sont toutes françaises de sang, achevant de démontrer que le concours est truqué.

André R.

Permettez-moi de me faire l'avocat du diable, quoique je comprenne bien la logique et le sentiment exprimés : nous avons des départements et des territoires d'outre-mer, où la race principale n'est pas caucasoïde. Si on veut rester logiques, il est normal de faire participer au concours de « La plus belle femme de France » des candidates de ces provenances. Et parfois même de les élire. Cela dit, je suis tout à fait conscient de la volonté politique de faire accepter une « nouvelle normalité ».

Pierre de Tiremont

Regardez l'historique des Miss et dites-moi que vous ne voyez pas de métissolâtrie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Miss_France

Henry de Lesquen

Le diable vous a induit en erreur.

Primo, la proportion des lauréates issues des îles habitées par des congoïdes, des mongoloïdes ou des métisses est très supérieure à leur poids dans la population française. Du reste, quand on choisit Miss Martinique, ce n'est jamais une Békée, et pourtant il y en de très jolies, croyez-moi.

Secundo, les allogènes des îles sont des Français de papier et devraient avoir leur nationalité propre. Cf. ma vidéo sur le mythe de la France d'outre-mer. La Martinique est à la France, elle n'est pas la France.

L'utilisation de Miss France dans la propagande cosmopolite est à rapprocher du PPCM, plan de promotion des congoïdes et du métissage, qui sévit dans le cinéma et la publicité.

Tito Toti

Vous souhaitez faire comme les Russe, qui différencient nationalité et citoyenneté. Mais que faire des métis qui, par définition, ont les deux nationalités de par leur parents ?

Henry de Lesquen

Non. Il n'est pas question de distinguer la nationalité française de la citoyenneté. Ce serait absolument contraire à l'unité nationale et aux principes de la république. En revanche, il peut en aller autrement dans nos possessions d'outre-mer. Il faut créer une nationalité martiniquaise, mais les Békés garderaient la nationalité française tout en ayant la citoyenneté martiniquaise. Les autres, c'est-à-dire l'immense majorité de la population, perdraient la nationalité française.

Théophile

J'ai du mal à penser que les habitants des Antilles françaises et des Mascareignes ne soient pas d'une certaine manière français. Évidemment, ils sont de race mélangée et pas aussi français que des Berrichons, et ils sont très particuliers et peut-être une sous-nation particulière à eux tous seuls, mais on ne peut pas complètement les exclure de la France. Pour Mayotte, par contre, c'est une tout autre histoire.

Du reste il me semble qu'il faudrait travailler à la réunification de Sainte Lucie et Dominique avec nos Antilles françaises, et de l’Île Maurice, de Chagos et des Seychelles avec la Réunion. Qu'importe le modus vivendi choisi vis à vis de la France (autonomie, protectorat, etc.).

Henry de Lesquen

Si vous pensez cela, c'est que vous n’avez aucune idée de ce qu'est réellement une nation : « communauté de destin historique fondée sur les liens du sang et constituée autour d'une ethnie prépondérante sur un territoire continu ».

Cela dit, tout à fait d'accord pour vos projets de conquête…


« Féodalisme » : faux-concept marxiste

Tito Toti

On abolit le capitalisme et le matriarcat pour le remplacer par le féodalisme et le patriarcat ?

Patrice

On a toujours été sous une forme de féodalisme.

Tito Toti

Le capitalisme fait disparaître le féodalisme avec la fin de la rente foncière.

Henry de Lesquen

Épargnez-nous cette logomachie. Je ne connais que la féodalité, qui a disparu avec Philippe le Bel il y sept cents ans. Le féodalisme est un faux concept issu du marxisme.

Tito Toti

Le féodalisme est un mode de production qui succède à celui de l’antiquité tardive.

Henry de Lesquen

Jargon marxiste. À bannir.

Catherine

C'est le matérialisme qui est le tronc commun du marxisme et du capitalisme qu'il faut abolir, le déni du caractère spirituel du monde.

Henry de Lesquen

Absurde. Décidément, certaines gens de droite sont intoxiquées par les rudiments de marxisme appris à l'école. Le capitalisme, c'est l'économie d'entreprise. Rien à voir avec le marxisme, qui est une idéologie et qui n'est même pas vraiment matérialiste (vous parlez ici comme Marx), mais animiste. Le déclin de la religion est donc des valeurs spirituelles, qui est éminemment regrettable, n'a aucun rapport avec la liberté d''entreprise. Il a beaucoup à voir en revanche avec le déclin des fonctions souveraine et guerrière et avec l'hypertrophie de la fonction productive.

Tito Toti

La droite, par snobisme, laisse à la gauche toutes les idées qu’elle salit. Ainsi, l’écologie, idée fondamentalement de droite devient de gauche. Maintenant, les différents modes de production sont à ignorer, car salit par la gauche.

C’est la marchandisation de l’ensemble des activités humaines qui entraînent l’hypertrophie de la fonction productive. Cette hypertrophie a toujours été voulue par la gauche qui milite pour l’ouverture infinie de nouveaux marchés solvables (le marché du genre en ce moment).

Henry de Lesquen

1. L'écologie n'est pas une idée de droite, c'est une science.

2. C'est votre vocabulaire qui est mauvais. La féodalité est un régime institutionnel très élaboré fondé sur des normes juridiques, morales et sociales. Il a beaucoup à voir avec la tradition indo-européenne et la religion chrétienne, ainsi évidemment qu'avec le régime de la propriété foncière, mais pas grand-chose avec les techniques agricoles. Or, ce sont ces dernières que les marxistes et leurs agents inconscients décérébrés par une anti-éducation anti-nationale subsument sous le nom de « mode de production ». Et quand ce prétendu mode de production est dénommé « féodalisme » par référence à la féodalité, c'est pour faire gober la fausse théorie marxiste selon laquelle le « mode de production » serait l'infrastructure qui déterminerait la superstructure, à savoir les formes sociales, les institutions, ici la féodalité. Du reste, je ne suis pas sûr que les techniques agricoles n'aient pas évolué pendant les trois ou quatre siècles qu'a duré la féodalité en France, d'Hugues Capet à Philippe le Bel, et la fin de la féodalité n'a nullement coïncidé avec une mutation desdites techniques.


Loi du 3 janvier 1973 sur la Banque de France

Joël Pinard

À la fin du premier trimestre 2025, la dette publique s'établit à 3.345,8 milliards d'euros, soit 114% du PIB. Cela signifie que la richesse produite en un an ne suffirait pas à rembourser l'ensemble des emprunts contractés.

La dette publique serait fictive, résultant d'une loi de 1973, passée par et sous la présidence de Georges Pompidou, ancien directeur de la banque Rothschild, pour favoriser les banques, au détriment des citoyens.

La « dette publique » a été créée artificiellement par la loi scélérate dite « Pompidou-Rothschild », qui interdit à l’État d'emprunter à taux zéro auprès de la Banque de France, ce qui était la norme jusqu'à cette date.

François de La Nouë

Cette histoire de « loi de 1973 » tourne au ridicule dans le petit milieu souveraino-souverainiste, qui verse très souvent – et vraiment – dans le complotisme le plus échevelé.

Est-il vraiment indispensable que l’État puisse s’endetter sans fin auprès de la Banque de France pour les fameux « investissements de l’État stratège » ? Mot-code qui sert en réalité à justifier un endettement illimité et un budget structurellement en déséquilibre.

Joël Pinard

Je laisse le soin à Michel Rocard de répondre à François de La Nouë, à propos de la « loi de 1973 », objet du « complotisme le plus échevelé » :

« La dette est une construction artificielle créée par les banques avec le consentement des États pour dépouiller les peuples et en faire des esclaves à leur solde. Les gouvernements sont au courant, et ils laissent faire ! Honte à eux ! »

Pierre de Tiremont

La citation est fausse.

Joël Pinard

Elle correspond à la réalité…

Steeve Trucker

Entre 2012 et 2023, les banques centrales ont manipulé les taux pour qu'ils soient proches de zéro, ainsi le principal de la dette a explosé, mais les intérêts à payer ont baissé. En gros, on a eu de nouveaux accès à des financements à 0% et résultat:

- la croissance a été faible

- le prix des actifs (immobilier et action) a explosé 

- on a eu une vague de 25% d'inflation en 2022-2023 pour finir.

Cela fait donc dix ans que nous vivons avec le système dont vous rêvez et force est de constater que ça n'apporte rien de bon !

Et Rocard prétend prendre la défense du peuple pour prendre la défense de l'État et surtout de ceux qui l'administrent.

Cantillon a démontré en 1755 (!) que le fait d'imprimer de la monnaie favorise les personnes proches de la source au détriment des autres. Ainsi, cela favorise en premier l'administration et la finance au détriment de la fameuse « économie réelle ». Toute coïncidence entre ces politiques récentes et l'influence de la superclasse mondiale est bien évidemment fortuite.


De quand date la loi mosaïque ?

Jan L.

Selon l’archéologue israélien qui est interrogé dans cette vidéo, il n’existe aucune trace de la pratique populaire et répandue de la loi juive avant les Hasmonéens (IIe s. av. J.-C.). Cette affirmation est d’un ordre différent de l’influence du zoroastrisme sur le texte biblique, mais elle accentue l’absence d’antiquité de la religion juive. https://youtu.be/5U1TN-i0x7g

Henry de Lesquen

Non. La loi mosaïque a été mise par écrit au Ve siècle avant J.-C. par Esdras, haut fonctionnaire du roi perse Artaxerxès, en même temps que les dogmes du zoroastrisme commençaient à être adoptés par les Juifs, qui ont rompu avec l'ancienne religion d'Israël, fort primitive, pour aboutir au judaïsme dans ses trois composantes (sadducéens, pharisiens, esséniens). Deux archéologues israéliens, Finkelstein et Silberman, ont démontré, bien avant Adler, dans La Bible dévoilée, que le récit biblique était légendaire, pseudo-historique. Abraham, Moïse, Salomon et même David (en dépit d'un faux archéologique fabriqué pour les besoins de la propagande israélienne) sont des personnages légendaires qui n'ont pas existé. À vrai dire, bien avant ces deux auteurs, on en avait la preuve par les papyrus d'Éléphantine, comme l'a souligné le grand André Dupont-Sommer : jusqu'au Ve siècle, donc jusqu'à Esdras, les Juifs étaient non seulement polythéistes, mais aussi polylâtriques : outre Yahvé, ils adoraient sa parèdre et leur fils ; ils avaient plusieurs temples et ils n'avaient aucun scrupule à prononcer et à écrire le nom de Yahvé.

Il est possible que les Hasmonéens aient durci la loi mosaïque, mais ils ne l'ont sûrement pas créée. À cet égard, l'argumentum e silentio, tiré de l'absence d'inscriptions, n'est pas probant. On se demande au passage pourquoi les rabbins de Jamnia, qui ont codifié le judaïsme des pharisiens (qui est celui des Juifs actuels) au Ier siècle ap. J.-C., après la destruction du temple de Jérusalem en 70, ont exclu du canon du Tanakh (la Bible hébraïque) les livres des Maccabées…

Jan L.

Merci pour votre réponse. Je ne comprends pas pourquoi vous dites « non » à ma proposition qui ne s’oppose pas à votre argumentaire. 

Adler ne traite pas de l’origine du texte biblique. Il note qu’il n’existe aucune trace de la pratique de la Torah dans le peuple résidant en Judée avant le IIe siècle av. J.-C. Il explique ailleurs qu’il existe sans doute un culte yahviste (à forte coloration polythéiste même), mais que le judaïsme tel que le comprend le Nouveau Testament est une invention récente, sans doute une réaction à l’extension de la culture grecque dans cette partie du Proche-Orient lorsque la Judée passe sous domination séleucide. Il fait même une remarque qui devrait vous intéresser : selon lui, c’est l’idée grecque de la loi écrite qui a pénétré chez les Juifs pour remplacer une pratique légale coutumière non-écrite. Encore une influence indo-européenne sur la Bible.

Il ne dit pas que les Hasmonéens ont créé la loi juive, mais qu’avant eux c’est un texte connu seulement d’un petit milieu intellectuel. Le peuple ignore la loi et ne la pratique pas hors du culte dans les temples yahvistes.

Henry de Lesquen

Ce n’est pas sérieux.

Jan L.

Ses arguments sont intéressants. Absence de signes domestiques typiques de la cacherout qu’on trouve plus tard dans l’archéologie. 

Certes, l’absence de preuves n’est pas preuve d’absence. Mais si on veut être strict (comme vous l’êtes sur les manuscrits bibliques), il faut s’en tenir aux preuves.

Il y a du reste abondance d’indices textuels qui suggèrent que le Pentateuque est inconnu du peuple judéen : on lit tout le temps dans ses livres que le peuple ne respecte pas la loi de Dieu. Restreindre cette complainte à l’infidélité revient à faire bon compte du contexte historique.

Henry de Lesquen

1. Paralogisme. S'en tenir aux preuves, ce n'est pas tirer une preuve de l'absence de preuves.

2. Cacherout, mauvais exemple. Si les Juifs mangeaient du cochon, on doit en trouver la trace dans les reliefs de leurs repas.

3. Les gens du peuple ne sachant ni lire ni écrire, il n'est pas étonnant qu'ils n'aient pas laissé d'inscriptions.

4. Si les élites, prêtres et rabbins, pratiquaient et enseignaient la loi mosaïque et ses innombrables mitzvot, ils n'ont sûrement pas manqué de l'inculquer et de l'imposer au peuple.

5. Adler ne peut ignorer, mais il fait comme s'il l'ignorait, la diversité du judaïsme jusqu'à la destruction du temple de Jérusalem en 70 ap. J.-C. Le judaïsme dont il parle, c'est celui des pharisiens qui, effectivement, apparaissent au IIe siècle avant J.-C., avec les synagogues, qui font concurrence au temple.

6. Il est clair, au demeurant, que les pratiques juives ont évolué au fur et à mesure que les rabbins pharisiens les complexifiaient dans le Talmud (et plus tôt dans la Michna et une prétendue tradition orale) pour aboutir aux 613 mitzvot de Maïmonide au XIIe siècle.

Conclusion : cet auteur fait une projection rétrospective qui confine à l'absurde. Du reste, s'il est vrai que le judaïsme des pharisiens, qui est le judaïsme actuel, est une orthopraxie, donc se caractérise par des pratiques, il n'en demeure pas moins qu'il repose aussi sur des croyances et qu'il a emprunté celles-ci au zoroastrisme, à commencer par le monothéisme. Par conséquent, la méthode d'Adler est erronée dans son principe.

Et pitié ! Ne dites pas « Judéen » pour Juif. C'est ridicule.


Jésus était-il omniscient ? (suite de la discussion précédente)

Pierre Joly

Si Abraham, Moïse, Salomon et David sont des personnages légendaires qui n’ont pas existé, alors comment expliquer ces paroles du Christ ? 

Jean 8 ; 56-58 : « Abraham, votre père, a tressailli pour voir mon jour ; il l’a vu, et il s’est réjoui. […] En vérité, en vérité, avant qu’Abraham eût été fait, je suis. » 

Jean 5 ; 46-47 : « Car si vous croyiez en Moïse, vous croiriez sans doute en moi aussi, parce que c’est de moi qu’il a écrit. Mais si vous ne croyez point à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ? » 

Matthieu 6 ; 28-29 : « Et quant au vêtement, pourquoi vous inquiétez-vous ? Voyez les lis des champs ; comme ils croissent ; ils ne travaillent ni ne filent. Or, je vous dis que Salomon même dans toute sa gloire n’a jamais été vêtu comme l’un deux. »

Matthieu 22 ; 42-45 : « Que vous semble du Christ ? De qui est-il le fils ? […] Comment donc David l’appelle-t-il en esprit, son Seigneur, disant : « Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Asseyez-vous à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de vos ennemis l’escabeau de vos pieds ? » [Psaume 109 ; 1] Si donc David l’appelle son Seigneur, comment est-il son fils ? »

D’ailleurs, pourquoi le Nouveau Testament précise-t-il que Jésus-Christ est « fils de David » et « fils d’Abraham » (Matthieu 1 ; 1) ?

Henry de Lesquen

Vous devriez être protestant puisque vous accordez une valeur littérale à la Bible… Jésus-Christ était Dieu incarné, mais, en tant qu’homme, il n’avait pas particulièrement de connaissances historiques et il n’avait évidemment pas celles que nous avons maintenant. Il en allait a fortiori de même des évangélistes. Que cela vous plaise ou non, les données archéologiques et les sources extérieures à la Bible (assyriennes, babyloniennes, égyptiennes) sont formelles : le récit biblique est dépourvu de réalité historique, au moins jusqu’au roi Josias au VIIe siècle avant J.-C. Il y en a davantage dans l’Iliade d’Homère puisque l’on a retrouvé les ruines de Troie alors que l’on a cherché en vain celles du temple de Salomon.

Jésus parlait au vulgum pecus des Juifs le langage que celui-ci comprenait, d’où les références obligées à Abraham, Moïse ou David, mais ces assertions sont dépourvues de valeur historique. Au reste, et je compte approfondir ce sujet, qui a été traité par certains auteurs au XIXe siècle, il est clair que le discours du Christ avait plusieurs niveaux, adaptés à la compréhension de ses auditeurs. Il dit aux apôtres que, s’il parle en paraboles, c’est qu’il ne peut pas être compris de tous. Peut-être même pas de vous aujourd’hui ! A cet égard, le sermon sur la montagne est remarquable. Jésus assure à la foule des gens simples : « Je ne suis pas venu pour détruire la loi ou les prophètes, mais pour les accomplir. » Mais ensuite il substitue aux commandements de la loi mosaïque, fort concrets, les siens, pénétrés de spiritualité. On voit bien ici que l’on passe avec lui d’une religion de la loi à une religion de la foi.

Il me semble même qu’il y avait encore un troisième niveau, qui fut réservé à saint Jean et à saint Paul, alors que saint Pierre continuait à judaïser jusqu’à ce que saint Paul le rappelle à l’ordre.

Pierre Joly

D’abord, je n’ai pas de raison d’être protestant, puisque je n’ai aucune admiration pour Calvin (et encore moins pour Luther).

Ensuite, vous écrivez : « Jésus-Christ était Dieu incarné, mais, en tant qu’homme, il n’avait pas particulièrement de connaissances historiques et il n’avait évidemment pas celles que nous avons maintenant. Il en allait a fortiori de même des évangélistes. »

Je répondrais à cette assertion que, Jésus étant Dieu incarné, il est omniscient. Donc il a bien plus de connaissances historiques que vous et moi. Mais si vous croyez que le Christ peut affirmer des contre-vérités historiques, c’est votre problème (pas le mien).

Par ailleurs, concernant le « niveau » de saint Paul, il est intéressant de rappeler que ce dernier n’a pas hésité à louer la foi d’Abraham (Galates 3 ; 6-29), que vous considérez pourtant comme un personnage fictif n’ayant jamais existé… Mais je suppose que, selon vous, l’Apôtre des gentils manquait lui-aussi de « connaissances historiques »… 

Quant à saint Pierre, s’il « continuait à judaïser jusqu’à ce que saint Paul le rappelle à l’ordre » (comme vous le prétendez), il faudrait alors nous expliquer pourquoi, lors du concile de Jérusalem (qui a eu lieu avant l’incident d’Antioche), ce même saint Pierre s’était opposé aux judaïsants qui voulaient rendre la circoncision obligatoire pour les chrétiens (Actes 15 ; 1-11).

Henry de Lesquen

Dont acte, vous n’êtes pas protestant, bien que vous lisiez la Bible comme eux… mais, pis encore, vous êtes monophysite ! Dieu est omniscient, en effet, mais si vous prêtez cette omniscience à Jésus, vous niez sa nature humaine. (On se demande du reste pourquoi on aurait attendu Copernic, Kepler, Newton et Poincaré pour découvrir les lois de l’univers…)

Dans l’épitre aux Galates (nos cousins), chapitre II, verset 14, l’apôtre saint Paul écrit : « Mais quand je vis qu'ils ne marchaient pas de droit pied, selon la vérité de l'Evangile, je dis à Céphas (saint Pierre), en présence de tous : Si toi qui es Juif, vis à la manière des païens, et non à la manière des Juifs, pourquoi obliges-tu les païens à judaïser ? » Ainsi, le premier pape, saint Pierre, était bel et bien tombé dans l’hérésie judaïsante.

Pierre Joly

Raté. Je ne suis pas monophysite non plus. Par contre, nier l’omniscience de Jésus reviendrait à nier sa nature divine. Vous devriez relire le Nouveau Testament… 

Jean 16 ; 29-30 : « Ses disciples lui dirent : Voilà que maintenant vous parlez ouvertement, et vous n'employez aucune parabole ; maintenant, nous voyons que vous savez toutes choses, et que vous n'avez pas besoin que l'on vous interroge ; en cela nous croyons que c'est de Dieu que vous êtes sorti. »

Jean 21 ; 17 : « Et il [Simon] lui répondit : "Seigneur, vous connaissez toutes choses, vous savez que je vous aime." » 

Quant à saint Pierre, il n’est pas tombé dans l’hérésie, puisque saint Paul ne l’a jamais anathématisé en l’accusant d’avoir prêché un autre Évangile (Galates 1 ; 9). Il lui reprochait simplement de s’être mal comporté en s’écartant de la table des gentils par peur de déplaire aux juifs (Galates 2 ; 12).

Henry de Lesquen

Errare humanum est, perseverare diabolicum. Eh oui ! Vous êtes bel et bien monophysite, quoi que vous en disiez, et sans même le savoir, puisqu’en prêtant une « omniscience » imaginaire à Jésus-Christ, Dieu incarné, dans sa mission terrestre, vous niez sa nature humaine, nécessairement limitée en tant que telle. La cohabitation de deux natures, l’une divine, l’autre humaine, dans une même Personne est un mystère insondable, mais il est certain pour un catholique, depuis le quatrième concile œcuménique, qui a condamné le monophysisme, et le sixième, qui a condamné le monothélisme, que Jésus avait une pleine nature humaine et qu’il avait une volonté et une intelligence humaines. Cela signifie en particulier qu’il ne pouvait être omniscient.

La thèse de l’omniscience que vous soutenez est parfaitement absurde. Si Jésus avait été omniscient, il aurait fait profiter assurément ses contemporains de sa science et il n’aurait pas fallu attendre des siècles pour découvrir les lois de la science moderne.

Elle est aussi incroyablement néfaste, sans que vous paraissiez vous en douter le moins du monde, car, si la divinité de Jésus impliquait nécessairement son omniscience, il faudrait alors en conclure qu’il n’était pas Dieu puisqu’il n’était certainement pas omniscient : il ne savait pas qu’Abraham était un personnage de légende ni que la terre tournait autour du soleil. Sans le vouloir, vous faites le lit de l’incrédulité.

À cet égard, l’interprétation littérale que vous faites des deux passages de l’Évangile de saint Jean que vous citez est absurde. D’abord, vous auriez dû remarquer que ce n’était pas Jésus qui parlait, mais les apôtres. Jésus n’a pas dit : « Je sais tout ». Ce sont ses apôtre qui lui ont prêté en apparence cette prétendue omniscience que vous invoquez. Jésus, dans sa nature humaine, n’était pas omniscient, mais c’était un génie, un « surdoué », comme dit Roland Hureaux, (saint Thomas d'Aquin parle de « la puissance extraordinaire de sa raison » : Somme théologique, III 12 1), et il avait une extraordinaire capacité de pénétration des âmes et des cœurs. C’est cela que signifie : « Seigneur, vous connaissez toutes choses. » Cette hyperbole n’impliquait pas que Jésus connût les lois de Kepler ou la théorie de la relativité.

Quant à saint Pierre, vous niez l’évidence, puisque saint Paul lui a dit : « Pourquoi obliges-tu les païens à judaïser ? » C’est la définition même de l’hérésie judaïsante. Le premier pape a été aussi le premier d’une kyrielle de papes hérétiques : Libère, Vigile, Honorius Ier, Jean XXII (qui s’est repenti, comme saint Pierre), sans oublier, plus récemment, Jean-Paul II et, évidemment, François. On peut même ajouter d'ores et déjà Léon XIV, qui a dit le Credo sans le Filioque et qui n'est pas revenu sur la bénédiction des couples homosexuels.

Pierre Joly

Donc, selon votre raisonnement, les apôtres étaient tous des hérétiques monophysites ? (puisqu’ils ont explicitement déclaré que le Christ savait toutes choses). 

D’ailleurs, si le Christ n’est pas omniscient, alors pourquoi se présente-t-il lui-même comme étant « celui qui sonde les reins et les cœurs » ? (Apocalypse 2 ; 23). 

De plus, pourquoi lors de son dialogue avec la femme samaritaine, Jésus a-t-il admis qu'il était le Messie qui fera connaître toutes choses ?

Jean 4 ; 25-26 : « La femme lui dit : "Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses." Jésus lui dit : "Je le suis, moi qui te parle." »

De surcroît, le Christ a même enseigné à ses disciples qu’il possède tout ce que Dieu le Père possède (y compris l’omniscience donc).

Jean 16 ; 15 : « Tout ce que le Père a est à moi ».

Par ailleurs, aucun concile œcuménique n’a condamné l’omniscience du Christ comme une hérésie. Et pour cause, puisque, selon l’enseignement du troisième concile de Constantinople, il n’y a strictement aucune opposition entre la volonté humaine du Christ et sa volonté divine (ce qui signifie qu'il ne possède pas deux volontés contraires, mais plutôt deux volontés en harmonie l’une avec l'autre).

Du reste, c’est vous qui faites le jeu de l’incrédulité en essayant de prouver que le Christ aurait cru en l’existence d’un personnage fictif (le faisant ainsi passer pour un idiot, et non pour un surdoué).

Votre théorie revient ni plus ni moins à prétendre que le Christ s’est trompé.

Pour rappel, le magistère de l’Église enseigne que les livres de l’Ancien Testament sont historiques et que celui qui rejette l’histoire biblique renie le Christ. 

Pie XI, Encyclique Mit Brennender Sorge (14 mars 1937) : « Les livres sacrés de l’Ancien Testament sont entièrement Parole de Dieu et forment une partie substantielle de Sa Révélation. En harmonie avec le développement graduel de la Révélation plane sur eux une lumière encore voilée, celle des temps qui ont préparé le plein jour de la Rédemption. Comme il ne saurait en être autrement dans des livres historiques et didactiques, ils reflètent, dans plus d’un détail, l’humaine imperfection, la faiblesse et le péché. À côté d’innombrables traits de grandeur et de noblesse, ils nous décrivent aussi le peuple choisi, porteur de la Révélation et de la Promesse, s’égarant sans cesse loin de son Dieu pour se tourner vers le monde. Pour les yeux qui ne sont pas aveuglés par le préjugé ou par la passion resplendit cependant d’autant plus lumineusement, dans cette humaine prévarication, telle que l’histoire biblique nous la rapporte, la lumière divine du plan sauveur qui triomphe finalement de toutes les fautes et de tous les péchés. C’est précisément sur ce fond souvent obscur que ressort dans de plus frappantes perspectives la pédagogie de salut de l’Éternel, tour à tour avertissant, admonestant, frappant, relevant et béatifiant ses élus. Seuls l’aveuglement et l’orgueil peuvent fermer les yeux devant les trésors d’enseignement sauveur que recèle l’Ancien Testament. Qui veut voir bannies de l’Église et de l’école l’histoire biblique et la sagesse des doctrines de l’Ancien Testament blasphème le Nom de Dieu, blasphème le plan de salut du Tout-Puissant, érige une pensée humaine étroite et limitée en juge des desseins divins sur l’histoire du monde. Il renie la foi au Christ véritable, tel qu’il est apparu dans la chair, au Christ qui a reçu son humaine nature d’un peuple qui devait le crucifier. Il demeure sans rien y comprendre devant le drame universel du Fils de Dieu, qui opposait au sacrilège de ses bourreaux la divine action sacerdotale de sa mort rédemptrice, donnant ainsi, dans la nouvelle alliance, son accomplissement, son terme et son couronnement à l’ancienne. »

Henry de Lesquen

Pitié ! Votre obscurantisme est à pleurer. Évidemment, les deux volontés du Christ étaient en parfaite harmonie. Et alors ? Cela ne donnait pas une connaissance infinie à son intelligence humaine.

J'ai répondu ci-dessus par avance à vos sophismes. Vous les ressassez, vous les répétez ad nauseam, sans jamais savoir répondre aux objections qu'on vous a faites.

Vous en ajoutez un de gros calibre. Le Magistère est infaillible en matière de foi et de morale. Il n'a rien à nous dire sur les questions historiques ou scientifiques. Vous croyez sans doute que le monde a été créé il y a six mille ans…

D'ailleurs, vous ne raisonnez pas, vous citez, et vous citez à tort et à travers, sans bien comprendre ce que vous citez. En outre, vous revêtez abusivement de l'autorité du Magistère le moindre propos que vous avez déniché dans un écrit pontifical, même quand il est aberrant.

L'ennui, c'est que ces sottises que vous propagez discréditent la religion.

Théophile

Il faudrait prêter, en bon chalcédonien, au Christ deux sciences/connaissances différentes : une humaine limité, et une divine universelle. 

De toute manière, bien que le Christ connût sûrement tout un tas de réalité historiques et scientifiques étrangères à ses contemporains, du fait de sa nature divine, il ne faut pas conclure qu'il aurait dû forcément les enseigner. D'un point de vue pastoral, mieux vaut s'inscrire dans la continuité des croyances du peuple juif, même si celles-ci étaient quelque peu mythologisées.

Le Christ n'avait pas uniquement une intelligence humaine et une volonté humaine, il avait deux intelligences, une humaine et une divine, et deux volontés, une humaine et une divine. 

Nier que le Christ soit omniscient en tant que Dieu, qu'il possède une intelligence et une volonté divine, serait une autre forme de monothélisme et monoénergisme, condamné à Constantinople III (sixième œcuménique, 681), mais celui-ci encore plus blasphématoire, car niant sa volonté divine et son intelligence divine !

Le Christ était véritablement omniscient, mais a visiblement choisi de ne pas partager toute sa science divine. 

D'ailleurs, au sens propre, ça n'aurait pas été mentir de faire comme s’il ne savait pas, puisqu'il ne savait effectivement pas selon sa connaissance humain. Voilà d'ailleurs une interprétation du « mensonge » à propos de la méconnaissance de la date du jour dernier qui satisfera ici nos amis : certes il était vrai que le Christ connaissait le jour et l'heure, mais il était aussi vrai, selon sa connaissance humaine, qu'il ne la connaissait pas. Selon son besoin pastoral, le Christ a décidé de parler de sa connaissance humaine pour insister sur le fait que les hommes ne devraient pas chercher à connaître le jour et l'heure, car même lui ne connaissait pas cela en tant qu'homme, mais uniquement en tant que Dieu.

Je ne crois pas que le Christ fût géocentriste, d'ailleurs le géocentrisme n'est pas faux à proprement parler, c'est une question de référentiel. Dans la vie courante, le soleil bouge effectivement dans le ciel et il n'est pas scandaleux d'en parler comme s’il tournait effectivement autour de la terre, puisque c'est ce qui est visible et ce que les gens comprennent pour leur parler du temps de la journée.

La théologie du sixième concile œcuménique n'implique pas par ailleurs que les volontés divine et humaine du Christ soient toujours d'accord : il peut vouloir deux choses différentes tant qu'il veut deux biens. C'est notoirement la façon dont saint Maxime le Confesseur (qui est le saint Père de l’Église dont la théologie est défendu à Constantinople III) parle de l'épisode de Gethsémani. La volonté humaine du Christ veut vivre plutôt que mourir, celle divine veut mourir pour accomplir l'économe divine du Salut. Initialement la volonté humaine du Christ n'est pas la même que sa volonté divine, mais elle finit par s'aligner (non pas ma volonté (humaine), mais ta volonté(divine)).

Même si on prend un point de vue conservateur qui admet dans la Bible comme historique tout ce qui est au moins possible/vraisemblable, on tombe sur quelques os. Par exemple, des contradictions entre les chroniques et d'autres livres sur la successions des rois ou des nombres de personnes mortes dans certaines batailles. D'autres livres de la Bible qui se présentent comme historiques appartiennent clairement aux genre du conte édifiant et se placent dans un contexte très anachronique (par exemple, le livre de Daniel, on l'on voit bien que ce n'est pas du tout babylonien).

Sur la question lire :

François-Marie Lethel : Théologie de l'agonie du Christ

Joseph Farell : Free Choice in Maximus (en anglais)

Jean-Claude Larchet : Saint Maxime le Confesseur (580-662)

Henry de Lesquen

Encore un monophysite qui s'ignore ! Si vous prêtez à Jésus, en raison de sa nature divine, une science infinie, vous niez sa nature humaine, nécessairement limitée.

Et il est blasphématoire d'accuser Jésus-Christ d'avoir menti. Il a seulement adapté son discours à la capacité de compréhension de ses auditeurs.

Théophile

Le Christ a deux sciences/intelligences. Il possède les énergies/attributs/actions humains et ceux divins. De même, il a deux volontés, par exemple. C'est Constantinople III (681) de nouveau.

Je suis d'accord, il faut dire « adapter son discours à la capacité de compréhension de ses auditeurs » plutôt que « mentir », mais de fait il n'a pas dit toute la vérité à certains sujets.

Henry de Lesquen

J'ai déjà employé la formule : …perseverare diabolicum. Si vous vous obstinez à prêter une omniscience à Jésus (en invoquant fallacieusement la condamnation du monothélisme !), vous êtes objectivement monophysite en niant la nature humaine du Christ, nécessairement limitée.


Réponse aux calomnies de Pierre Joly (suite de la discussion précédente)

Henry de Lesquen

J’ai mis fin à la discussion que nous avions eue avec Pierre Joly du 12 au 15 décembre 2025 sur notre canal de Telegram au sujet de la prétendue omniscience de Jésus parce que mon interlocuteur ne faisait plus que radoter, mais je dois réagir à un article calomnieux de celui-ci, intitulé « Pour en finir avec le lesquenisme » et publié le 24 septembre 2025 sur un site sédévacantiste. Il serait oiseux de répondre en détail à ses élucubrations, mais je tiens à rétablir la vérité pour réfuter ses calomnies.

1. Non, je n’ai jamais excommunié les sédévacantistes ! Tout au contraire, je rends hommage à l’ardeur de leur foi et je les félicite de dénoncer les hérésies de certains papes récents, sans en conclure pour ma part qu'un pape hérétique ne puisse pas être vraiment pape. Cela dit, il est de fait qu’ils sont objectivement schismatiques puisqu’ils ne reconnaissent pas le pape. Ils ont à cet égard les plus grandes circonstances atténuantes, tant l’hérésie qui se déploie sur le trône de saint Pierre est scandaleuse. Donc, en dépit de ce schisme apparent, on peut considérer qu’ils demeurent spirituellement fidèles à l’Église.

Si je suis persuadé que les sédévacantistes sont en général tout à fait orthodoxes en matière de foi et de morale, et qu’ils sont même à cet égard un modèle pour tous les catholiques, force est d’admettre qu’il y a des exceptions : comme je l’ai démontré, Pierre Joly lui-même est un monophysite qui s’ignore, donc un hérétique. Il était le dernier à pouvoir me faire la leçon.

2. Non, je ne suis pas marcionite ! Il est impossible de rejeter l'Ancien Testament puisqu’il y a des centaines de références à celui-ci dans le Nouveau Testament. Pour autant, je rappelle les paroles de l’apôtre saint Paul dans la seconde épître aux Corinthiens, au chapitre III, qui qualifie l’Ancienne Alliance ou l’Ancien Testament, les deux mots étant ici équivalents, de « ministère de la lettre », de « ministère de la mort » et de « ministère de la condamnation ». La Nouvelle Alliance a remplacé l’Ancienne. Il est de fait que l’Ancien Testament est truffé d’horreurs. Il est donc fortement conseillé de ne pas en faire une lecture littérale.

3. Non, je ne crois pas que toutes les religions se valent ! Je proclame au contraire que seule la sainte Église catholique, apostolique et romaine détient toute la vérité en matière de foi et de morale, et je réprouve le relativisme qui a suivi le concile Vatican II (1965), sous le nom d’œcuménisme et de dialogue des religions, erreurs qui relèvent de cet « indifférentisme » dénoncé par Grégoire XVI. Pour autant, il peut y avoir dans les trois autres grandes religions de l’humanité, à savoir l’hindouisme, le bouddhisme et l’islamisme, une part de vérité. Elles sont susceptibles d’aider leurs adeptes à obtenir le salut s’ils n’ont pas eu connaissance du Christ et qu’ils ne l’ont pas rejeté.

4. Non, je ne suis pas partisan de l’esclavage ! Étant ardemment attaché à la liberté individuelle, je suis évidemment opposé à l’esclavage. Cependant, j’ai une qualité qui manque cruellement à mon contradicteur : l’objectivité. Je suis donc bien obligé de constater que l’abolition de l’esclavage a représenté un coût économique et qu’elle n’a été envisageable qu’à un degré avancé de développement. Il est de fait que le Christ n’a pas eu un mot pour dénoncer l’esclavage ni pour demander son abolition. Quant à lui, l’apôtre saint Paul a prescrit aux esclaves d’obéir à leurs maîtres. « Esclaves, obéissez à vos maîtres selon la chair avec crainte et tremblement, dans la simplicité de votre cœur, comme au Christ… » (Ephésiens, VI 5). « Esclaves, obéissez en toutes choses à vos maîtres selon la chair… » (Colossiens, III 22). Voir aussi I Timothée, VI 1-2 et Tite, II 9-10.

L’Église ne s’est pas opposée à la traite des nègres et n’a pas condamné l’esclavage avant le XIXe siècle. Lorsque Léon XIII a invoqué de lointains prédécesseurs pour prononcer une condamnation intemporelle de cette institution, le moins que l’on puisse dire, pour rester poli, est qu’il a pris des arrangements avec la vérité historique, car ceux-ci ont tout au plus demandé que l’on traitât les esclaves avec humanité, et c’est comme si ce pape avait fait la leçon à saint Paul et au Christ lui-même…

Pierre Joly ne raisonne pas, il cite, il multiplie les citations à tort et à travers sans toujours bien les comprendre. Ainsi, pour soutenir que saint Paul était contre l’esclavage, il croit intelligent de reproduire ce verset : « Maîtres, rendez à vos serviteurs ce qui est juste et équitable, sachant que vous aussi vous avez un maître dans le ciel. » (Colossiens, IV 1). Joly ignore apparemment qu’un « maître » n’est pas un employeur et surtout que la traduction du grec ou de l’hébreu qui donne « serviteur » est, ici comme ailleurs, un euphémisme pour « esclave », « doulos » en grec. La bonne traduction est donc : « Maîtres, rendez à vos esclaves [doulois] ce qui est juste et équitable, sachant que vous aussi vous avez un Maître dans le ciel. » Pierre Joly nous fait découvrir le degré zéro de l’exégèse, ne sachant même pas qu’il vaut mieux se reporter au texte original quand on veut faire la leçon…

Pierre Joly est comme un joueur de balle au pied qui marque contre son camp. Pour soutenir que l’Église aurait toujours condamné l’esclavage, thèse absurde comme nous venons de le voir, il reproduit un long passage de saint Augustin qui a justement pour objet de justifier cette institution…

5. Non, je ne soutiens pas un droit inconditionnel au blasphème ! Dans une société idéale, qui serait purement catholique, l’hérésie n’aurait pas sa place puisqu’elle conduit les âmes à la perdition et le blasphème devrait être puni. Il va de soi que le blasphème qui offense la religion catholique est un péché grave. Mais on ne doit pas confondre la morale et le droit. En politique, il y a lieu d’appliquer le principe du moindre mal. Par conséquent, dans la société actuelle, qui n’a plus d’unité religieuse, il faut admettre la liberté d’opinion et le droit pour un individu de critiquer notre religion, aussi détestable que cela soit. En fait, le blasphème ne peut pas être une catégorie juridique dans une société laïque. Il peut seulement être poursuivi en justice au titre de l’outrage aux bonnes mœurs.

6. Non, je ne soutiens pas l’hérésie calviniste ! Le Français Jean Calvin était un abominable hérésiarque. Je n’ai évidemment jamais dit le contraire. Il n’empêche que c’était aussi un grand homme. Remarquable écrivain, il a été l’un des fondateurs de notre langue classique. Puissant penseur, il a exercé une immense influence dans le monde. Cela n’excuse en rien son hérésie, mais ce sont des faits qu’il faut avoir l’honnêteté de reconnaître.

La comparaison que fait Pierre Joly in fine entre moi, qu’il accable, et Soral, qu’il épargne, est aussi absurde que ridicule, sachant que ce dernier est à la fois marxiste et islamo-servile. Il faut être le dernier des imbéciles pour diriger ses flèches contre quelqu’un que l’on devrait tenir pour un ami, en dépit des différences, plutôt que contre un ennemi avéré de la civilisation chrétienne.

Hugo

Sur l'esclavage traité par saint Paul n’y a-t-il pas aussi une appréciation faussée du fait que la notion d’esclave sous Rome n’était pas la même que celle de notre histoire plus récente ? L’esclave n’était pas avec une chaîne et un boulet et pouvait être mieux loti que des non-esclaves, paraît-il, non ?

Maurice Seclin

Non. À l'époque du Christ, les esclaves sont des biens meubles dans l'Empire. Certains ont plus de valeurs que d'autres et sont mieux traités, et les maîtres n'ont pas tous le même caractère. Mais légalement l'esclave n'a pas plus de droits que les nègres que nous avons envoyés aux Antilles.

Tito Toti

Ils en avaient même moins puisque les esclaves des Antilles avaient le code noir.


Droite-Gauche : un clivage dépassé ?, Éditions CDH, 1998

Chapitre 17, « La République : une valeur de droite », par Ivan Blot.

La devise de la IIIe République, du moins pendant la période où elle fonctionnait bien, c’est-à-dire jusqu’à la guerre de 1914-1918, aurait pu être : liberté, mérite, nation, c’est-à-dire l’inverse des principes de la République actuelle, qui seraient plutôt étatisme, égalitarisme et cosmopolitisme. La IIIe République était libérale, et le prélèvement fiscal était faible à l’époque. De plus, elle n’était pas égalitaire, mais, au contraire, elle encourageait publiquement le mérite à tous les niveaux. Il y avait alors le culte de l’émulation à l’école, les classements, les prix d’excellence. On attachait une très grande importance à recevoir une décoration de l’État. Enfin, la IIIe République était nationaliste. La ferveur patriotique parcourait l’ensemble du corps social, et c’est ce qui a permis à la France de soutenir un effort héroïque et de vaincre l’ennemi, lors de la Première guerre mondiale. Aujourd’hui, la IIIe République apparaît comme pétrie de valeurs de droite.

Il y avait bien sûr une gauche et une droite, sous la IIIe République, mais la gauche radicale était surtout anticléricale, et la droite, par opposition, plutôt catholique, et, mis à part la querelle religieuse, tout le monde acceptait la trilogie liberté, mérite, nation. Les valeurs de la civilisation classique faisaient l’objet d’un consensus, parce que toutes les élites avaient été formées au grec et au latin, dans l’esprit de la philosophie classique. Ce consensus n’existe plus, par suite de l’influence considérable qu’a eue le marxisme, qui a brisé le cadre de la culture classique afin de nous couper du passé. Si les dirigeants de la IIIe République, comme Jules Ferry et Georges Clemenceau, par exemple, revivaient aujourd’hui, ils seraient indiscutablement classés à l’extrême droite et leurs discours tomberaient sous le coup de la loi Pleven. Pourtant, Ferry ou Clemenceau se voulaient de gauche, parce qu’ils s’opposaient à la conception cléricale et à la tradition monarchiste, qui étaient encore très fortes.

En conclusion, peut-on dire, comme le suggérait le sujet au départ, que la République est une valeur de droite ? Face aux déformations que la gauche a apportées au modèle républicain, il apparaît que notre mission est peut-être de conduire le pays vers un retour à la pensée classique en la matière, que l’on pourrait appeler un classicisme républicain. Le premier classicisme est celui de la Grèce, au Ve siècle avant notre ère. Le deuxième est celui de Rome à son apogée, à l’époque d’Auguste, à la charnière de la République et de l’Empire. Et puis il y a eu ce que l’on pourrait appeler un « classicisme médiéval », qui est celui du XIIIe siècle, l’âge des cathédrales et des universités. Le quatrième classicisme est celui du XVIIe siècle, le siècle de Louis XIV. Ce dont nous avons besoin aujourd’hui est l’apparition d’un cinquième classicisme, qui pourrait s’épanouir dans le cadre des institutions républicaines.

Les valeurs du classicisme sont considérées par la gauche comme des valeurs de droite. Dans le cadre de la pensée classique, la République est fondée sur les valeurs de l’excellence, du mérite personnel, de la bienveillance hiérarchisée, et cette République peut être considérée indiscutablement comme une notion « de droite ». Mais ce n’est pas du tout les valeurs qui sont défendues aujourd’hui par la fausse droite. D’où un reclassement politique général qui est probablement nécessaire et auquel nous devons nous employer. Mais, comme disait Kipling, cela est une autre histoire.

Canaan

Ferry serait sans doute classé à l’extrême droite de l’échiquier pour sa thèse de devoir de civilisation des races inférieures. Ce n’est pas le cas pour Clemenceau, son plus farouche opposant.

Henry de Lesquen

C'est vrai. Blot a eu tort pour Clemenceau.

Joël Pinard

La République issue de la Révolution française est « d’inspiration » juive et franc-maçonne et les valeurs de la IIIe étaient une dérive inadmissible , d’où le recadrage qui s’ensuivit et la IVe et la Ve qui favorisèrent la colonisation sioniste…

Henry de Lesquen

C'est stupide. Les Juifs ne sont pour rien dans la révolution de 1789 et celle-ci a abouti à la tyrannie jacobine, qui était le contraire d'une république authentique, vouée au bien commun. La IIIrépublique a été fondée sur l'écrasement salutaire de l'infâme Commune de Paris par le grand Adolphe (Thiers), donc sur une contre-révolution. Lisez sur lesquen.fr l'article « Les valeurs républicaines contre le cosmopolitisme ». Vous verrez que les francs-maçons Jules Ferry et Paul Doumer ont soutenu de belles idées.

Tito Toti

Une fois la grande guerre passée, la république sombra dans le gauchisme jusqu’à la défaite de 1940. On devrait méditer là-dessus. Sans un objectif transcendant la nation, la France sombre dans le socialisme.

Les insurgés parisiens ne méritaient pas un tel traitement, car ils n’étaient nullement responsables de la défaite contrairement à la classe dirigeante. Je recommande l’étude du siège de Paris ou l’on découvre l’impuissance de Trochu face aux pitreries de Victor Hugo (le BHL de l’époque), la morgue de Gambetta et le carnaval des différentes sectes de gauche qui se piquaient de science militaire.

Une déportation en masse en Algérie où ils auraient pu discuter communisme avec les tribus berbères auraient été plus efficace que la triste vengeance bourgeoise.

Henry de Lesquen

Vengeance bourgeoise ? Vous parlez comme un marxiste. La répression de l'infâme Commune de Paris a été un acte de salut public. Il revenait aux honnêtes gens d'écraser sans faiblir la populace révolutionnaire et meurtrière.

Tito Toti

Le marxisme est un mensonge puisqu’il explique que c’est la matière qui détermine l’idée. 

Écraser est une chose, réprimer en est une autre. La répression ne fut qu’une manière bien commode de masquer la responsabilité de la classe dirigeante dans la débâcle. Qu’un Gambetta ou un Bazaine n’eussent pas été fusillés confirme ce que j’affirme. Louis XV eut moins de pudeur à l’égard d’un Lally-Tollendal.

Henry de Lesquen

Non. La répression de l'infâme Commune de Paris fut une réponse légitime aux horreurs de la populace révolutionnaire et aux dangers qu'elle représentait pour la nation. Aucun rapport avec une fumeuse volonté de camoufler la responsabilité d'une classe dirigeante, analyse crypto-marxiste. En réalité, le seul responsable de la guerre et donc de la défaite fut le calamiteux Napoléon III.


Avons-nous à défendre l’Europe ?

Henry de Lesquen

La perte du sentiment national nous met en danger. Nous n'avons pas à « défendre l'Europe », nous avons seulement à défendre la France. Nous ne devions pas mourir pour Dantzig, nous ne devrons pas mourir pour Suwalki. Pas davantage pour Vilnius, Riga ou Tallin.

La France doit quitter et l'OTAN et l'union européenne, qui la mettent en danger en cherchant à l'entraîner dans des guerres qui ne sont pas les siennes et qui pourraient aboutir à une dramatique escalade avec la Russie, première puissance nucléaire au monde. Elle doit rapatrier le contingent qu'elle a stupidement envoyé en Estonie, en toute irresponsabilité.

Luc

Certes. Mais il me semble que vous aviez déclaré, lors d'une précédente Foire aux Questions, que l'on devrait défendre la Pologne dans le cas où Vladimir Poutine l'attaquerait. Et vous ajoutiez qu'il ne le ferait évidemment pas. 

Dans ce cas, je ne vois pas bien ce qui différencie Varsovie de Suwalki.

Henry de Lesquen

Oui, dans l'hypothèse imaginaire où la Russie envahirait la Pologne, la France, en accord avec l'Allemagne, devrait lui porter secours, mais il devrait en aller différemment si la revendication de la Russie portait seulement sur l'obtention d'un passage à travers le « corridor » de Suwalki.


Génétique des populations

Théophile

Contrairement aux classification plus larges entre caucasoïdes, congoïdes, etc., la classification phénotypique en sous-races des Européens selon le modèle classique nordique/alpine/méditerranéenne (qui était principalement fondée sur la craniométrie) a été plus réfutée que confirmée par les études génétiques récentes. La seule distinction qui conserve une certaine pertinence (outre divers gradients diffus et minorités marginales, je n'entrerai pas dans les détails), est la distinction entre les « caucasoïdes du nord-ouest » (il faut éviter de dire le mot en Eu- ici), ceux de l'extrême sud (midi italien, Grèce) et ceux du reste de l'espace géographique au nom interdit qui va de la Volga à l'Atlantique. 

Donc cette classification est largement périmée. Mais, d'expérience, il y a effectivement des Bretons qui sont plutôt noiraud, d'autres plutôt blonds. Un ami bretonnant m'avait même parlé précisément pour chaque coin de le Bretagne d'un phénotype particulier. Je n'ai pas été très convaincu. On retrouve, je crois, de mon expérience en tout cas, partout en Bretagne la même diversité phénotypique (plutôt « claire » tout de même) que dans le reste du nord de la France et des îles britanniques, avec des cheveux du brun au blond en passant par le roux, des yeux du marron foncé au bleu en passant par le vert, des tailles et formes du visage et du corps diverses… bref, diverses déclinaisons.

D'ailleurs, les Occidentaux, a fortiori français, allemands et britanniques, sont parmi les peuples qui ont, je trouve, la plus grand diversité d'apparence phénotypique.

Henry de Lesquen

Pitié ! Il est idiot de dire que les sous-races seraient « phénotypiques » alors qu’elles sont génotypiques par définition et qu’en outre, avant les analyses génétiques modernes, le phénotype permettait de remonter au génotype en dépit des variations qui pouvaient résulter de l’environnement. Il est idiot de réduire les analyses des raciologues qui ont précédé l’ère de la génétique à la « craniométrie », à la forme du crâne et à l’indice céphalique, argument éculé des fanatiques de l’antiracisme. Ce sont des indices parmi de nombreux autres de la diversité raciale ou sous-raciale et on ne voit évidemment pas pourquoi il faudrait s’abstenir de mesurer notamment le crâne.

En fait, vous reprenez les analyses tendancieuses et fallacieuses des généticiens lyssenkistes, qui sont hélas la grande majorité des généticiens actuels. Leur idéologie antiraciste les conduit à nier non seulement l’existence des races, mais aussi celle des sous-races, avec les mêmes arguments. Sauf que c’est évidemment plus facile pour les sous-races puisque les différences sont moins grandes au sein d’une même race et que les mélanges entre les sous-races sont considérables. Il suffit donc de négliger les petites portions d’ADN qui caractérisent races ou sous-races et d’exploiter la grande variété du reste du génome pour conclure que la taxinomie est impossible. C’est un sophisme.

Théophile

Je serais très heureux, si vous pouvez m'en indiquer, de lire une étude génétique qui diviserait effectivement les caucasoïdes « européens » en trois sous-races qui correspondent à celles des anthropologues du XIXe et du XXe siècles. Je n'en ai jusqu'ici jamais vu. Sans cela, je conclurai que la science moderne ne confirme pas cette classification ancienne.

La raciologie en général ne s'intéressait pas uniquement à la forme des crânes, bien sûr. Mais pour la classification en sous-races des caucasoïdes, manifestement, c'était le critère le plus important, en tout cas pour distinguer les nordiques (dolichocéphales) des alpins (brachycéphales), critère dont la centralité est quelque peu mise à mal par les études génétiques, qui par nature prennent en compte tout le génome plutôt que quelques traits. Évidemment, la forme des crânes reste un des critères pertinent de l'étude des phénotypes et il n'y a pas de raison de voir péjorativement son étude. Du reste, on sait que le volume crânien et le QI sont assez fortement corrélé, donc c'est en outre une donnée assez pertinente pour diverses analyses adjacentes au QI (qui est une des mesures les plus pertinentes des sciences anthropologiques).,

Les généticiens ne me semblent pas lyssenkiste (outre le côté comique du terme : Lyssenko est connu pour avoir nié toute génétique). La plupart des généticiens semblent des scientifiques honnêtes, même s'ils pêchent souvent, pour des raisons politiques, par euphémisme (évitant d'utiliser le mot race), leurs données étendent toujours plus notre connaissance de la biodiversité humaine. 

Du reste, les généticiens divisent volontiers la population caucasoïde ou ouest-eurasienne en sous-races ou sous-groupes, mais pas selon la classification classique (nordique, alpin, méditerranéen), ni même selon une classification qui reviendrait au même, mais sous un autre nom.

Pierre de Tiremont

Les populations indo-européenne, anatolienne et de chasseurs-cueilleurs semblent recouper en partie les trois sous-races nordique, méditerranéenne et alpine.

Théophile

Euh non, pas vraiment ! Ce n'est pas parce qu’il y en a trois que ça correspond. Admettons que les fermiers anatoliens soient des méditerranéens (après tout, les Sardes en sont des quasiment purs). Pour les chasseurs ouest-européens et les Yamnaya-IE, lesquels sont les alpins et lesquels les nordiques ?

Henry de Lesquen

La réponse est évidente. Le sang nordique vient des Aryas. Le sang alpin, des chasseurs ouest-européens.

Vous êtes désespérant… Les types physiques qui définissent les sous-races de la race caucasoïde, laquelle n’a rien de particulièrement « européenne », sont, comme pour toutes les autres races, un fait d’observation élémentaire que les raciologues, autrement dit les anthropologues spécialistes de l’étude des races humaines, ont fort bien caractérisé. La génétique est au service de l’anthropologie. Les généticiens devraient donc analyser les différences génétiques entre ces types sous-raciaux et, s’ils ne l’ont pas encore fait, comme vous le soutenez, c’est très dommage.

Il faut bien comprendre que les généticiens sont comme les étruscologues qui, connaissant l’alphabet étrusque, n’ont aucun mal à lire les textes écrits en étrusque, mais qui, pour autant, n’y comprennent rien, étant incapables de les déchiffrer. De même, les généticiens savent lire les trois milliards de paires de bases de l’ADN humain, tout en étant incapables la plupart du temps de comprendre son fonctionnement, infiniment complexe. Ainsi, et compte tenu du mélange intime entre les sous-races, il est bien difficile de retrouver par une étude statistique réalisée à l’aveugle la typologie des sous-races. Cela ne prouve rien, si ce n’est l’insuffisance des études génétiques à l’heure actuelle.

Bien sûr, l’idéologie s’en mêle. Lyssenko est le paradigme de la fausse science marquée par l’idéologie, aussi n’y a-t-il aucune contradiction à ce que le « prix Lyssenko » ait pu être attribué à des généticiens comme Albert Jacquard ou André Langaney, qui niaient les races humaines. Depuis la seconde guerre mondiale, la raciologie est stupidement assimilée au « nazisme », en sorte que la plupart des scientifiques ne veulent pas ou n’osent pas étudier sérieusement la question. La véritable science devrait rester parfaitement objective en ignorant absolument les présupposés tendancieux inspirés par l’idéologie.

Ne tombez pas dans le panneau du réductionnisme et du lyssenkisme.

Théophile

Pourquoi alors les Scandinaves ont-ils beaucoup de sang chasseur ouest-européens (jusqu'à conserver l'haplogroupe I !), et les Français, Suisses, etc. peu ?

Henry de Lesquen

Les Français et les Norvégiens ont la même proportion de sang des chasseurs ouest-européens : environ 15%.


Proscription de Xavier Moreau

JD

Notre ami Xavier Moreau vient d’être « sanctionné » par l’UE, qui a ajouté son nom à sa liste noire. 

Europa delenda est !

Concrètement, sauf erreur, ses comptes sur les réseaux sociaux seront inaccessibles depuis l’UE ; il ne pourra plus voyager dans l’UE ni faire des affaires avec des personnes ou entreprises européennes et ses avoirs dans l’UE seront gelés. 

J’ignore quels seraient les risques pour Radio Athéna si elle le réinvitait.

Henry de Lesquen

C'est une honte. Nous subissons ad nauseam la propagande ukrainienne, mais on n'a pas le droit d'être pro-russe ! À bas la tyrannie !


Varia

Menu du « dîner catholique »

Apéritif : champagne de Saint-Gall ;

Entrée : noix de Saint-Jacques ;

Plat : filets de saint-pierre ;

Fromages : saint-félicien, saint-marcellin, saint-nectaire ;

Arrosé de vin saint-joseph ;

Dessert : saint-honoré ;

Eau : Saint-Yorre ;F

aux beurre : Saint-Hubert ;

Après dîner : rhum Santa Teresa.

Steeve Trucker

La plupart des péchés capitaux sont au moins compréhensibles par le plaisir qu'ils procurent à court terme mais l'envie n'apporte rien. On peut imaginer que ce soit plaisant de voir les personnes qu'on jalouse rendre gorge, mais l'expérience montre que non : il y a sans cesse de nouvelles personnes à envier ! L'envie est un puits sans fond d'où rien de bon ne peut sortir et aucune politique n'y mettra jamais fin.

L'envie étant en définitive le vrai moteur de la gauche, tout compromis partageux façon RN est une faute logique et morale.


 
 
 

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