top of page

Iran : bilan d’une guerre injuste et criminelle… ou la toute-puissance d’Ahura Mazda

  • Photo du rédacteur: Henry de Lesquen
    Henry de Lesquen
  • il y a 9 minutes
  • 23 min de lecture

1. Les quatorze articles de la victoire iranienne

Dans le style élégant qu’on lui connaît, Donald Trump, président des États-Unis d’Amérique, a déclaré, à l’issue de la réunion du G7 qui s’était tenue à Évian du 15 au 17 juin 2026 et qui s’est achevée par un dîner d’État au château de Versailles : « Versailles, ce n’est pas du plaqué or, c’est de l’or massif ! » Et c’est là qu’il a signé le protocole d’accord en quatorze articles entre son pays et la République islamique d’Iran qui a mis fin aux hostilités en attendant le traité de paix définitif. Trump n’a pas choisi Versailles seulement pour la splendeur du château du Roi-Soleil, mais aussi et surtout parce que c’était le lieu emblématique où avaient été signés deux glorieux traités : celui de 1783 par lequel le Royaume-Uni a reconnu l’indépendance des États-Unis d’Amérique et celui de 1919 qui a conclu la victoire des Alliés à l’issue de la première guerre mondiale. Il est fort possible que les Américains s’y laissent prendre, en tout cas les électeurs du président républicain, mais la vérité oblige à dire que Trump a signé ce qui ne peut guère s’analyser que comme une défaite en rase campagne.

En vertu de l’article 5, les États-Unis ont obtenu la réouverture du détroit d’Ormuz… qui était libre à la navigation avant le début de la guerre le 28 février 2026. Et il sera désormais sous la coupe de l’Iran, en coopération avec le sultanat d’Oman, qui en occupe la côte sud. Ils percevront un péage qui sera pudiquement maquillé en frais de contrôle et de sécurité.

De leur côté, les États-Unis s'engagent à lever le blocus naval des ports iraniens (article 4).

L’Iran s’engage à ne pas se doter de l’arme nucléaire (article 8), mais ce point en effet essentiel était déjà acquis avant la guerre. Le pays avait signé le traité de non-prolifération du temps du chah et ne l’avait jamais dénoncé. Mieux, le guide suprême, l’ayatollah Ali Khameneï, celui qui a été assassiné le 28 février 2026, avait pris une fatwa qui condamnait l’arme nucléaire. L’Iran accepte le contrôle de l’AIEA (agence internationale de l’énergie atomique), mais elle y avait déjà consenti dans le JPoA (Joint comprehensive plan of action, « plan d’action global commun ») signé en 2015 du temps du président Barack Obama et que Trump a cru intelligent de dénoncer en 2018 au cours de son premier mandat.

De surcroît, le protocole d’accord ne dit rien du programme balistique iranien ni des organisations affiliées, les « mandataires » ou, en anglais, « proxies » de l’Iran, à savoir le Hezbollah au Liban et les milices chiites irakiennes inféodées à Téhéran, non plus que du Hamas palestinien (sunnite) et des Houthis yéménites (chiites zaïdites). Ces sujets étaient pourtant jugés essentiels par les diplomaties américaine et israélienne.

En un mot comme en cent, les Américains n’ont rien obtenu. Ils avaient fait la guerre pour renverser le régime, mais ils reconnaissent désormais sa légitimité en signant un accord avec lui et il est écrit noir sur blanc à l’article 2 : « Les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran s’engagent à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de chacun, et à s’abstenir de toute ingérence dans leurs affaires intérieures respectives. » (Traduction du quotidien La Croix) Cette formule poliment réciproque n’engage guère l’Iran, qui n’a ni l’envie ni les moyens d’intervenir dans les affaires intérieures des États-Unis. En revanche, elle disqualifie rétrospectivement les prétentions américaines de se porter au secours d’une population tenue pour opprimée afin de renverser le régime. La non-ingérence est un principe de sagesse et de paix, et il est bien dommage que l’impérialisme yanqui en fasse si peu de cas.

Quand nous avons lu l’article 6, nous n’en avons pas cru nos yeux. C’est quasiment un aveu de culpabilité de la part des Américains, qui s’engagent à financer, ou à faire financer par leurs protectorats arabes, la reconstruction de l’Iran, ravagé par les bombardements américains et israéliens : « Les États-Unis d’Amérique s’engagent, avec leurs partenaires régionaux, à élaborer un plan définitif et convenu d’un commun accord, d’un montant d’au moins 300 milliards de dollars américains, pour la reconstruction et le développement économique de la République islamique d’Iran. » Les « partenaires régionaux » des États-Unis n’ont nullement été consultés, mais on leur demande de mettre la main à la poche.

Les États-Unis s’engagent en outre à lever toutes les sanctions, au moins après l’accord définitif (article 7) et à rendre « pleinement disponibles » les fonds iraniens gelés. L’Iran n’en avait pas obtenu autant du président Barack Obama lors de la signature du traité JPOA en 2015. Pour faire passer la pilule, le vice-président américain J.D. Vance, chargé des pourparlers en vue d’un accord définitif, a affirmé que les fonds iraniens ainsi « dégelés » seraient fléchés et serviraient à acheter des céréales et du soja aux États-Unis, ce qui ferait gagner de l’argent aux agriculteurs américains tout en nourrissant la population iranienne.

Pour l’Iran, donc, la victoire est totale, au moins à ce stade. On ne voit pas ce qu’ils auraient pu obtenir de plus. Certes, ce n’est pas encore un traité définitif, mais le protocole d’accord est suffisamment précis et contraignant pour ne plus laisser maintenant aux négociateurs que le soin de trouver les précisions techniques. En particulier, les États-Unis se sont engagés à ne pas reprendre leur agression. C’est l’objet de l’article premier : « Les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran, ainsi que leurs alliés dans la guerre actuelle, en signant le présent protocole d’accord, ont déclaré la cessation immédiate et définitive des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, et s’engagent dès à présent à ne pas déclencher de guerre ni mener d’opération militaire l’un contre l’autre, à s’abstenir de toute menace ou recours à la force l’un contre l’autre, et à garantir l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban. L’accord définitif confirmera la cessation définitive de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. » Là encore, les Américains s’engagent pour un tiers qui n’a pas participé aux négociations et qui n’est pas signataire de l’accord, en l’occurrence l’État d’Israël. Nul doute que la milice chiite libanaise du Hezbollah, inféodée à l’Iran, se pliera à ses ordres, mais Israël risque d’être plus récalcitrant, étant donné que « l’intégrité territoriale du Liban » implique que l’armée de l’État juif se retire du sud de ce pays. Voilà pourquoi J.D. Vance a été obligé de rappeler à l’ordre l’État juif, le 18 juin 2026, en soulignant que les deux tiers des armes défensives d’Israël étaient fournies par les États-Unis et financées par le contribuable américain. C’est sans doute par pudeur qu’il n’a mentionné que les armes défensives, car on peut parier que la proportion est du même ordre pour les armes offensives.

Cet engagement réciproque entre les États-Unis et l’Iran n’a pas empêché quelques escarmouches après que les Iraniens eurent tiré sur un bateau qui traversait le détroit sans respecter leurs consignes. Contrairement aux allégations américaines, il n’y avait pourtant pas là vraiment de violation du cessez-le-feu puisque le navire en question n’était pas américain.


2. Renforcement d’un régime qu’on voulait abattre

Si l’on en croyait la propagande obsédante des media occidentaux, qui ne faisaient que relayer les éléments de langage dictés par l’État juif et par les organisations juives, la République islamique d’Iran était un régime « totalitaire » honni par sa population, à bout de souffle, qui devait s’écrouler après la pichenette qu’allait représenter l’élimination du guide suprême.

Rien n’est plus faux. Si l’Iran avait été un pays « totalitaire » à l’instar de la Corée du nord, c’est-à-dire collectiviste et tyrannique, jamais Israël et les États-Unis n’auraient pu recruter des milliers d’espions ou d’agents d’influence qui leur ont permis de connaître, en 2026, comme en 2025 lors de la guerre de douze jours (du 13 au 24 juin 2025), les lieux et les heures précises où allaient se trouver les dirigeants iraniens à éliminer. On peut parier que le régime iranien a désormais pris les mesures qui s’imposaient, qu’il a fait la chasse aux espions et que celle-ci, qui avait commencé après le 24 juin 2025, n’a pu que s’intensifier après le 28 février 2026 et l’assassinat du guide suprême. La purge est en cours et devrait désormais priver Israéliens et Américains des informations nécessaires, si jamais ils avaient l’intention de reprendre une campagne d’assassinats.

Les media occidentaux faisaient grand cas de la division au sein du régime entre les durs et les modérés. C’est le poids de ces derniers, dont le président actuel était réputé faire partie, qui explique que la société iranienne ait été à ce point poreuse aux agents de l’ennemi. Ils se sont disqualifiés eu égard aux conséquence dramatiques pour le pays de cette modération face à des ennemis acharnés, impitoyables et sans scrupules.

La situation économique étant très difficile, que ce soit à cause des sanctions américaines ou d’une mauvaise gestion, il y a eu d’importantes manifestations en décembre 2025 contre la vie chère, la pénurie d’essence et les coupures d’électricité. La police et les bassidjis, la milice islamique chargée de la sécurité intérieure, ont d’abord réagi avec modération, en reconnaissant même que l’expression du mécontentement contre les difficultés de la vie quotidienne était légitime. Mais, en janvier 2026, les manifestations ont repris sous une autre forme, grâce à l’action de meneurs qui étaient des agents de l’étranger, et elles ont brandi l’étendard de la contestation non plus contre le gouvernement, mais contre le régime lui-même. Les autorités ne pouvaient pas l’accepter. La police a donc ouvert le feu pour mettre fin aux violences ou aux dégradations et pour disperser les manifestants. Elle a fait plusieurs milliers de morts, nombre auquel la propagande des media occidentaux a appliqué le coefficient 10. C’est désolant, évidemment, mais souvenons-nous que le grand Adolphe Thiers, pour réprimer l’infâme Commune de Paris et sauver la république, a fait plus de 30.000 morts en 1871. Et quand on songe que « l’épuration » qui a suivi la seconde guerre mondiale a fait au moins 10.000 victimes innocentes, on se dit que la France n’a pas à faire la leçon à l’Iran.

Comme, dans ce pays de 90 millions d’habitants, les manifestants étaient plusieurs centaines de milliers, on a voulu en conclure que c’était le peuple tout entier qui rejetait le régime. C’était une erreur d’appréciation. En fait, l’Iran connaît une lutte des classes inversée. Ce n’est pas le peuple qui se révolte contre la bourgeoisie, c’est au contraire celle-ci qui combat celui-là. Les manifestants de janvier 2026 qui voulaient abattre la République islamique faisaient partie des classes moyennes ou supérieures des grandes villes, ils étaient instruits, désislamisés, occidentalisés, ils parlaient anglais et fréquentaient les réseaux sociaux. Cette fraction de la population ne dépasse sûrement pas le quart du total et peut-être ne représente-t-elle que moins de 10%.

On clame que le régime iranien est abominable parce qu’il est théocratique. Mais c’est l’islam qui est théocratique ! Il ne fait pas de différence entre l’État et l’Église, comme on le fait dans l’Occident chrétien, et il ignore la laïcité. Le Christ a dit : « Mon royaume n’est pas de ce monde » et : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Mahomet, au contraire, a imposé la charia, la loi islamique, qui résulte du Coran et de la Sunna, auxquels les chiites ont ajouté les paroles d’Ali et des imams suprêmes qui lui ont succédé.

Au demeurant, l’Iran n’est pas plus théocratique que les États arabes sunnites de la péninsule arabique, où les femmes doivent porter le niqab, qui couvre le visage.

La religion de l’Iran, qui est aussi celle de la majorité des Irakiens et d’une bonne partie des Libanais, est le chiisme dit « duodécimain » parce qu’il fait allégeance à douze imams successifs. Le premier était Ali, gendre du prophète, et le douzième et dernier s’appelle Mohamed, comme celui-ci. Il n’est pas mort, il est « occulté », totalement depuis l’an 941 ap. J.-C., en ce sens qu’il ne communique plus avec ses fidèles.

Pour les chiites duodécimains, comme pour les sunnites, le seul pouvoir légitime est celui du calife, successeur ou « lieutenant » de Mahomet, qui doit régner sur l’oumma ou monde islamique, lequel a vocation s’étendre sur le monde entier. Or, pour les chiites duodécimains, l’imam suprême est aussi le calife et les trois prédécesseurs d’Ali étaient des usurpateurs. Il s’ensuit qu’en principe, pour eux, tout pouvoir est illégitime puisque l’imam-calife est caché et qu’il est donc empêché de régner sur l’oumma. C’est là qu’est intervenue l’invention géniale de l’ayatollah Rouhollah Khomeini : la république islamique. Le monarque, c’est-à-dire l’imam-calife, est caché, mais, un peu comme pendant la « petite occultation » qui a précédé la grande avant 941, il peut avoir un représentant, qui sera le guide suprême et qui, à défaut de recevoir des messages de l’imam caché, aura au moins la vocation et la responsabilité d’interpréter et d’appliquer la pure doctrinale des douze imams. C’est ce concept qui a convaincu la majorité des Iraniens en 1979 et qui a permis à l’ayatollah Khomeini de prendre le pouvoir et d’instaurer ce nouveau régime, qui est donc parfaitement légitime et qui est le seul à l’être aux yeux des pieux chiites qui ont suivi son enseignement. Ils étaient, et ils sont encore probablement, la grande majorité des Iraniens.

Pour être complet, il faut quand même ajouter que tous les chiites duodécimains n’ont pas suivi Khomeini ni accepté le principe de la république islamique. C’est en particulier le cas du grand ayatollah marja (« digne d’imitation ») Ali Sistani, Iranien installé à Kerbala en Irak et qui jouit d’un immense prestige. Mais pour celui-ci et pour ceux qui rejettent l’innovation que représente la république islamique, celle-ci est quand même le moins mauvais des régimes concevables.

La constitution de la République islamique d’Iran a été adoptée très démocratiquement par référendum en 1980. Elle est passablement compliquée et combine, comme le voulait Aristote, les trois formes politiques acceptables, la monarchie, l’aristocratie et la démocratie. Il y a, comme en France, un parlement, un président de la république, des ministres, un conseil constitutionnel. Mais il y a aussi un guide suprême et une assemblée des experts. Les députés qui forment la chambre unique du parlement sont élus au suffrage universel, ainsi que le président de la république et les « experts » qui élisent le guide suprême et qui peuvent théoriquement le révoquer. Ce dernier, qui est donc un monarque élu, a la haute main sur la justice et sur l’armée, y compris le corps des gardiens de la révolution, les pasdaran. L’assemblée des experts et le guide suprême nomment les membres d’un conseil constitutionnel dit « conseil des gardiens de la constitution ». Et c’est là que la démocratie trouve ses limites, car tout candidat à une élection quelconque doit présenter « patte verte » à ce conseil. Autrement dit, il doit accepter et défendre la foi chiite et les principes de la république islamique. L’élément aristocratique, qui a fait parler de « république des mollahs » tient non seulement au recrutement des magistrats, mais aussi et surtout au filtrage des candidats aux élections. On ne peut notamment pas être élu « expert » si l’on n’est pas d’abord et avant tout expert ès sciences islamiques, et mieux vaut pour cela avoir au moins le grade d’hodjatoleslam plutôt que d’être un simple mollah.

Cette combinaison subtile de règles constitutionnelles est censée assurer la pérennité du régime tout en lui permettant de renouveler ses cadres. En réalité, il n’était pas à l’abri d’une évolution à la Gorbatchev. Le régime aurait pu devenir de plus en plus modéré, finissant par mettre une potiche au poste de guide suprême et celui-ci aurait fini par lâcher prise. Le président, étant élu au suffrage universel, aurait pu mettre le guide suprême sur la touche et faire un référendum pour modifier la constitution. C’est probablement ce qui se serait produit à la longue en l’absence des ingérences maladroites des Israéliens et des Américains. Les manifestations de janvier 2026 avaient déjà provoqué le durcissement du régime. L’assassinat d’Ali Khamenei et de nombreux autres dirigeants a définitivement disqualifié les modérés. Les négociateurs habiles du protocole d’accord sont contestés par le groupe des « inquiets », qui trouvent scandaleux de chercher à s’entendre avec les assassins du guide suprême et de tant d’autres dirigeants. Ceux-ci ont été remplacés par des dirigeants plus jeunes, sélectionnés par l’épreuve du feu. La génération précédente avait fait la révolution de 1979 et la terrible guerre contre l’Irak de Saddam Hussein entre 1980 et 1988. Celle-ci a fait la guerre aux États-Unis et à Israël en 2025 et surtout en 2026. Elle est enflammée par le sentiment d’avoir gagné la partie contre la première puissance du monde et elle a été endurcie par l’épreuve. Elle est aux commandes pour les trente prochaines années et, tant qu’elle y sera, il sera impossible de renverser la république islamique.

Nous savons que la foi religieuse dans l’islam chiite avait décliné et avait même presque disparu dans les classes les plus favorisées. Il ne semble pas qu’il en soit de même dans les masses populaires. Il se pourrait même qu’après les épreuves subies par leur nation, les Iraniens se resserrent autour de leur foi et de leur drapeau. Le chiisme a le culte du martyre. Tous les ans, pour la fête de l’Achoura, les pieux chiites commémorent le martyre de l’imam Hussein et les plus ardents se flagellent jusqu’au sang. L’ayatollah Ali Khamenei avait quatre-vingt-six ans. Au lieu de le laisser mourir de sa belle mort, Trump et Nétanyahou en ont fait un martyr et d’énormes foules se sont rassemblées pour rendre hommage à sa mémoire, signe de la reviviscence de la foi chiite.

Outre le lien de la foi religieuse, les Iraniens sont unis par la foi nationale. La plupart de ceux qui luttaient contre le régime se sont rassemblés autour de lui dès le début de la guerre, dans un réflexe d’union sacrée. Et le succès finalement remporté contre toute attente, compte tenu du rapport des forces, n’a pu que les inciter à rester dans l’unité nationale. Le gouvernement s’appuie habilement sur cette ferveur nouvelle en lâchant du lest sur la police vestimentaire… en sorte que l’on voit maintenant des femmes non voilées aux côtés d’autres qui le sont dans les manifestations de soutien au régime dont les images sont diffusées à la télévision.

Trump et Nétanyahou s’imaginaient apparemment qu’après la démonstration de force des bombardements massifs sur leur pays les Iraniens allaient se révolter contre le régime. C’était franchement débile et on se demande comment des hommes arrivés à un si haut degré de responsabilité ont pu croire à de telles sornettes. Comme on pouvait s’y attendre, c’est le contraire qui s’est produite. Toute contestation du régime a disparu, non seulement à cause de l’union sacrée, mais aussi parce que tout contestataire aurait été tenu pour un traître et un agent de l’ennemi. Du reste, si même certains des manifestants de janvier 2026 avaient gardé des velléités de contestation, ils n’auraient pas pu ignorer qu’ils auraient été impitoyablement réprimés par des policiers armés, eux qui n’avaient pas d’armes.

Ainsi, sans la guerre injuste et criminelle que Trump a faite à l’Iran, il est fort possible et même probable que la République islamique d’Iran se serait spontanément disloquée dans un délai de dix ou quinze ans. Grâce à Trump, sa durée de vie s’est allongée de plusieurs dizaines d’années. Jules Monnerot parlait d’hétérotélie pour qualifier un résultat directement contraire à celui que l’on voulait atteindre.


3. Conséquences désastreuses pour ses auteurs d’une guerre injuste et criminelle

Très honnêtement, si l’on nous avait interrogé le 27 février 2026, la veille de la guerre, nous aurions démontré par A plus B qu’elle n’aurait pas lieu… Nous aurions donné trois bonnes raisons pour ce pronostic. Premièrement, Donald Trump s’était engagé au cours de sa campagne électorale victorieuse en 2024 à ne plus jamais faire la guerre, à la différence de ses idiots de prédécesseurs. Dans la déclaration de sécurité nationale du 5 décembre 2025, qu’il avait signée moins de trois mois plus tôt, il était dit que le Proche ou Moyen-Orient n’était plus un enjeu majeur pour les États-Unis d’Amérique et que ceux-ci n’auraient plus jamais l’ambition de provoquer un changement de gouvernement dans quelque pays que ce fût, contrairement à la funeste doctrine des « néoconservateurs ». Deuxièmement, il était clair que l’on ne pouvait pas faire tomber le régime de la République islamique d’Iran en se contentant de bombarder le pays. On pouvait arriver à cette conclusion au café du commerce et c’était aussi celle de la CIA. Troisièmement, toute personne un peu informée savait que l’Iran allait fermer le détroit d’Ormuz. Il y avait même un jeu vidéo simulant une guerre entre les États-Unis et l’Iran où ce dernier avait cette option.

Il y avait encore deux autres raisons auxquelles nous n’aurions pas pensé.

Quatrièmement, l’Iran pouvait s’en prendre non seulement aux bases américaines des pays arabes avoisinant le golfe Persique, mais encore aux équipements de ces pays, coupables pour les Iraniens de fournir des bases aux Yanquis. Et, cinquièmement, le président Trump n’avait pas le droit de faire la guerre sans l’assentiment du parlement (congress). Il ne pouvait la faire de son propre chef qu’en cas de menace imminente. Or, de menace imminente, il n’y avait pas. Le chef du service du contre-terrorisme américain a démissionné avec fracas en affirmant qu’il n’y avait pas de menace venant de l’Iran.

Nous nous serions lourdement trompé, puisque la guerre a bel et bien commencé le 28 février 2026 par l’assassinat du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, ainsi que de sa femme, de sa fille, de sa petite-fille et de son gendre. Mais, à notre décharge, il est clair que c’est surtout Donald Trump lui-même qui s’est lourdement trompé et qui aurait dû considérer les raisons susmentionnées de ne pas faire la guerre à l’Iran. Il faut donc se demander pourquoi il l’a faite.

On peut y voir encore cinq raisons.

Premièrement, « quand on a un gros marteau, on cherche un clou ». Les négociations sur le nucléaire étaient en cours à Oman et en Suisse et le président américain avait fait venir une armada dans la mer d’Oman pour faire pression sur l’Iran. Il aurait pensé perdre la face s’il ne s’en était pas servi pour frapper l’Iran.

Deuxièmement, « l’occasion fait le larron ». Les Américains avaient appris que le guide suprême allait sortir de son bunker et qu’il serait loisible de l’abattre. L’occasion était trop belle, d’autant que Trump s’imaginait que la décapitation du régime suffirait à provoquer son effondrement.

Troisièmement, « on a envie de refaire ce qu’on a réussi ». Trump avait réussi un coup de maître le 3 janvier 2026 en capturant le président du Vénézuéla, Nicolas Maduro, et en obtenant alors la soumission de ce pays. Il a cru qu’il pourrait faire de même en Iran, sans comprendre à quel point la situation était différente. Il a même déclaré que c’est lui qui allait choisir le successeur du guide assassiné ! On est effaré devant un tel manque de discernement.

Quatrièmement, « on se laisse intoxiquer par sa propre propagande ». On finit par croire à ses mensonges. À force de répéter que le régime était à bout de souffle, rejeté par sa population, les Américains et les Israéliens ont fini par se convaincre que c’était vrai. Lourde erreur. Ils ont aussi été victimes d’un biais d’information. Les milliers d’espions qu’ils avaient recrutés en Iran étaient tous des adversaires acharnés du régime ; ils croyaient probablement eux-mêmes que la majorité des Iraniens pensaient comme eux et, prenant leurs désirs pour des réalités, qu’il suffirait d’un rien pour faire tomber le régime. Il ne fallait pas les écouter.

Cinquièmement, « on a tendance à suivre les conseils d’un bon ami ». Le 11 février 2026, le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, et le directeur du Mossad, le service de renseignement de l’État juif, sont allés voir le président Donald Trump et l’ont persuadé qu’en attaquant l’Iran et en commençant par tuer son guide suprême, ils obtiendraient ensemble une victoire facile. Au début, Trump a même dit que la guerre faite à l’Iran n’était qu’une « petite excursion » et qu’elle ne durerait que quelques jours avant d’aboutir à une capitulation sans condition de l’Iran.

(Il faudrait faire l’anthologie des innombrables déclarations, écrites ou orales, de Donald Trump, depuis le début de la guerre. C’était une suite de propos incendiaires, incohérents, contradictoires et parfois insoutenables : il a ainsi annoncé qu’il allait ramener l’Iran à l’âge de pierre ou, pis encore, qu’il allait détruire la civilisation iranienne, qui ne pourrait jamais renaître. L’ensemble est tellement extravagant que l’on peut s’interroger sur la santé mentale du président Donald Trump. Certains élus démocrates ont même demandé l’application du vingt-cinquième et dernier amendement de la constitution américaine, qui permet de destituer le président quand il a perdu la raison. La signature du protocole d’accord n’a d’ailleurs pas suffi à calmer Donald Trump. Il a ainsi déclaré que les négociateurs iraniens qui étaient venus en Suisse pour discuter avec les siens de l’accord définitif avaient intérêt à être raisonnables, sinon « ils ne reverraient jamais leur f… pays ». Menace d’assassinat ! Puis, que si la guerre reprenait, « il ne resterait rien de l’Iran » …)

Les théologiens chrétiens se sont interrogés sur les critères de la guerre juste. Celle-ci était parfaitement injuste à tous égards. Ni les États-Unis ni même Israël n’étaient menacés par l’Iran. Il est vrai que celui-ci ne reconnaît pas l’État d’Israël, fondé en 1948, mais c’est aussi le cas de la plupart des pays arabes. Au Proche-Orient, il n’y a que la Jordanie, suivie par Bahreïn et les Émirats arabes unis dans le cadre des « accords d’Abraham » signés à l’instigation des États-Unis pendant le premier mandat de Trump, qui le reconnaissent. Israël clame que l’Iran est une « menace existentielle ». C’est plutôt l’État juif qui est une menace existentielle pour les Palestiniens. Nétanyahou et ses pareils n’ont aucun scrupule à tuer des Arabes, chrétiens ou musulmans, palestiniens ou libanais, en application de cette recommandation du Talmud : « Le meilleur des Goyim [non-Juifs], tue-le. » Si même, un jour, l’Iran se dotait de la bombe atomique, il ne s’en servirait certainement pas contre Israël. D’abord, parce que c’est un pays plus civilisé que les États-Unis, qui n’ont pas hésité à larguer une bombe A sur Hirochima, puis sur Nagasaki, au Japon. Ensuite, parce que l’État juif s’est doté depuis longtemps de l’arme nucléaire, grâce à l’aide de la France sous la quatrième république, sans se soumettre au contrôle de qui que ce soit et sans que personne ne semble s’en émouvoir ; il a donc une capacité de dissuasion qui interdirait à l’Iran, si jamais il en avait la tentation, d’attaquer Israël.

Le principe de non-ingérence interdisait aux deux États agresseurs de prétendre se porter au secours d’une population qui n’était nullement dans la situation désespérée décrite par la propagande et dont les difficultés économiques devaient beaucoup aux sanctions américaines.

La guerre était donc injuste. En un sens, toute guerre injuste est criminelle, mais elle peut ajouter une dimension au crime en s’en prenant aux civils. Les lois de la guerre qui ont été définies en Occident par les pays civilisés et qui ont été couchées dans des conventions internationales demandent que les civils soient épargnés. Tous les civils, y compris les responsables administratifs ou politiques. On n’a le droit d’abattre que des soldats en uniforme et en armes, ainsi, bien sûr, que des terroristes. L’élimination de dizaines de dirigeants civils iraniens, à commencer par celle du guide suprême, constituait autant de crimes de guerre.

Il faut appeler un chat un chat et Donald Trump un assassin. Il a du sang sur les mains. Pourquoi les « grandes consciences », qui s’émeuvent par exemple d’un simple propos jugé « raciste », sont-elles restées muettes ? À notre connaissance, aucun évêque américain ne s’est élevé contre les assassinats perpétrés sur ordre de leur président. Le pape Léon XIV, lui-même américain, s’est offusqué que Trump eût émis l’idée de détruire la civilisation iranienne, mais il n’a pas condamné pour autant l’assassinat du guide suprême.

Il arrive fort heureusement que le crime ne paie pas. Les États-Unis n’ont rien gagné à cette guerre. Ils n’ont perdu que treize soldats, si l’on en croit les déclarations officielles, mais ils ont dépensé en vain des milliards de dollars et ils ont épuisé une grande partie de leur matériel, surtout en armes défensives. Un drone iranien Sayed ne coûte que 30.000 dollars, mais le missile qui doit le détruire coûte, lui, un million de dollars. Ce sont les paramètres de la guerre asymétrique ou dissymétrique qui ont fini par donner gain de cause à l’Iran. Les Américains se sont plus ou moins brouillés avec leurs alliés de l’OTAN, qui ont eu la sagesse de ne pas se laisser entraîner dans la guerre contre l’Iran. Les pays arabes du golfe Persique, qui comptaient sur la protection américaine, se sont aperçus qu’elle ne valait pas grand-chose et qu’au contraire leur alliance avec les États-Unis, ou plutôt leur inféodation à ceux-ci, les avaient exposés à de dures ripostes de l’Iran. Ils seront donc moins dociles dans l’avenir aux injonctions des Yanquis et seront amenés, bon gré, mal gré, à se rapprocher de l’Iran chiite.

Sur le plan intérieur, le conflit a été une catastrophe pour le président Trump. La guerre était fort impopulaire, non seulement chez les démocrates, mais, plus grave, chez une bonne partie des électeurs républicains. Elle a fissuré la base MAGA (Make America great again, « Rendez sa grandeur à l’Amérique »). Des influenceurs qui ont un grand poids et des millions d’abonnés, comme Tucker Carlson et Steve Bannon, ont lâché Donald Trump en le critiquant sévèrement, l’accusant d’être à la botte d’Israël. Le blocage du détroit d’Ormuz a fait flamber les cours du pétrole et donc le prix du gallon d’essence aux États-Unis. Quand on se souvient de la réaction des « Gilets jaunes » en France contre une surtaxation de l’essence, on se doute de l’importance que le sujet du prix du gallon peut avoir Outre-Atlantique, où l’usage de la voiture est bien plus important que chez nous. De fait, la popularité de Trump s’est effondrée, ce qui n’augure rien de bon pour les républicains aux élections de mi-mandat en novembre 2026.

Décidément, depuis leur immense victoire dans la seconde guerre mondiale, les Américains ne parviennent plus à gagner les guerres. Celle de Corée s’est achevée par une partie nulle, celle du Vietnam a été une déroute, comme celle d’Afghanistan. Ils ont bien réussi à vaincre Saddam Hussein sans beaucoup de difficultés, mais, ce faisant, ils ont donné le pouvoir en Irak à la majorité chiite proche de l’Iran. Quant à l’élimination de Khadafi, voulue en premier lieu par l’infâme Sarkozy, peu reconnaissant envers celui qui avait financé sa campagne présidentielle en 2007, elle a plongé la Libye dans un chaos dont elle n’est pas encore sortie.

Pour l’État juif, c’est encore bien pire. Emporté par l’hybris, Nétanyahou s’était persuadé qu’avec l’aide des Américains il réussirait à faire tomber un régime iranien hostile à Israël. Tout au contraire, il l’a renforcé et il a assuré sa pérennité. L’image de son pays, qui s’était déjà considérablement abîmée en raison des massacres de Palestiniens à Gaza, lesquels ont la dimension d’un populicide (moins usité, ce mot est plus français que « génocide »), s’est effondrée à la suite des bombardements sur le Liban, qui ont tué des milliers de civils innocents, hommes, femmes et enfants. Les évangéliques américains, qui étaient jusqu’alors très favorables à Israël, commencent à se poser des questions. La vidéo diffusée sur les réseaux sociaux d’un soldat israélien détruisant à coup de masse un Christ en Croix dans un village du sud du Liban n’a pas dû améliorer l’image de l’État juif. En 2018, un tiers seulement des Américains étaient défavorables à Israël. En 2026, ce sont les deux tiers. Enfin, l’accord avec l’Iran, auquel ils n’étaient pas partie, a ulcéré les Israéliens et il a mis pour la première fois un coin entre les deux pays. Donald Trump, dont le gendre, Jared Kushner, est juif, et qui était très ami de Nétanyahou, lui en veut maintenant de l’avoir entraîné dans une impasse et il lui a déclaré : « Tu es un f… cinglé. Tout le monde te déteste. Tout le monde déteste Israël. » Or, la puissance de l’État juif n’est que la projection au Proche-Orient de celle des États-Unis. Sans eux, ils ne seraient plus grand-chose. Cette guerre se termine pour eux en déroute politique.


4. Conclusion : la toute-puissance d’Ahura Mazda

C’est Ormuz ou Ormouz, l’île et le détroit qui porte son nom, qui ont donné la victoire à l’Iran. Le symbole est magnifique. Ormuz ou Ormuzd, c’est la déformation en pehlevi ou moyen-perse d’Ahura Mazda, le Seigneur Sagesse, nom que Zarathushtra, Zoroaster pour les Grecs, Zoroastre pour nous, avait donné au Dieu unique qu’il avait révélé, comme le grand savant français Georges Dumézil l’a démontré dans un livre génial, Naissance d’archanges (1941). Après l’achèvement en l’an 651 de la conquête de l’Iran Sassanide par les hordes musulmanes venues d’Arabie, il n’est plus resté grand-chose du zoroastrisme, mais son héritage est vivant dans le christianisme, qui l’a reçu de l’essénisme par l’intermédiaire de saint Jean-Baptiste, dans le judaïsme actuel, qui est celui des pharisiens vilipendés dans l’Évangile, enfin dans l’islam, qui est un rejeton du précédent. Il semble même que la variante chiite de l’islam, qui a prospéré en Iran, ait reçu une influence directe du zoroastrisme, qui la rapproche au demeurant du christianisme.

Peu importe à cet égard que le zoroastrisme ait connu, après la mort du prophète, survenue au plus tard en -1200 (1200 av. J.-C.), d’importantes variantes ou hérésies qui font de l’Avesta, la Bible de cette religion, un ensemble fort hétérogène. Il y a eu un zoroastrisme polythéiste, qui adorait aussi Mithra et Anahita à côté d’Ahura Mazda, et un zoroastrisme dualiste, qui mettait Angra Manyu, l’Esprit du mal, devenu Ahriman en pehlevi, au même niveau qu’Ahura Mazda. L’essentiel est que ce nom est celui de la toute-puissance du Dieu bon contre les forces du mal. Souvenons-nous que le régime iranien, depuis la révolution islamique de 1979, n’a cessé de dénoncer le « grand Satan », à savoir les États-Unis d’Amérique, et le « petit Satan », Israël.

Au delà du symbole, et sans avoir besoin de se convertir à la religion de Mojtaba Khameneï, le nouveau guide suprême, fils et successeur d’Ali Khameneï, ne peut-on pas voir dans cette issue d’une guerre injuste et criminelle la victoire du bien sur le mal et l’action de la Providence ? Le crime ne paie pas toujours. Trump et Nétanyahou ont du sang sur les mains, en premier lieu celui de l’ayatollah Ali Khamenei et des membres de sa famille qu’ils ont assassiné le 28 février 2026, et ils ont perdu la partie. En l’occurrence, évidemment, la Providence a été secondée par la grande intelligence des Iraniens, nos lointains cousins indo-européens, qui ont compris qu’Ormuz pouvait leur donner finalement la victoire, malgré l’incroyable supériorité militaire des Américains, ainsi que des Israéliens, armés par ceux-ci.

Il n’est pas interdit de porter un jugement moral sur les événements politiques et notamment sur les guerres, mais la politique n’a pas grand-chose à voir avec la morale. Après une déclaration inconsidérée de la France et de trois autres pays européens au début de la guerre qui menaçait l’Iran de frappes prétendument « défensives », Macron a eu la sagesse, qu’il n’avait pas eue dans le cas de l’Ukraine, de rester à l’écart du conflit, nonobstant les récriminations de Trump. Quel bilan, cependant, peut-on tirer de l’issue d’un conflit auquel elle n’a pas participé pour la France elle-même ? D’abord, la levée des sanctions infligées à l’Iran et la libération de ses exportations de produits pétroliers ne peuvent qu’avoir un effet positif sur le marché mondial et favoriser la baisse des prix, ce qui sera excellent pour nous. Ensuite et surtout, l’affaiblissement des États-Unis d’Amérique et de l’État d’Israël est pour nous une bénédiction. L’impérialisme yanqui nous étouffe : tout ce qui le fait reculer est bon à prendre. De plus, le discrédit croissant de l’État juif ne peut qu’affaiblir le système mondial d’influence juive (SMIJ) qu’il a tissé avec les coteries juives des pays occidentaux, comme le CRIF et la LICRA en France, l’AIPAC aux États-Unis et surtout le CJM (congrès juif mondial) et les B’nai Brith dans le monde entier. Or, le SJIM se conjugue avec la superclasse mondiale et avec diverses coteries (féministes, homosexuelles, maçonniques) pour livrer les pays occidentaux à l’immigration congoïde au nom de l’antiracisme. Le SJIM en général et, en France, le CRIF et la LICRA sont des ennemis de l’identité nationale. Par conséquent, tout patriote, tout nationaliste, devrait se féliciter du discrédit croissant de l’État juif. Nous, Français, tout en étant neutres dans cette guerre, pouvons nous réjouir de son résultat, c’est-à-dire de la victoire de l’Iran, qui a pour nous des effets favorables.

 
 
 

Commentaires


bottom of page