Prétendue intelligence artificielle et autres sujets de discussion
- Henry de Lesquen

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Prétendue intelligence artificielle
Henry de Lesquen
Luc Julia s’est fait connaître du grand public en 2019 par un livre intitulé L’intelligence artificielle n’existe pas. Il a récidivé en 2025 avec un nouveau livre, L’intelligence artificielle n’existe toujours pas. Cet auteur n’est pas un analphabète. Il est directeur scientifique de Renault après avoir été vice-président chargé de l’innovation chez Samsung. Il a cependant été victime d’une campagne de dénigrement, fort bien ficelée, notamment dans une vidéo remarquablement bien montée de « Monsieur Phi » et dans un article de Jean-Paul Krivine, rédacteur en chef de la revue Science et pseudo-sciences. J’ai aussi assisté à une conférence de Luc Ferry qui avait la même teneur. Ce qui est frappant, c’est que les éléments de langage étaient toujours les mêmes, dans le détail : c’étaient essentiellement des critiques ad hominem qui évacuaient le cœur du sujet en expliquant que Julia ne disait rien de nouveau, pirouette qui permettait d’éviter la discussion sur le fond. Comme ces trois intervenants ne parlaient que de ChatGPT, en ignorant toutes les autres applications et en lui prêtant une infaillibilité pontificale au sens de notre ami Adrien Abauzit, j’ai tendance à conclure qu’il s’agit d’une opération pilotée et financée par OpenAI. Il est clair, en effet, que le mythe de l’intelligence artificielle (IA), propagé ad nauseam par de vrais experts intéressés à son succès financier et par des charlatans comme Laurent Alexandre, favorise la levée des sommes gigantesques dont les sociétés d’IA ont besoin pour développer leurs capacités de calcul et construire leurs centres de données énergivores, alors même qu’elles perdent de l’argent comme OpenAI. Julia est mauvais pour les affaires d’Altman.
Oui, mais voilà, un autre auteur dit la même chose que Julia, et celui-là est une sommité incontestable dans ce domaine : il s’agit de Yann Le Cun. C’est lui qui a fondé l’IA moderne et il a reçu à ce titre le prix Turing en 2018. Il a dirigé pendant douze ans la recherche en IA chez Meta (Facebook), avant de fonder sa propre entreprise, qui a pour objet de développer des algorithmes pour l’industrie. Il vaut la peine de citer longuement ce qu’il a dit dans un entretien publié par le quotidien Le Monde le 17 janvier 2026 :
« Sur le fond, la nouvelle voie proposée par M. Le Cun part d’une critique des grands modèles du traitement du langage sur lesquels sont fondés les chatbots, de ChatGPT à Gemini ou Meta AI. “Ils sont utiles, mais ils ne sont pas le chemin vers une intelligence de type humain”, assure-t-il, contredisant un discours répandu dans le monde de la tech. Les réalisations actuelles relèvent d’“intelligence étroite”, comme une “machine qui gagne aux échecs, mais n’est bonne qu’à ce jeu”, argumente-t-il.
« S’il reconnaît les progrès des grands modèles de langage dans le code informatique ou les mathématiques, il relativise néanmoins leur portée : “Dans ces deux cas, le langage est leur substrat et joue un rôle important dans les mécanismes de raisonnement. Mais le substrat de la pensée humaine en général n’est pas le langage.” »
Et encore, pour souligner l’intérêt de ses projets :
« Avec les modèles d’IA actuels, “les robots, les voitures autonomes, les agents IA censés accomplir des tâches ou la génération de longues vidéos, ça ne marche pas.”… Pour permettre aux IA de vraiment raisonner et de planifier une série de décisions afin d’accomplir une tâche complexe, elles doivent prédire les conséquences d’une action, fait-il valoir, jugeant que la pièce manquante est “un modèle du monde”. M. Le Cun s’y est intéressé en réalisant [en se rendant compte], il y a cinq ans, que l’approche générative, pixel par pixel, pour prédire l’image suivante dans une vidéo avait atteint ses limites. Il fallait, raconte-t-il, un système qui ignore les détails pour se concentrer sur des concepts, des objets, de grandes règles…
« Ce “modèle du monde” est une représentation abstraite qui permet de comprendre l’environnement par son observation. »
Il ne me semble pas cependant, à la lecture de cet article, que les nouvelles IA imaginées par Le Cun et qui serviraient dans l’industrie puissent pour autant, selon lui, être assimilées à de l’intelligence humaine, quels que fussent les progrès qu’elles représenteraient.
Gildas Guichaoua
Yann Le Cun est une sommité, mais ce n'est pas la seule et d'autres sommités ne sont pas d'accord avec lui. Ce sont des débats pointus que l'argument d'autorité ne suffit pas à trancher. Quoi qu'il en soit, ses arguments sont sans aucun doute parfaitement défendables. Ce qui est reproché à Julia ne tient pas seulement à une conclusion générale dont la formulation serait proche de celle de Le Cun, mais à sa présence médiatique et sa participation au débat public en France où il fait œuvre de vulgarisation dans le pire sens du terme, et même de simplification outrancière, où il présente toujours la PIA comme plus mauvaise qu'elle ne l'est vraiment et où il prétend gratuitement qu'elle ne progressera pas dans tel ou tel domaine. Je crois que les reproches qui lui sont adressés ne sont pas injustifiées et je ne le mettrais pas dans le même panier que Yann Le Cun.
Henry de Lesquen
1. Si. Les attaques contre Julia sont une forme de diversion pour occulter sa conclusion générale : l'IA n'existe pas. Elles sont parfaitement déloyales.
2. La question est bien de savoir si la prétendue intelligence artificielle est équivalente à l'intelligence humaine. Le Cun le nie expressément. Il énonce donc sous une autre forme ce que dit Julia.
3. Il ne s'agit pas seulement de l'autorité de Le Cun, qu'il faudrait suivre aveuglément. Si l'IA était équivalente à l'intelligence humaine, Le Cun s'en serait forcément aperçu ! Comment pouvez-vous imaginer un seul instant que cela lui aurait échappé ?
4. J'attends que vous trouviez d'autres « sommités » qui auraient contredit Le Cun et donc Julia, et avec quels arguments. À part celui-ci : achetez nos actions, vous allez faire fortune.
Jean-Jacques de Gensac
On peut citer Geoffrey Hinton comme sommité qui contredit Le Cun. Hinton a reçu le prix Turing avec lui. Les progrès des LLM font peur à Hinton, qui voit l'AGI arriver au plus vite.
On pourrait dire que Le Cun a un intérêt financier à dire que ChatGPT ne sera jamais intelligent, puisqu'il lève de l'argent pour développer d'autres modèles.
En tout cas, je n'y connais rien, mais j'ai tendance à partager les conclusions de Julia, même si je comprends sans problème que sa faconde, son mépris et ses inexactitudes puissent fortement agacer.
Henry de Lesquen
Mains non ! Hinton n’a pas pu contester ce qu’a dit Le Cun dans cet entretien. La propagande de l’IA transhumaniste dit qu’il y a un éléphant dans la pièce. Julia et Le Cun assurent qu’ils n’ont pas vu d’éléphant… Ils ne peuvent pas avoir tort puisque leur science leur a permis d’entrer dans la pièce. Simple logique.
Tout ce qu’a pu soutenir Hinton, c’est que l’IA allait progresser en dépassant ses limites actuelles jusqu’à devenir l’équivalent de l’intelligence humaine, la capacité de calcul en plus. C’est autre chose. Je ne sais si Le Cun est sceptique sur le sujet. Ce que je sais, en revanche, c’est qu’il est impossible de savoir si une innovation fondamentale aura lieu ou non, si elle pourra se réaliser tant que cela ne s’est pas produit. Donc, nul ne le sait, ni Hinton ni Le Cun ni personne.
Les avocats du mythe de l’IA transhumaniste n’ont pas seulement des intérêts financiers à cette propagande vicieuse. Quand ils sont eux-mêmes des « petits génies de la tech », elle est une vantardise qui flatte leur ego. Ajoutez à cela le goût des media pour le sensationnel.
Vous avez accusé perfidement Le Cun de dénigrer l’IA afin de mettre en valeur ses propres projets d’algorithmes pour l’industrie. Ce qu’il dit me paraît au contraire respirer la bonne foi. Il n’avait de plus nul besoin de dire du mal des modèles de langage pour défendre l’intérêt de ce qu’il veut faire, qui est d’une autre nature.
Je lis ceci dans un article du « Figaro » de ce matin, samedi 23 mai 2026 :
« Les IA corrompent insidieusement les documents qu’on leur soumet. Au bout d’une succession de tâches, même les meilleurs modèles accumulent des erreurs qui transforment irrémédiablement le contenu initial… » Selon Claire Gardent, directrice de recherche au CNRS, “le piège, c’est que, comme l’interaction en langage naturel avec ces IA est très facile, on pense qu’elles sont intelligentes, et on oublie leurs limites.” » Il me semble que cela rejoint l’analyse de Patrick dans l’article qu’il a écrit à ce sujet. On est loin du transhumanisme.
Il faut ajouter Claire Gardent à la liste des IA-sceptiques.
Pour ma part, je crois que la question est tranchée dans son principe : Julia, Le Cun et Gardent ont raison de conclure que l’IA n’est pas vraiment de l’intelligence. Je vous avais proposé de parler de T2A, technique algorithmique avancée…
Jean-Jacques de Gensac
Non, Hinton pense que l'IA comprend ce qu'elle dit et se dote d'une représentation du monde. Il s'oppose à l'idée que ce ne sont que des « perroquets stochastiques ». Je ne vois pas comment on ne peut pas l'opposer à Julia ou Le Cun.
J'accuse Le Cun pour m'amuser. Je pense qu'il est de bonne foi, comme la plupart des défenseurs de l'IA qui croient qu'elle commence à penser.
Henry de Lesquen
Je ne comprends pas comment Hinton pourrait dire cela, qui est absurde. Avez-vous un texte de lui ?
Jean-Jacques de Gensac
Il y a cette conférence : https://youtu.be/IkdziSLYzHw
21:50 : il dit que les machines et les hommes comprennent le langage exactement de la même manière.
25:26 : il dit qu'un chatbot a décidé de mentir sciemment et de se répliquer sur un autre serveur pour ne pas être désactivé. « Il a conscience de son objectif ».
44:15 : il dit que les IA ont des expériences subjectives et que c'est « raisonnable » de considérer qu'elles sont conscientes.
Henry de Lesquen
Vu. Il est fou. Il a vu un éléphant dans la pièce, ce qui a échappé à Julia, Le Cun et Gardent. Ils doivent avoir une mauvaise vue.
Cela dit, j'aurais préféré un texte à une conférence, où on peut se laisser entraîner à des effets d'estrade.Sa notice de Wikipédia ne dit rien de tel, évoquant seulement ce que pourrait être l'IA dans vingt ou trente ans, ce qui, je répète, n'est pas la même chose. Peut-être que, dans la conférence, il a mis le futur au présent.
Elle nous apprend qu'il annonce la fin du monde, ce qui laisse des doutes sur son équilibre mental
Élections locales au Royaume-Uni :
JD
Les indépendantistes constituent la première force politique dans les trois parlements (Écosse, Pays de Galles et Irlande du Nord). La désunion du Royaume est possible.
Reform UK largement en tête en Angleterre et est en train de supplanter les « conservateurs ».
Comme en France, c’est la fin du bipartisme.
Élections générales en 2029.
François de la Nouë
Lecture trop hâtive. Ce vote sanctionne avant tout les travaillistes : les partis autonomistes ou indépendantistes sont de gauche, comme la plupart des régionalismes contemporains (Québec, Corse, Catalogne).
La même dynamique apparaît au niveau national : les sondages montrent un net recul des travaillistes au profit des euro-libéraux et des Verts. Les rapports de force entre les blocs travailliste-indépendantiste et conservateur/nationaliste (Parti de la Réforme, Parti de la Restauration de R. Lowe) restent largement favorables à la droite nationale.
En Irlande du Nord, les unionistes sont d’ailleurs de nouveau donnés en tête (mais divisés) pour les prochains scrutins.
JD
Je vous concède que les partis autonomistes ou indépendantistes sont de gauche. Ils se présentent d’ailleurs comme rempart à la victoire de Nigel Farage. Réjouissons-nous tout de même de ces résultats électoraux :
En Angleterre, Reform UK passe de 2 à 1454 sièges. Les travaillistes de 2549 à 1063. Les libéraux-démocrates de 692 à 844. Les conservateurs de 1364 à 801. Les verts de 146 à 576.
Reform UK gagne aussi ses 17 premiers sièges en Écosse, et ses 34 premiers sièges au Pays de Galles, où il n’est devancé que par Plaid Cymru, parti indépendantiste de gauche.
Henry de Lesquen
Ce résultat est magnifique.
1. La progression spectaculaire du parti Reform UK de Nigel Farage, l'homme du Brexit, met ce parti en position d'évincer le parti qui n'a plus de « conservateur » que le nom, ayant mis à sa tête un hindou, puis une congoïde, et de battre les travaillistes aux prochaines élections législatives, donc de prendre le pouvoir.
2. Bien que le Plaid Cymru soit de gauche, il faut se réjouir de son succès non moins spectaculaire au Pays de Galles puisque c'est un parti indépendantiste et que la France a intérêt à la désunion du Royaume-Uni, étant aussi rappelé que nos origines celtiques nous rapprochent des Gallois, des Écossais et des Irlandais.
Eschyle
Plus important que Reform UK : Restore Britain, le parti explicitement identitaire de Rupert Lowe, a gagné l’ensemble des dix sièges pour lesquels il présentait des candidats.
Au point où nous en sommes, il n’est pas certain que le Parti National Écossais mérite le qualificatif « indépendantiste ». En tout cas, il n’est pas nationaliste : son ancien chef pakistanais a dit qu'il regrettait la présence du mot « national » dans son nom.
Comme au Québec, les partis soi-disant nationalistes ou indépendantistes sont souvent simplement l'avant-garde de la gauche cosmopolite.
JD
John Swinney, le premier ministre écossais et chef du Parti National Écossais, réclamait un nouveau référendum sur l’indépendance. Mais oui, ce sont des ordures cosmopolites.
Maurice Seclin
En effet, Macron est à peine moins explicite que Mélenchon dans sa haine de la France et des Français. Il vient par exemple de déclarer, lors d'un voyage au Caire : « L'épicentre de la langue française est sur le bassin du fleuve Congo et pas sur les quais de la Seine. »
François de la Nouë
Il est navrant qu’aucun parti de la droite nationale n’ait clairement dit que Juan Lucas Melenchón, ce militant antifrançais et anti-France, à la tête du parti de l’Étranger et des immigrés, n’avait pas une seule goutte de sang français.
Rien d’étonnant, donc, puisque Zemmour, Knafo et Bardella ne sont pas des Français de sang — et sont de facto disqualifiés de la présidentielle aux yeux des vrais nationalistes — et auraient dû mal à répliquer cela à Melenchón.
D’ailleurs, la droite nationale devrait s’arrêter de promouvoir autant de Français de papier ou d’adoption à des postes si stratégiques.
Un certain Rodolphe Cart avait récemment déclaré sur Europe 1 que Mélenchon « n’avait pas de sang français ». Arnaque. C’est un militant qui reprend quasiment mot pour mot, sur ce sujet, les analyses d’Henry de Lesquen. Il grenouille allègrement avec la PND, Iliade, la revue Éléments et un peu avec le Cercle Aristote.
Pierre de Tiremont
Je me demande ce qui lie Cart à la PND. Le socialisme ? Il n'est pas un grand chrétien non plus.
Maurice Seclin
La branche iliaque de la PND a adopté une stratégie fédératrice pour se placer au centre des courants contestataires, en acceptant d'accorder moins de place à son idéologie propre, voire en l'édulcorant. L'exemple le plus frappant n'est pas Rodolphe Cart mais Academia Christiana qui est tout de même un mouvement catholique traditionaliste membre d'une mouvance antichrétienne !
Pierre de Tiremont
En effet, cela permet à la PND d'avoir un pied dans les milieux souverainistes.
François de La Nouë
Vous avez raison. Il n’évoque jamais la foi chrétienne, ni même le christianisme en général. Il se dit illibéral — au sens de protectionniste — et assez favorable au collectivisme.
Il écrit la chose suivante sur son compte X : « Le conseil que je peux donner à un mec entre 20/30 ans qui n’a pas d’argent ni fait des études, et qui a du mal dans sa vie sentimentale ou familiale, c’est d’aller à la salle. Avec de la discipline et une alimentation correcte, on a vite des résultats pour s’estimer à nouveau. »
N’est-ce pas révélateur d’une certaine proximité avec la PND que de privilégier à ce point les effets de mode bas de gamme (musculation, etc.) et une matérialité assumée, au détriment des questions théologiques…
S’il s’exprime de manière assez correcte, ses livres demeurent très élémentaires. On est très loin du niveau des publications du Carrefour de l’Horloge…
Pierre de Tiremont
J'ai eu ses livres entre les mains et j'en ai profité pour en faire une petite note. Son livre Faire légion est à mon souvenir assez riche. On pourrait le résumer ainsi : Charles Maurras + Georges Sorel + une paire d'haltères.
Valeur historique de l’Ancien Testament
Jan L, à propos de l’émission Quartier Libre avec Henry de Lesquen et Laurent Guyénot sur le thème : « La Bible, alibi du sionisme et des crimes de l’État juif »
Cher Monsieur, dans votre discussion sur les sens de l’Écriture, la commission biblique pontificale (dans son document de 1993) permet de sauver le texte biblique sans dire que ce qui est écrit est faux. En effet, elle explique ce qu’est le sens littéral de l’Écriture : il n’est pas une lecture primaire ou fondamentaliste ; il consiste à rechercher l’intention de l’auteur sacré. En l’occurrence, il y a bien des raisons de comprendre que le sens littéral des livres de Samuel n’est pas celui d’une chronique historique, ou que Dieu n’a pas demandé à Abraham de tuer Isaac.
C’est une réponse importante aux Juifs fondamentalistes et aux marcionites… ou à M. Guyénot.
Maurice Seclin
Depuis les progrès de la critique historique, l'Église s'emploie à reconnaître à moitié qu'une bonne partie de la Bible relève de la fiction, sans vouloir concéder le mot. Triste spectacle.
Jan L
La fiction n’est pas toujours fausse. C’est la force des grands romanciers et des mythes : nous dire des choses vraies à travers des histoires fausses.
Maurice Seclin
Oui, mais c'est en général marqué dessus. Vous disiez que les livres de Samuel ne ressemblent pas à une chronique historique, je ne vois pas trop en quoi. Ils ont à peu près le même style que les livres des Chroniques qui du reste racontent la même chose et se présentent, eux, comme des chroniques. En outre, quarante générations de chrétiens les ont pris comme tels. On peut dire que ce n'est pas si grave puisque ça n'engageait pas la foi, mais ça me paraît tout de même un peu délicat.
Jan L
Il n’a jamais échappé aux lecteurs anciens que les livres de Samuel ne peuvent être des annales en raison de :
- nombreux doublets et répétitions
- incohérences internes et maladresses
Certes, ils les résolvent avec ingéniosité. Mais ils lisent ces textes dans une perspective spirituelle et théologique. Voir Tertullien, saint Augustin et saint Jérôme.
Maurice Seclin
C'est toujours le même sophisme : la lecture spirituelle a toujours existé, donc il n'y a pas de difficulté à ce que des événements présentés comme réels soient en fait des inventions. Non, désolé, ce n'est pas équivalent du tout. Saint Augustin s'emploie à démontrer qu'il est possible que toutes les espèces animales logent dans un très grand bateau si on comprend les coudées indiquées dans la Genèse comme des coudées géométriques qui valent l'octuple des coudées normales… On est loin de cette vision de l'histoire sainte comme fiction édifiante.
Henry de Lesquen
On sait que l'exégèse scientifique de l'Ancien Testament est née au XVIIe siècle avec le père Richard Simon. Auparavant, en effet, les pères et docteurs de l'Église croyaient à la vérité littérale des événements rapportés.
Maurice Seclin
En effet, Richard Simon est une étape cruciale du développement de la critique, mais il me semble qu'il est encore loin de ces considérations. Je ne l'ai pas lu, mais je crois comprendre qu'il s'intéresse surtout à l'histoire des textes, aux questions d'attribution… sans remettre vraiment en question la vérité littérale des histoires racontées dans la Bible. J'ignore qui est le premier catholique qui ait dit qu'une bonne partie de la Bible relevait de la fiction, mais que ce n'était pas disqualifiant pour la religion en ce que ça n'enlevait rien à la vérité spirituelle qu'elle contenait. Un siècle plus tard, quand Voltaire attaquera la Bible, je crois qu'aucun catholique ne sera encore en mesure de lui opposer ce discours.
Henry de Lesquen
Je crois en effet que le père Richard Simon s'en tenait à la critique interne. Il pouvait difficilement faire autrement puisque l'archéologie était balbutiante et que l'on n'avait déchiffré ni les hiéroglyphes ni les cunéiformes. Mais c'était déjà suffisant pour faire ressortir des contradictions.
Canaan
Mais il est admis qu’on peut être catholique tout en tenant une bonne partie de la Bible pour fiction ?
Maurice Seclin
Oui et non. Comme je le disais, à mon avis, on l'admet sans l'admettre, on joue avec les mots, on utilise des formules ambiguës.
Henry de Lesquen
On ne peut pas croire que le monde a été créé il y a 6.000 ans. L'Ancien Testament est encore plus dépourvu de valeur scientifique que de valeur historique.
Les plus fameux des prédateurs sexuels
Henry de Lesquen
Patrick Bruel, de son vrai nom Benguigui, est dénoncé comme prédateur sexuel. Comme Richard Berry, autre Benguigui. Comme Dominique Strauss-Kahn, Harvey Weinstein, Jeffrey Epstein, Jean-Luc Brunel, ex-ben Chemoul, Roman Polanski, Woody Allen, Michel Polac, Daniel Cohn-Bendit, Gabriel Matzneff, Gérard Miller, James Levine… Mis à part leur vice, quel est le point commun à tous ces monstres ?
Fabien Le Mans
Ils sont juifs !
Henry de Lesquen
Vous avez gagné ! Je vous laisse compléter la liste. J’en ai sûrement oublié.
Canaan
On pourrait ajouter le dégénéré Gainsbourg, qui a tout de même forcé sa fille Charlotte à chanter avec lui l’ignoble « Inceste de citron ». Et Gérard Miller, le psychanalyste qui violait ses patientes sous hypnose !
Willy
Les deux Benguigui ont chanté à un moment donné. Je ne sais pas si c'est le cas pour les autres, mais ce qui est certain, c'est qu'ils ont tous fini par déchanter. A ce titre, on pourrait peut-être d'ailleurs ajouter Jean-Luc Brunel (Ben Chemoul) ainsi que le chef d'orchestre James Levine, ancienne gloire déchue du monde musical américain.
Procès en appel de Nicolas Sarkozy dans l’affaire des financements libyens
Henry de Lesquen
Je suis scandalisé que le parquet, qui avait pourtant mis en lumière la gravité des faits commis par Nicolas Sarkozy dans l’affaire Senoussi, n’ait pas eu le courage de requérir la peine maximum, soit dix ans de prison, en se contentant de sept ans.
Jean-Yves Le Candaulou
La manière dont Sarkozy a tenté de « charger » un Claude Guéant agonisant est particulièrement choquante quand on sait que ce dernier a au contraire toujours couvert son ancien patron…
Le mythe de la civilisation judéo-chrétienne
Henry de Lesquen
Je viens de lire l'article d'Alain de Benoist sur le judéo-christianisme, paru dans la revue « Éléments » de février-mars 2026. C'est très mauvais, bourré d'erreurs, et il passe à côté de l'essentiel : s’il n’y a pas en effet de « civilisation judéo-chrétienne », c’est tout simplement que les Juifs n’ont joué aucun rôle dans la formation de la civilisation occidentale. Je vous invite à comparer cet article à mes propres productions sur le sujet, en dernier lieu dans « Réinformation sur la question juive » (articles du site lesquen.fr). À vrai dire, la lecture de l'article de Benoist est une perte de temps.
En revanche, pour être honnête, je reconnais que l'éditorial du même Benoist dans le même numéro sur « Le parti de la guerre » est excellent. Bien qu'il soit dépourvu d'originalité et qu'il ne puisse rien vous apprendre pour peu que vous ayez suivi mon émission de Radio Athéna ou lu les articles de la Lettre de réinformation du PNL.
Je pense d’ailleurs que Benoist, pour sa part, a lu mon premier article : le passage où il oppose l’orthopraxie du judaïsme, religion de la loi, à l’orthodoxie du christianisme, religion de la foi, ressemble à un copier-coller. Il ne pouvait pas aller plus loin puisque la PND, prétendue nouvelle droite, fait l’amalgame entre le judaïsme et le christianisme. Celui-ci serait, selon elle, une religion purement sémitique, qu’il faudrait rejeter à ce titre.
Canaan
Les judéo-serviles vous opposeraient sans doute le fait que de nombreux philosophes et savants juifs ont apporté à la civilisation européenne. Mais ces savants juifs étaient souvent peu observants, voire athées (Spinoza étant le meilleur exemple).
Henry de Lesquen
Non.1. La civilisation européenne n'existe pas.
2. Je ne sais pas de quels savants juifs vous parlez.
3. Spinoza, au XVIIe siècle, est un contre-exemple. Avec Marx et Freud, c'est l'un des trois plus grands promoteurs de la subversion de l'Occident.
Canaan
Oui, ce sont systématiquement ces savants qui sont cités comme exemples, avec Einstein aussi, mais qui n’ont en réalité aucun lien tangible avec le judaïsme. Ce sont des savants ou penseurs européens, tout simplement. Spinoza est d’ailleurs considéré comme étant le père de l’athéisme en Europe.
Henry de Lesquen
Que racontez-vous ? Nous parlions de la genèse de la civilisation occidentale et vous citez un scientifique du XXe siècle ! Je rappelle du reste qu'Albert Einstein était un plagiaire. Il a piqué la théorie de la relativité à Henri Poincaré, puis la seconde version à David Hilbert.
JD
On dit souvent qu’une importante proportion de grands physiciens et mathématiciens du XXe siècle venait de familles juives d’Europe centrale (Allemagne, Autriche, Hongrie/Budapest, Pologne) ; est-ce vrai ?
Henry de Lesquen
C'est partiellement vrai, mais c'est exagéré et cela doit beaucoup à la tricherie, au plagiat et à la propagande. Voyez Jan C Biro sur le biais juif du prix Nobel et mes commentaires dans « Réinformation sur la question juive » (lesquen.fr).
Mensonges sur la colonisation
Henry de Lesquen
L’article de Bernard Lugan paru dans le numéro de la revue « Éléments » de février-mars 2026 et intitulé : « Réflexions sur la colonisation - L’universalisme contre les peuples » est excellent dans la forme, tout en était détestable sur le fond. S’il rend hommage, ce qui était la moindre des choses, à l’héroïsme des Français qui ont bâti sur le terrain, au risque de leur vie, notre empire colonial, il multiplie les sophismes et les contresens dans un réquisitoire tendancieux contre la colonisation française qui le range aux côtés de la gauche « post-coloniale » et antifrançaise. Il prétend que l’idéologie de la gauche de Jules Ferry, héritière de la révolution de 1789, était assimilationniste, alors même que Ferry parlait de « races supérieures » et de « races inférieures », et que la citoyenneté française n’a pas été accordée aux colonisés, sauf exceptions. Il essaie sans complexe de fourguer le concept vaseux de « l’ethno-différentialisme », qui illustre le relativisme débile de la PND, à Lyautey et à Gallieni. Il passe sous silence les immenses bienfaits de la colonisation pour les peuples colonisés, mis en lumière dans le bel article d’Auguste Lorrain publié sur lesquen.fr, lequel a pu se référer aux propres écrits de Lugan. Il dénonce stupidement l’universalisme, qu’il confond implicitement avec le cosmopolitisme, et, pis encore, tombe dans un relativisme insupportable en osant affirmer que les ancêtres des Marocains valaient bien les nôtres !
Lugan prétend aussi que la gauche continue à se réclamer de l'assimilation républicaine, alors qu'elle l'a abandonnée depuis belle lurette pour une fumeuse « intégration ». Sa mauvaise foi n'a pas de limite. Son adhésion fanatique aux idées délétères et aberrantes de la PND le pousse à dire n'importe quoi, au mépris des faits.
Enfin, dernier sophisme, il soutient que la colonisation est la cause de l’immigration de remplacement que nous subissons, alors que tous les pays d’Europe occidentale la subissent tout autant, même ceux qui n’ont pas eu ou pas gardé d’empire colonial comme l’Allemagne.
Canaan
L’article d’Auguste Lorrain me semble limpide. On justifie d’une manière semblable les conquêtes musulmanes et l’empire islamique ayant régné plusieurs siècles de l’Indus jusqu’aux Pyrénées.
Et j’ignorais par ailleurs que le Général avait été si dithyrambique à l’endroit de la colonisation.
Je pense qu’on dépassionne vite les débats quand on aborde la colonisation via le prisme du rapport de forces et de la loi du plus fort.
Henry de Lesquen
Pas du tout ! La conquête arabe a ruiné l'Afrique du nord. Partout, en Iran, en Égypte, au Proche-Orient, dans les Balkans, elle a fait reculer la civilisation.
Canaan
Ce que vous dites est inexact. Les différentes dynasties musulmanes ont concouru au développement du Proche-Orient et de l’Égypte en modernisant l’administration, les institutions et l’armée. Des villes majeures comme Le Caire et Bagdad ont même été créées par les musulmans. L’Iran a rayonné sous les Abbassides (à la suite de la chute des Sassanides) avec des sommités polymathes telles qu’Al Khawarizmi, Razi, Kindi et tant d’autres. L’Andalus aura par ailleurs permis de grandes avancées scientifiques et agricoles (systèmes d’irrigation notamment) en Espagne, avec l’émirat de Cordoue et un havre de savoir avec la bibliothèque de Tolède. Les conquêtes musulmanes, tout compte fait, auront peut-être plus apporté à l’Europe qu’à l’Afrique, en se faisant le pont entre philosophie grecque et philosophie moderne.
Henry de Lesquen
Non. Je n'ignore pas la grandeur de la civilisation orientale, qui a perduré sous l'islam. Je souligne simplement que, dans un premier temps, l'arrivée des sauvages fanatiques venus d'Arabie a entraîné une effroyable régression civilisationnelle. Les peuples colonisés ont mis des siècles à s'en remettre. L'Afrique du nord, grenier à blé de Rome, patrie du grand saint Augustin, ne s'en est jamais remise, d'autant que de nouvelles hordes ont déferlé sur elle au XIe siècle.
La colonisation musulmane, c’était des primitifs qui colonisaient des civilisés, alors que, au contraire, la colonisation occidentale, c’était des civilisés qui colonisaient des primitifs.
Canaan
Qualifieriez-vous les Omeyyades de primitifs ? Et peut-être avant tout, qu’entendez-vous par primitifs ? Le récit que vous relatez concernant l’Afrique du Nord est assez répandu, en effet. Et la région a retrouvé sa noblesse et a pu se moderniser quand le flambeau a été repris par les dynasties berbères telles que les Almoravides et les Almohades.
Mais le Proche-Orient a nettement évolué sous les Omeyyades qui ont élu pour capitale la grande Damas.
Henry de Lesquen
Il est évident que les conquérants arabes se sont civilisés au contact des peuples civilisés qu'ils avaient colonisés.
Hérésies pontificales
Henry de Lesquen
Le pape Léon XIV n'a pas abrogé la déclaration Fiducia supplicans du 18 décembre 2023 qui autorisait la bénédiction des couples homosexuels et de ce fait des rapports homosexuels eux-mêmes, en contradiction absolue avec l'enseignement du Nouveau Testament et la tradition constante de l’Église. Au contraire, il l'a confirmée. Il est donc hérétique comme son prédécesseur, le sinistre François.
Léon XIV était déjà tombé dans l'hérésie dans son pèlerinage à Nicée, où il avait récité le Credo dans sa rédaction de 325, donc sans le Filioque.
Gandalf le blanc
Il a une tête de métèque, en plus.
Henry de Lesquen
Robert Prévost, devenu Léon XIV, est un octavon.
Thomas
Difficile de croire que ces deux papes soient volontairement hérétiques. Est-ce l'effet d'une coterie homosexuelle au sein de l'Église ou simplement un moyen de ne pas recevoir les foudres des cosmopolites ?
Henry de Lesquen
Bien sûr que si ! François était un fieffé hérétique, je ne sais même pas s'il était vraiment chrétien dans son for intérieur. Et nul doute que Léon XIV approuve vraiment la bénédiction de l’homosexualité.
Benoît
La mésentente sur le Filioque dans le Credo ne relève absolument pas de l'hérésie, preuve en est que les orthodoxes ont toujours été considérés comme schismatiques et non comme hérétiques par la Tradition de l’Église (si ce n'est qu'ils le sont depuis puisqu'ils ne reconnaissent pas les dogmes récents de l'Immaculée Conception ou de l'infaillibilité pontificale par exemple). J'en veux pour preuve qu'avant 325 le Credo était donc récité par l’Église entière sans le Filioque. Cela voudrait dire que l’Église entière était hérétique pendant 300 ans ?
Henry de Lesquen
Sophisme. Les soi-disant orthodoxes sont en réalité hérétiques et c'était bien le sens de la bulle d'excommunication déposée sur l'autel de la basilique Sainte-Sophie en 1054 par le légat du pape, notamment parce qu’ils refusaient d'ajouter le Filioque comme l'avait fait l'Église de Rome en 1014. C'était en effet un nouveau dogme proclamé infailliblement par l'Église comme le serait plus tard, en 1854, l'Immaculée Conception.
Il est vrai que, bien avant Vatican II, les catholiques avaient pris la mauvaise habitude d'appeler les chrétiens byzantins « orthodoxes », comme s'ils n'étaient que schismatiques, mais c'était indéfendable et cela témoignait seulement que le relativisme œcuménique avait déjà commencé à sévir.
William
Ça n'a aucun sens de parler d'infaillibilité pontificale au XIe siècle… L'évêque de Rome n'a jamais eu une primauté absolue de juridiction sur les autres patriarcats de la chrétienté durant le premier millénaire
Il avait une primauté d'honneur à partir du concile de Nicée et certains privilèges (qui ont également été accordés à Constantinople au concile de Chalcédoine), mais rien de plus.
Les autres patriarcats restaient tout de même très autonomes vis-à-vis de Rome, et étaient souvent plus influencés par ailleurs par Constantinople pour des raisons géographiques entre autres (et aussi parce que la ville a été définie comme le nouvelle Rome à Chalcédoine).
L'évêque de Rome a tout simplement voulu se placer au-dessus du concile (inédit dans la chrétienté à l'époque) en essayant d'imposer son Filioque sur les évêchés d'Orient à partir de l'époque de Charlemagne.
Henry de Lesquen
Il ne devrait au contraire pas faire de doute pour un catholique que le concile œcuménique a une autorité supérieure à celle du pape. Ce point a été clairement affirmé par le concile de Constance, seizième concile œcuménique, puis rappelé par le suivant, Bâle-Florence. Le vingtième, Vatican I, bien qu'il ait affirmé l’infaillibilité pontificale, n'a pas pu dire le contraire. Un concile œcuménique est infaillible en matière de foi et de morale et l'on peut tenir que les principes de la constitution de l'Église font partie de la foi. Le principe de la primauté conciliaire a été rappelé dans la déclaration des quatre articles rédigée par Bossuet et adoptée à l'unanimité par les évêques de France en 1682.
Le Credo a été énoncé par les conciles œcuméniques de Nicée I et Constantinople I. Le Filioque a été ajouté au Credo en 1014 par le pape Benoît VIII. Il s'appuyait sur les décisions de conciles régionaux et sur le consentement de la grande majorité des évêques.
Le rejet de l'autorité du pape brise l'unité de l'Église, mais cela ne ferait des chrétiens byzantins, soi-disant orthodoxes, que des schismatiques, alors qu'ils sont en réalité hétérodoxes, autrement dit hérétiques, puisqu'ils ne reconnaissent que les sept premiers conciles œcuméniques, alors qu'il y en a eu quatorze autres. Ils rejettent pour commencer le huitième, Constantinople IV, qui a condamné la trichotomie (corps, âme, esprit) soutenue par Photius et anathématisé celui-ci… dont les chrétiens byzantins ont fait un saint.
Yakitori
Mettre fin à la domination homosexuelle demandera de revenir sur le célibat des prêtres, qui était d'ailleurs la norme pendant un millénaire. Je suis toujours étonné face aux réticences des catholiques sur ce sujet.
C'est pourtant une question de bon sens et d'humanité élémentaire envers les curés que l'on prive de famille, ce qui est inutile et cruel.
Henry de Lesquen
Absurde. Ce ne seraient pas les prêtres homosexuels qui se marieraient…
Canaan
Non, mais ils taperaient sans doute moins dans les gosses. Enfin c’est un autre sujet.
Henry de Lesquen
Absurde encore. On ne voit pas pourquoi non plus les pédophiles le seraient moins quand ils seraient mariés.
Maurice Seclin
Le mariage des prêtres n’était pas « la norme pendant un millénaire », contrairement à ce que fantasment les ignares. On n'a jamais laissé les prêtres se marier. Les seuls prêtres mariés étaient ceux qui étaient déjà mariés avant leur ordination. Et la continence était exigée de leur part en Occident depuis le quatrième siècle. Ils n'avaient donc pas de vie de famille au sens habituel.
Cessez-le-feu en Iran
Stephan
Je crois, cher Henry de Lesquen, que vous avez (malheureusement) perdu votre pari sur la pérennité du cessez-le-feu en Iran, puisque des bombes y sont à nouveau tombées.
Henry de Lesquen
Mon pari s'arrêtait au 23 mai 2026. De plus, la violation du cessez-le-feu n'est pas une rupture. Elle démontre seulement la goujaterie et la fourberie des Yanquis. C'est ainsi qu'en juin 2025, puis en février 2026, ils ont attaqué les Iraniens alors qu'ils étaient en pleine négociation avec eux.
Varia
Maurice Seclin
La gauche a inventé une « fête du travail » lors de laquelle il est… interdit de travailler. Encore une preuve de sa folie !
Le sympathique Pie XII a tâché de rehausser cette fête en la consacrant à la figure de saint Joseph artisan. Je ne crois pas que ça ait réussi à convertir massivement les ouvriers communistes… Je pense qu'il aurait mieux fait de dénoncer solennellement le péché de paresse que la gauche aime tant flatter.
Pierre de Tiremont
François Ruffin est en train d'être vilipendé par toute la gauche mélenchoniste. Il vient de publier une bande-dessinée dont il est le héros et qui met en scène les immigrés d'une manière qui déplaît beaucoup aux militants de LFI. Ce n'est pas la première fois qu'on reproche à Ruffin d'être raciste. On lui reproche aussi d'être sexiste. C'est un vrai collectiviste qui a du mal à s'approprier le combat cosmopolite.





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