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  • Maxence de Touraine

La gauche cosmopolitique pour la pédophilie : négation des valeurs, saccage de l’innocence

Les hommes de droite et les hommes de bien, attachés à la morale, à la famille et à la civilisation, ne peuvent que réprouver la pédophilie.

Le jugement à porter sur ce qui constitue un vice devant la morale et un crime devant la loi semble évident. Psychiatriquement, il s’agit d’une déviance ; moralement, d’une abomination et d’un vice ; juridiquement, d’une inclination pouvant conduire celui qui en est affecté à commettre des délits ou des crimes sexuels dont les victimes sont des mineurs, des enfants (nous verrons que la distinction captieuse entre les deux notions constitue un argument majeur des avocats de la pédophilie).

De prime abord, l’on peine à voir la dimension politique d’un tel sujet. Seulement, dans une société épanouie et saine, où l’endroit et l’envers ne se confondent pas, la question ne fait pas débat. Oui, mais ce n’est pas le cas d’une société ou d’une civilisation (les nôtres) qui sont rongées par une perversion de l’esprit et un détraquement de la conscience : la gauche, et plus particulièrement le cosmopolitisme.

 

Le cosmopolitisme ou le rejet de toute frontière

La gauche, expression idéologique de l’utopie égalitaire, est écartelée entre deux pôles antagonistes : le collectivisme et le cosmopolitisme. Céans, le second nous intéresse au premier chef. Le cosmopolitisme est une idéologie née dans le cerveau de Diogène le cynique aux environs de -350 qui entend transformer la société en carnaval en abolissant non seulement ses frontières physiques et externes, mais aussi ses frontières morales et internes. Il s’agit concrètement d’abattre le mur qui sépare le bien du mal, la beauté de la laideur, la vérité de l’erreur, les valeurs des anti-valeurs... De nos jours, après que l’esprit de Diogène a triomphé lors de la révolution de Mai 68, nous connaissons bien la négation de la distinction entre les sexes (théorie du genre) et de la distinction entre les races (antiracisme). Il nous faut également évoquer la négation d’une autre sorte de frontière, la frontière entre les âges, notamment dans le domaine de la sexualité. En effet, le cosmopolitisme, ou une partie de la mouvance qui en est issue, pousse le vice jusqu’à excuser et même justifier la pédophilie. Avant tout, un peu de perspective historique s’impose.

 

Le mythe de la pédophilie acceptée des Anciens ou le boniment des pervers

Alors que le commun des mortels réprouve moralement la pédophilie et que la loi de la plupart des pays du monde condamne les sévices sexuels sur les enfants, les pédophiles désireux de légitimer leur vice se heurtent à une difficulté de taille. Face à cette aporie, ils doivent ruser et tordre l’histoire des idées, des mentalités et des mœurs à dessein. Lorsqu’un pédophile ou un propagandiste de la pédophilie cherche à justifier son inclination sordide, il s’improvise historien et explique d’un ton docte que la sexualité avec les jeunes gens ne froissait en rien les Anciens de la Grèce ou de Rome. Il est temps de faire justice de ce mensonge éhonté. Ni chez les grands auteurs de l’Antiquité, à l’exception de Platon lorsqu’il défend coupablement son maître Socrate, ni chez les écrivains modernes qui revendiquent leur prestigieux héritage, la pédophilie ne trouve ne serait-ce qu’un commencement de dignité.

L’on connaît bien les « amours socratiques », unissant Socrate et des éphèbes, de très jeunes garçons, souvent impubères. Aujourd’hui, le syntagme est synonyme de pédérastie ou de pédophilie. Les désinformateurs, conscients ou inconscients de servir l’ignoble cause de la pédophilie, tentent de nous faire accroire que les sinistres passions de Socrate ne posaient pas l’ombre d’un problème et ne suscitaient pas le moindre élan de condamnation. Pourtant, c’est ignorer ou démentir l’histoire réelle. L’« Académie », secte de Platon, fidèle épigone de Socrate, réécrivit avantageusement le procès de ce dernier. En effet, il était question de réduire le procès en perversion de la jeunesse à sa dimension morale : Socrate se fût contenté de professer une doctrine subversive incitant les jeunes gens à se détourner des dieux de la cité. Voilà pourquoi il eût été condamné à ingérer la ciguë, poison bien connu. Il serait spécieux d’ôter à l’accusation en perversion de la jeunesse toute acception sexuelle. Il ne fait pas l’ombre d’un doute que le tribunal, avisé, réprouva les infâmes mœurs du penseur et qu’il le condamna en vertu de cette raison. Où l’on voit que l’histoire des idées peut être trompeuse et que la renommée d’un auteur (son œuvre fût-elle essentiellement orale) n’est pas toujours proportionnelle à sa qualité intrinsèque, qu’elle soit intellectuelle ou morale.

Platon, dans son Symposium, sembla revenir à la raison et rejeta enfin explicitement la pédophilie. En effet, il y fit parler Pausanias, convive d’un banquet, qui reprocha à ceux qui aiment les êtres impubères de surprendre leur jeunesse et de profiter de leur crédulité pour les duper et les abuser avant de les abandonner, estimant que la loi devrait condamner sans équivoque les rapports avec de trop jeunes garçons. Dans les Lois, l’une des plus grandes figures de la philosophie ancienne réaffirme sans ambages l’incapacité morale de l’enfant en matière d’amour.

À sa suite, Aristoxène de Tarente pensait que plus l’individu apprend tardivement les choses de l’amour et de la sexualité, mieux c’est, et même qu’il faut empêcher l’enfant de chercher à avoir des rapports sexuels, voire de savoir ce dont il s’agit, avant l’âge de vingt ans. Ce seuil moral très élevé permet de balayer bien des sophismes qu’alignent les ignobles apologistes de la pédophilie.

 

Les philosophes modernes contre la pédophilie

Effectuons un bond dans le temps et penchons-nous sur les écrits de deux auteurs : Michel de Montaigne (XVIe siècle) et Charles de Montesquieu (XVIIIe siècle). Le moins que l’on puisse dire est que l’un et l’autre ne firent pas peu dans le sens de la subversion. Pourtant, jamais ils ne s’abaissèrent à offrir une caution au détournement des innocents.

Dans ses Essais, le premier déplora le non-respect de « l’âge de choix et de connaissance » en amour.

Dans son Esprit des lois, le second se scandalisa qu’une loi en Angleterre eût permis à une fille de dix ans de se marier : « Cette loi était choquante de deux manières : elle n’avait aucun égard au temps de la maturité que la nature a donné à l’esprit, ni au temps de la maturité qu’elle a donné au corps. »

 

La pédophilie comme avatar de la mixité selon les 68ards

Dans le cadre de la révolution cosmopolitique de 1968, de nombreux esprits subversifs jugèrent opportun de soutenir la cause de la pédophilie : ils réclamaient, entre autres, la disparition de la majorité sexuelle, ce qui serait revenu dans les faits à légaliser les rapports sexuels entre adultes et enfants.

Nos lecteurs avertis se remémoreront le jour du 26 janvier 1977, lorsque le quotidien Le Monde, que nous proposons de rebaptiser L’Immonde, publia une pétition réclamant la relaxe de trois individus, maintenus en détention préventive pour des délits sexuels commis contre des mineurs. Le plus stupéfiant fut que les prétendues « grandes consciences » de l’époque, toutes de gauche, se précipitèrent pour signer des deux mains ladite pétition et réclamer l’abaissement, sinon l’abolition, de la majorité sexuelle. Citons les noms les plus fameux : Louis Aragon, Roland Barthes, Simone de Beauvoir, Jean-Louis Bory, Betrand Boulin, François Chatelet, Patrice Chéreau, Gilles Deleuze, Jean-Pierre Faye, André Glucksmann, Félix Guatarri, Bernard Kouchner, Jack Lang, Danielle Sallenave, Jean-Paul Sartre, Philippe Sollers.

Une autre revue à grand tirage s’illustra dans l’horreur. Guy Hocquenghem, journaliste de Libération, militant homosexuel mort du SIDA en 1998 (petit-fils de Gustave Joseph Hocquenghem, époux d’Alice Meyer, fille de Charles Meyer et de Rosalie Lévy), précisa en 1978 sur un plateau de télévision la manière dont il imaginait « l’amour en l’an 2000 ». En l’occurrence, le terme « amour » dénote aussi bien, si ce n’est plus, la sexualité que les sentiments. Voici l’évolution que notre intellectuel de gauche appelait de ses vœux :

« Si l’on parle de l’avenir qu’on souhaite, en tout cas, on peut dire qu’on espère qu’il tend à une mixité croissante, à des relations de plus en plus mixtes, c’est-à-dire entre enfants et adultes, des relations entre gens de même sexe, aussi bien que de sexes différents, et entre des gens de races différentes également. » (source : https://youtu.be/eUJWhaJ_EuE, consultée la 25 juin 2022)

Nous sommes consternés de voir que le militant de la révolution sexuelle situait sur le même plan la pédophilie, l’inversion (homosexualité) et le métissage, comme si ces trois comportements se valaient. Quoi que l’on pense des deux derniers, ils relèvent de la liberté individuelle tant qu’ils impliquent des personnes majeures et consentantes.

En revanche, la pédophilie, c’est-à-dire les sévices que l’on inflige à un enfant, être innocent, répugne aux honnêtes gens et ne saurait trouver sa place dans une cité saine et équilibrée. Allons plus loin dans l’analyse : si l’on peut supposer que le sinistre Guy Hocquenghem, proche en d’autres temps du gourou de la prétendue « Nouvelle Droite » (PND), Alain de Benoist (source : https://www.revue-elements.com/liberation-alain-de-benoist-faiseur-de-droites/, consultée le 25 juin 2022), qui soutint Gabriel Matzneff et excusa la pédophilie (nous y reviendrons plus bas), se livrait à un plaidoyer pro domo, puisqu’il assimilait la banalisation de la pédophilie à la progression de la « mixité », dont il paraissait épris, il ne faut pas sous-estimer pour autant la dimension idéologique de l’action qui était la sienne.

 

Quand les trois Alain volent au secours de Gabriel Matzneff

L’affaire Matzneff-Springora fut un coup de tonnerre dans le ciel de la société française. Elle permit de mettre sur la table le sujet de la pédophilie, et, pour la droite, non seulement d’en dénoncer l’abomination, mais également de mettre en lumière ses liens avec la gauche. Rappelons les faits : en décembre 2019, l’éditrice Vanessa Springora décrivit dans son livre-témoignage Le Consentement l’expérience malheureuse qu’elle connut à l’âge de quatorze ans, quand cette fille de parents divorcés et d’une mère influencée par les balivernes libertaires et psychanalytiques de son temps fut séduite, détournée, manipulée et souillée par le satyre Gabriel Matzneff. Il ne restait plus qu’à la droite de saisir la balle au bond et de vilipender le pédophile et la pédophilie en général, de prendre le parti de la victime face au bourreau, de défendre la morale contre le vice. Oui, mais les choses ne sont pas malheureusement si faciles, et il fallait compter sur les trois Alain (de Benoist, Finkielkraut, Bonnet dit Soral), qui jouissent d’une certaine influence à droite, pour se déshonorer.

Comme cela a été dit plus tôt, Alain de Benoist ne rougit pas d’avoir étroitement collaboré avec les gauchistes de Libération, dont l’avocat de la pédophilie Guy Hocquenghem, mais sa compromission ne s’arrête pas là. Le gourou du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (GRECE) garda « religieusement » le silence pendant l’affaire, en vérité tenu par sa prédilection pour l’ogre Matzneff. Dans un article de la revue Éléments au titre suffisamment élogieux pour être révélateur « L’archange Gabriel », Alain de Benoist tomba le masque et révéla au grand public sa tendresse pour les pédophiles et la pédophilie :

« [Il] me semble, selon mon échelle de valeurs personnelles, qu’il est plus “scandaleux” de regarder les jeux télévisés, de jouer au Loto ou de lire Le Meilleur, que d’avoir la passion des fesses fraîches, des émotions naissantes et des seins en boutons. Bien des imbéciles se sont horrifiés de la publication des Moins de seize ans. Que des adultes qui admettent fort bien que leur progéniture s’abrutisse des journées entières devant des machines à sous ou des téléfilms débiles, tremblent à l’idée que leur fille, plutôt que de passer son temps avec des crétins de son âge, puisse coucher avec un écrivain “qui pourrait être son père” et tomber dans les rets de ce suborneur de Gabriel, me fait, quant à moi, plutôt éclater de rire. »

Infect éclat de rire du cosmopolite riant de tout et responsable de rien, méprisant davantage le vulgum pecus que les violeurs d’enfants. Ce constat suffit à renvoyer la prétendue « Nouvelle Droite » (PND) dans les poubelles de l’histoire intellectuelle.

Alain Finkielkraut, de son côté, nous avait accoutumés de longue date à défendre la pédophilie. Dans Le Nouveau désordre amoureux, co-écrit avec Pascal Bruckner, l’académicien (l’Académie de Richelieu, cette fois-ci) déclara sa flamme au pédophile confirmé et autoproclamé Tony Duvert et à ses récits criminels qui, selon le philosophe, devraient moins susciter l’opprobre que l’admiration et l’imitation :

« La subversion, si l’on y croit encore, ce serait de nos jours moins l’homosexualité que la pédérastie, la séduction des “innocents” (d’où le scandale que provoquent les livres de Tony Duvert alors qu’ils devraient stimuler, susciter des vocations, dessiller les yeux). »

Dans Au coin de la rue, les mêmes auteurs enfoncent le clou :

« Regrettez-vous ces temps barbares et lointains où la foi faisait violence à l’amour ? Désirez-vous connaître l’intensité des passions impossibles ? Une seule solution : éprenez-vous d’un(e) enfant. »

L’injonction répugne autant que la façon dont Alain Finkielkraut chercha à excuser les pédophiles Gabriel Matzneff et Olivier Duhamel, invoquant systématiquement le même sophisme : la distinction entre enfance et adolescence, pourtant caduque devant la loi (un mineur étant un individu de moins de quinze ans, quel que soit son état physiologique), qui tend à réduire l’homme à ses fonctions vitales. Ce n’est pas parce qu’une fillette a bien tôt ses premières menstruations qu’elle est sexuellement disponible pour des hommes d’âge mûr, ni pour quiconque d’ailleurs. Il est du devoir de l’État, de la société et de la famille de la protéger des griffes des monstres pour qui Finkielkraut semble avoir toutes les indulgences. Cependant, à l’Académie française, il n’était pas le seul à juger favorablement l’ogre Matzneff. À cet égard, citons Jean d’Ormesson, qui s’exprimait en 1993 dans Le Point en ces termes : « Notre ami Gabriel parle un joli français. À voir le nombre des enfants qui sont pendus à ses basques, on se dit que rien n’est perdu pour notre langue bien-aimée. » L’on se retient de vomir.

Vient ensuite Alain Bonnet dit Soral. À ce sujet, je ne saurais trop vous renvoyer à l’article consacré à son sujet par Henry de Lesquen sous le titre suivant : « Pédophilie : comment Soral a soutenu Matzneff » (à lire sur le site lesquen.fr).

 

Renaud Camus, défenseur pas si in-nocent de la pédophilie

Renaud Camus a beau se dédouaner par tous les moyens possibles, il excusa et justifia la pédophilie à plusieurs reprises au moment où la mouvance cosmopolitique issue de Mai 68 s’y adonnait volontiers. Dans le numéro 59 de la collection L’Infini, tenue par Philippe Sollers, il écrivait : « Si la sexualité, comme je crois, n’a strictement rien de répréhensible en soi, on ne voit pas pourquoi elle le serait chez les enfants, ou avec les enfants. » Le sophisme est ahurissant : si, bien entendu, la sexualité n’est pas en soi condamnable, il est absurde de prétendre que toutes les formes de sexualité se valent et qu’il n’en existe pas certaines particulièrement haïssables… dont la sexualité avec les enfants, encore plus préjudiciable que la sexualité sur des animaux (zoophilie) ou des défunts (nécrophilie).

Dans ses Notes achriennes (1982), il écrivait encore : « Le plaisir sexuel, qu’il s’éprouve à 14 ans, ou à 9 ans, ou à 3, ne trouve en ma conscience aucun censeur. » L’on se demande bien pourquoi un homme d’âge mûr devrait se préoccuper des pulsions d’un enfant en bas âge…

Par ailleurs, au cas où l’on aurait encore un doute quant à sa bienveillance envers la pédophilie, il faut lire ces quelques lignes de ses Vaisseaux brûlés qui suffisent à achever la démonstration :

« Les enfants sont le dernier bastion de la haine du sexe. Autant dire qu’il est farouchement protégé. Pourtant, si on pensait vraiment que le sexe est tout à fait innocent ; si on était tout à fait convaincu, comme je le suis, que par essence il est tout entier du côté de la douceur, de la bienveillance, de la gentillesse, de l’humour, et bien sûr de la plus complète liberté de chacun ; si on acceptait de l’envisager comme un des plus grands bonheurs de la vie, certes, mais aussi comme l’un des rapports humains les plus riches, les plus complexes, les plus chargés de civilisation et de sens ; si on croyait vraiment tout cela, que l’on dit croire, mais que l’on ne croit pas sérieusement, la preuve, on ne trouverait pas si monstrueux que des adultes initient des enfants à ces plaisirs-là, pourvu qu’il s’agisse de plaisirs, et véritablement de liberté. »

Exprimons-nous sans faux-fuyant : Renaud Camus fit l’apologie de la pédophilie et ne la condamne toujours pas. Au nom de l’« in-nocence », fallacieux concept qui recouvre l’indicible, il appela de ses vœux la libération du désir des enfants des entraves de la famille et de la société. L’apologie de la pédophilie est définitivement un avatar de la subversion cosmopolitique.

 

Conclusion

En désacralisant l’innocence et l’enfance, en vantant des comportements délictueux, voire criminels, en portant aux nues l’un des pires vices de l’humanité, le cosmopolite, immoraliste invétéré, inflige un coup de taille à la morale, à la famille et à la civilisation, tous biens que nous, hommes de droite, ennemis des cosmopolites, chérissons. L’apologie de la pédophilie s’inscrit donc dans un système, lequel porte un nom : le cosmopolitisme, ou idéologie cosmopolitique.

Ce sujet crucial, par lequel nous constatons les progrès de la saine réaction (aujourd’hui, la pédophilie fait scandale et est presque unanimement condamnée), nous permet de faire le tri entre les défenseurs et les ennemis de la civilisation, entre les véritables pourfendeurs de la décadence et les hypocrites qui l’alimentent en dupant les hommes de droite et en se faisant passer pour ce qu’ils ne sont pas.


Maxence de Touraine

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