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Émeutes, pillages, saccages : diagnostic et solutions

il y a 15 heures
19 min de lecture

Les troubles que la France a connus en 2026 et qui ont culminé le samedi 17 octobre avec des pillages de centaines de magasins et le saccage d’édifices publics, notamment l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges, étaient parfaitement intolérables. Tout le monde en convient, mais, à notre connaissance, personne n’a vraiment pris la mesure de la situation, analysé les vraies causes, proposé les solutions qui devraient s’imposer à tous les honnêtes gens. Il faut d’abord souligner que ce n’était pas la première fois, loin de là, que l’on assistait à de tels désordres, bien qu’ils aient pris cette fois-ci une dimension exceptionnelle qui a provoqué la stupéfaction dans le monde entier.

On a déjà connu de terribles émeutes raciales, en 2005, lorsque deux jeunes abrutis, Zyed et Bouna, l’un arabe tunisien, l’autre mandingue mauritanien, qui avaient tenté de cambrioler un chantier, qui étaient poursuivis par la police et qui avaient cru intelligent de se cacher dans un poste électrique à haute tension, s’étaient électrocutés. Ou, en 2023, quand un jeune voyou algérien nommé Nael, qui avait pris la fuite au volant d’une voiture et avait tenté d’écraser un policier, a été tué d’une balle par celui-ci. Ou encore, en 2026, quelques mois avant les émeutes d’octobre, quand une équipe de balle au pied dite française, mais formée exclusivement d’allogènes, avait gagné une partie et que ses soutiens, tout aussi allogènes qu’elle, s’étaient répandus dans les rues de Paris et notamment sur les Champs-Élysées en saccageant les magasins.

Il devrait être évident, pour toute personne sensée, que cette succession d’événements signe la carence de l’État français, dirigé depuis des lustres par des cosmopolites incapables que leur idéologie, autant que leur incompétence, ont rendu impuissants, et qu’il est indispensable d’en tirer les conclusions lors de la prochaine élection présidentielle, prévue pour les dimanches 18 avril et 2 mai 2027. Nous allons ici, pour notre part, établir le diagnostic en analysant sans complaisance les cinq causes de ces débordements insupportables et proposer les remèdes qui permettront d’en finir avec ce chaos.


I. Diagnostic


1. Le poids de l’immigration

En dehors évidemment de nos propres commentaires, il a fallu que la vérité sur le poids de l’immigration dans les émeutes nous vînt de l’étranger. Certains dirigeants européens, au vu de ce qui se passait en France, ont demandé, mieux vaut tard que jamais, que la politique de l’immigration fût durcie. Mais le message le plus net est venu de Moscou et surtout de Washington, où le président Donald Trump et le vice-président J. D. Vance ont répété que les pays d’Europe occidentale allaient à leur perte s’ils continuaient à subir sans réagir l’invasion migratoire.

Auparavant, tous les commentaires (sauf les nôtres !), qu’ils vinssent des politiques ou des journalistes, émasculés par le cosmopolitiquement correct, tétanisés par la crainte d’être traités de racistes, laissaient l’immigration dans leur angle mort. Il a fallu attendre le lundi 19 octobre pour que, dans un bel éditorial du Figaro, Yves Thréard mentionnât enfin le poids de l’immigration.

Il est de fait que la très grande majorité des casseurs et des pillards étaient des « immigrés », qu’ils fussent nés à l’étranger ou en France, autrement dit des allogènes ou allochtones, de religion musulmane, de race congoïde, ou des deux à la fois, et non des Français de sang. Il faut d’ailleurs savoir que la religion musulmane divise la planète en deux parties, le dar el islam, domaine de la soumission à Allah, et le dar el harb, le domaine de la guerre, et que la France se situe dans le second. Par conséquent, un musulman peut estimer que ce n’est pas un péché de piller dans notre pays et même qu’au fond c’est un acte de guerre béni par Allah… Quant aux noirs venus d’Afrique ou des Antilles, même s’ils sont animistes ou chrétiens et non musulmans, ils ont souvent adopté le récit antifrançais sur les prétendus crimes de la colonisation ou de la traite négrière, qui leur ouvrirait en quelque sorte un droit à réparation…

Il y a cependant une raison prévalente à la dimension fortement allogène des émeutes d’octobre 2026, c’est que, comme l’a dit Michel Leroy, ancien secrétaire général du Club (devenu Carrefour) de l’Horloge, « les sociétés multiculturelles sont multiconflictuelles », formule reprise notamment par Bruno Retailleau, candidat à la présidentielle, mais qui ne paraît pas en avoir tiré toutes les conséquences. Mais aussi, toujours du même auteur, que « les sociétés multiraciales sont multiracistes ».

Nous y avons ajouté pour notre part la « loi d’hétérogénéité-violence » : toutes choses égales d’ailleurs, plus une société est hétérogène, plus elle est violente. C’est ainsi que le sous-continent indien, qui est la région la plus hétérogène du monde, qu’il s’agisse de la race, de la religion, de l’origine, de la culture ou de la langue (plus de mille), est aussi la plus violente (c’est bien pourquoi c’est là que l’on a inventé la « non-violence » !). Les pays d’Amérique latine, où les indigènes, qui sont de race mongoloïde, cohabitent, quand ils n’ont pas été éliminés, avec des caucasoïdes venus d’Europe et des congoïdes venus d’Afrique, sont aussi très violents. De même, la criminalité a tendance à être très forte aux États-Unis, surtout dans les quartiers noirs.

Victime déjà du grand remplacement dans de nombreux quartiers ou villes, comme Trappes ou Saint-Denis, la France est en passe de rejoindre les taux de criminalité du Nouveau Monde, à moins d’une réaction républicaine contre l’invasion migratoire.


2. L’impunité des casseurs

L’ordonnance du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante, qui a été remplacée le 20 septembre 2021 par le code de la justice pénale des mineurs, a établi en pratique, sous prétexte de substituer l’éducation à la répression, un régime d’impunité pour les mineurs coupables de délits ou même de crimes. On ne les punit plus, on les gourmande… Elle débutait par cette belle formule, aussi élégante que niaise et pernicieuse : « La France n’est pas assez riche d’enfants pour qu’elle ait le droit de négliger tout ce qui peut en faire des êtres sains ». L’enfer est pavé de bonnes intentions : toute personne saine d’esprit sait bien qu’il n’y a pas d’éducation sans punition et que l’on n’a aucune chance de faire des enfants des « êtres sains » s’ils ne sont pas punis pour les fautes qu’ils ont commises. La création d’une justice spécialisée pour les mineurs était une lourde erreur. Les tribunaux de droit commun étaient parfaitement capables de tenir compte des circonstances atténuantes attribuables à la jeunesse et au manque de maturité, comme ils l’avaient toujours fait auparavant.

Lors des émeutes lycéennes, au moins 85% des individus interpellés par les forces de l’ordre, policiers ou gendarmes, étaient des mineurs. Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, qui est lui-même un allogène d’origine espagnole comme son nom l’indique, s’est targué du nombre d’interpellations, soit plus de dix mille. Sauf qu’ils sont quasiment tous repartis tranquillement chez eux après quelques heures, éventuellement après un jour ou deux, de garde à vue. Il est clair que seule une infime proportion des casseurs sera punie comme ils le devraient. Pourquoi se gêner, dès lors que l’on ne risque rien, ou pas grand-chose et que, si l’on est arrêté, on en fera un titre de gloire auprès des filles du quartier ?

L’ordonnance de 1945 relative aux mineurs a précédé de trente-six ans la victoire totale de la doctrine de Marc Ancel dite de la « défense sociale nouvelle », bien mal nommée au demeurant, car elle vise à paralyser la défense de la société contre le crime, sous le triptyque « prévention, individualisation, insertion ». De prévention ou d’insertion il n’y a point, ce n’étaient que des mots. L’individualisation, en revanche, est bel et bien entrée en application, en autorisant les magistrats à juger à la tête du client, selon ses sentiments, réels ou supposés, selon ses origines, son équation personnelle, plutôt que sur ses actes. C’est le facteur essentiel, ajouté à l’immigration, qui explique la montée de la délinquance ou de la criminalité en France. En effet, ceux qui violent la loi savent qu’ils prennent le risque d’être condamnés s’ils sont pris, mais il est dans leur nature d’aimer ce genre de risque. Les criminologues anglophones disent que ce sont des risk-takers, mot à mot des « preneurs de risque ». Ils sous-estiment le risque d’être arrêtés, ils surestiment les chances d’échapper à une condamnation, sachant que les jugements sont arbitraires en vertu de ce calamiteux principe d’individualisation de la peine. C’est à Robert Badinter, nommé ministre de la justice en 1981, qui méritait bien mal de porter ce beau titre et qui se disait « fils spirituel » de Marc Ancel, que l’on doit la démolition du droit pénal français. Elle s’est poursuivie jusqu’à l’adoption en 1994 pendant la deuxième cohabitation, François Mitterrand étant président de la république,, Édouard Balladur, homme politique dit de droite, étant premier ministre, du nouveau code pénal qui a remplacé celui de 1804. L’horrible Badinter, qui s’était illustré comme avocat en parvenant à faire échapper à la guillotine l’assassin d’un malheureux petit garçon, s’est empressé d’abolir la peine de mort : pour les assassins, bien sûr, pas pour leurs victimes, que cette loi a assassinées une seconde fois. Il a supprimé les quartiers de haute sécurité où étaient enfermés les criminels les plus dangereux. Il a entamé une politique « d’humanisation » des prisons qui permet aujourd’hui aux détenus de jouir de toutes sortes d’avantages dont leurs prédécesseurs étaient privés légitimement. On a créé un « contrôleur général des lieux de privation de liberté », autorité administrative indépendante dont le titulaire est Pierre Coppey et qui est en fait un promoteur de l’allégement des peines. Il en résulte que la peine de prison est devenue bien moins dissuasive pour les criminels endurcis… qui se font même parfois livrer de la drogue par des drones. On dispense en outre de nombreux condamnés de l’exécution de leur peine en les autorisant à rester chez eux moyennant le port d’un bracelet électronique à la cheville et, comme on sait, Nicolas Sarkozy, la pire fripouille de la république, en a bénéficié en ne restant que quelques jours à la Santé. On a institué un juge d’application des peines qui s’emploie surtout à ce qu’elles ne soient pas appliquées. On remplace les petites peines de prison par des travaux d’intérêt général. On peut même échapper au procès en acceptant un stage de rééducation digne de la Corée du nord si l’on s’est rendu coupable d’un délit d’opinion au titre de l’une des deux lois scélérates que sont la loi Pleven du 1er juillet 1972 et la loi Gayssot du 13 juillet 1990 (nous en avons bénéficié nous-même pour avoir écrit : « La lutte des races a remplacé la lutte des classes »…).

S’agissant des casseurs qui s’illustrent en marge des manifestations, même les individus majeurs ne risquent pas grand-chose dans cet univers pénal surréaliste hérité des réformes de 1945, 1981 et 1994. Si jamais ils sont jugés, ils auront peut-être la chance de tomber sur des membres du syndicat de la magistrature, lequel s’est illustré en dénonçant les violences policières et en imputant les désordres aux excès de la répression. Convaincus d’avoir pillé un magasin, ils pourront invoquer le « délit de besoin » théorisé par ledit syndicat. Si l’impunité n’est pas totale, le fait est qu’elle est la règle et que la punition est l’exception.


3. La timidité des forces de l’ordre

Le ministre de l’intérieur, les préfets et les policiers ou gendarmes sont tétanisés, non sans raison, par la peur de la bavure, réelle ou supposée, susceptible d’être exploitée pour déclencher une recrudescence des émeutes. La mort d’un simple manifestant ou même celle d’un casseur ou pillard patenté deviendrait d’un seul coup la victime emblématique de la violence policière, comme le furent Zyed, Bouna ou Nael. On assiste donc à des scènes incroyables de policiers qui restent l’arme au pied devant des casseurs qui détruisent la vitrine d’un magasin pour le piller et qui repartent tranquillement avec leur butin.

Le martyre a toujours été le moteur des grandes causes, comme celui des mauvaises. « Sanguis martyrum, semen christianorum », le sang des martyrs est la semence des chrétiens, disait Tertullien. En effet, l’héroïsme de ces saints martyrs qui refusaient d’abjurer leur foi même sous la torture a grandement contribué à l’essor du christianisme sous l’empire romain. Dans un autre registre, le suicide d’un vendeur ambulant tunisien, Mohamed Bouazizi, poussé au désespoir, qui s’était immolé par le feu devant le siège du gouvernement, a été le facteur déclenchant de ce que la propagande venue de l’extérieur, orchestrée par la CIA et la Fondation Open Society (« société ouverte ») de George Soros, a appelé les « printemps arabes ». Ceux-ci ont fait tomber des dictateurs à bout de souffle en Tunisie et en Égypte et ont livré à l’anarchie la Libye, le Yémen ou la Syrie. On a exploité plus récemment la mort d’une malheureuse jeune fille kurde qui était en garde à vue parce qu’elle ne portait pas le voile pour tenter de faire tomber le régime de la république islamique. On pourrait multiplier les exemples, notamment lors des nombreuses « révolution de couleur » orchestrées un peu partout par les mêmes (la CIA et Soros), dont les printemps arabes étaient une réplique.

En France, ces martyrs de pacotille que furent Zyed, Bouna ou Nael, ont favorisé la formation d’un front de l’immigration contre la France. Le fait qu’une grande partie des allogènes qui sont en France, peut-être la majorité, n’hésitent pas à prendre fait et cause pour des délinquants contre l’État français montre éloquemment qu’à défaut d’assimilation l’intégration n’est qu’un vain mot, une supercherie, et que l’invocation de cette utopie se traduit dans les faits par la désintégration de la France.


4. L’action de l’extrême gauche

L’action des mouvements d’extrême gauche, anarchistes ou trotskystes, comme la Jeune Garde, qui a tué le malheureux Quentin à Lyon, sans oublier les fameux « Black Blocs » » venus souvent de l’étranger, a été dénoncée à juste titre par le gouvernement, de même que leurs liens avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise (LFI). Le nom de cette formation politique est tout un programme. Elle ne se soumet pas à l’autorité de l’État et elle invite les allogènes de cette « Nouvelle France » qui ne serait plus la France que de nom et qu’elle veut former sur les décombres de notre patrie, à la rébellion et à la révolution. Mélenchon a encouragé les émeutes en dénonçant les prétendues « violences policières » et en accusant la répression, en réalité beaucoup trop timorée, d’être responsable des violences, lesquelles seraient avant tout policières. Il est difficile de mentir aussi effrontément.

Cependant, ne nous y trompons pas, ce n’est pas l’extrême gauche qui a créé la contestation des lycéens, pas plus qu’elle n’avait créé le mouvement des Gilets jaunes, né à droite en novembre 2018 et dont elle avait réussi à s’emparer. Le soulèvement des lycéens a d’abord été un mouvement spontané favorisé par les réseaux sociaux, avec la création d’une multitude de groupes sur Instagram ou TikTok. Les premières manifestations ont fait boule de neige par la force de l’imitation. L’extrême gauche a soufflé sur les braises, elle a attisé l’incendie, elle ne l’a pas créé. On peut quand même lui imputer la dimension révolutionnaire des événements du 17 octobre, avec l’attaque des bâtiments publics, préfectures, mairies, commissariats et, en particulier, l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges.


5. Le délabrement de l’éducation

La cinquième cause du marasme, c’est le délabrement de l’éducation, à l’école, bien sûr, mais aussi dans la famille.

L’égalitarisme mine l’enseignement depuis le plan des communistes Langevin et Wallon de 1947, mais c’est allé de mal en pis après la révolution cosmopolite de 1968. Le pédagogisme d’inspiration cosmopolite a évacué l’exigence de qualité. On est obligé de rappeler que l’école primaire devrait avoir pour première mission d’apprendre à lire, écrire et compter, que les élèves devraient connaître l’histoire de France plutôt que de rabâcher la Shoah, afin de mesurer la grandeur de notre patrie. Qu’il s’agisse de l’apprentissage de la lecture, bousillé par les méthodes globales ou semi-globales, ou de celui des mathématiques, victime des délires bourbakistes qui veulent faire compter un enfant de sept ans en base n, ou de toutes les autres matières, sans oublier l’introduction de l’aberrante « théorie du genre » au lycée, en 2011, sous Sarkozy, il n’est pas un domaine qui ait échappé aux vandales obscurantistes de l’enseignement égalitariste. Ajoutez à cela le collège unique, le refus de la sélection, le baccalauréat pour tous que l’on trouve aujourd’hui dans une pochette-surprise, on comprend que la France ait rétrogradé en queue de peloton dans le classement PISA. Les lycéens ont donc la hantise de ne pas avoir d’avenir et d’être condamnés au chômage faute de qualification. La mauvaise organisation de ce mammouth ingérable qu’est devenu le ministère dit de l’éducation nationale n’arrange rien. Les « profs » sont absents et ils ne sont pas remplacés. La complexification des filières censée donner les mêmes chances à tous n’arrange rien.

L’égalitarisme qui refuse la sélection et conduit à des classes « inclusives » si hétérogènes qu’elles sont ingérables emporte aussi un refus de l’autorité. Les enseignants ne sont plus des maîtres et ils n’ont plus le droit de punir les élèves. Ils subissent même leur insolence, parfois leur violence, sans parler des menaces de leurs parents. Le poids de l’immigration tire le niveau vers le bas et contribue au chaos scolaire, mais le délire pédagogiste aurait suffi à détruire l’école dans une société qui serait restée homogène.

Pleins de ressentiment pour l’absence de débouchés, ayant perdu le sens de la discipline et de l’autorité, la masse des lycéens était devenue une matière inflammable que les aberrations de l’administration de l’enseignement public, dont ParcourSup semble le sommet, ont poussé à bout. Leur mécontentement était légitime, mais leurs revendications étaient floues, sauf quand ils demandaient que les enseignants absents fussent remplacés, et ne justifiaient en aucun cas le déchaînement des violences. La disparition de l’autorité les a privés du sens de la responsabilité et ils se sont crus tout permis, même de brûler leur lycée.


II. Solutions


1. Le remède à l’immigration

Le remède à l’immigration a deux horizons : à long terme et à court terme.

La solution à long terme viendra de la réémigration (le terme est plus français que « remigration »). Elle doit concerner les allogènes qui ne se sont pas assimilés à la communauté nationale. Outre les immigrés illégaux, qui ne doivent plus avoir ni logement ni emploi ni soins, sauf en cas d’urgence, et qui, dans ces conditions, seront conduits à quitter la France d’eux-mêmes et qui seront éventuellement expulsés manu militari, la réémigration concernera donc les étrangers résidant en France, y compris, après le Frexit, lorsque la France aura quitté l’Union européenne, les ressortissants des pays européens, mais aussi les Français de papier, qui seront déchus de la nationalité française, en particulier les binationaux qui refuseront de rompre l’allégeance envers le pays d’origine. Nous proposons une simple inversion de signe des flux migratoires. Au lieu que la différence des entrées et des sorties soit positive, à hauteur d’au moins +200.000 par an, elle sera négative, à -200.000. Ainsi, en dix ans, la population immigrée aura diminué de deux millions. Cela suffira à la faire passer en-dessous du seuil de tolérance dans bien des quartiers, en attendant que cela soit réalisé partout en France.

Dans l’immédiat, la politique de réémigration changera les mentalités des masses immigrées qui prendront conscience de leur statut d’hôtes de notre pays. Chaque immigré saura qu’il n’a pas un droit inaliénable à rester chez nous et qu’il a donc intérêt à en respecter les lois. À se tenir à carreau. Le nouvel état d’esprit qui en résultera contribuera à la pacification des banlieues concédées à l’immigration. Il facilitera le rétablissement de l’ordre public dans les quartiers abandonnés aujourd’hui à la racaille, dans les zones de non-droit où sévissent impunément, au vu et au su de la police, les « points de deal », de distribution de la drogue.

Cette grande politique de l’immigration suppose que la France recouvre sa souveraineté pleine et entière. Le « Frexit juridique » que nous proposons de réaliser sans attendre le Frexit proprement dit, signifie qu’après la modification de l’article 55 de la constitution la loi française redeviendra supérieure aux traités conclus antérieurement, et notamment à celui de l’Union européenne, alors même que la France continuerait à en faire partie. Il faudra du même coup dénoncer la convention européenne des droits de l’homme et récuser en conséquence l’autorité de la cour européenne des droits de l’homme, ainsi que la convention de Genève sur les réfugiés. L’asile ne doit plus être un droit, mais une faveur accordée par le gouvernement en toute indépendance, sans que les tribunaux aient à en connaître.

Il faudra aussi mettre au pas le conseil constitutionnel. Songez qu’il a osé invoquer le principe de fraternité pour disculper un traître à la nation qui avait aidé les immigrés illégaux, ces envahisseurs, à passer la frontière. Il faudra donc modifier la constitution pour, d’une part, interdire au conseil constitutionnel d’invoquer des principes tirés de son idéologie cosmopolite qui ne figurent pas explicitement dans le texte constitutionnel ; d’autre part, en instituant une procédure de passer-outre pour qu’il n’ait pas le dernier mot : à la demande du président de la république, le gouvernement pourra proposer une motion visant à annuler ou réformer la décision du conseil constitutionnel et qui devra être adoptée par les deux chambres selon la même procédure que la motion de censure.


2.1 La punition des mineurs

Il faut en finir avec l’impunité des mineurs. La réaction républicaine consistera pour l’essentiel à en revenir au statu quo ante après abrogation du code de la justice pénale des mineurs qui a succédé à la funeste ordonnance de 1945. Il n’y aura plus de tribunaux spécialisés pour les mineurs et ceux-ci pourront être placés dans des maisons de redressement. Leur rééducation passera par la punition. Ils seront tenus a priori pour responsables de leurs actes. On ne se contentera donc pas de ramener la majorité pénale de dix-huit à seize ans, on effacera cette notion dangereuse qui nourrit l’impunité des mineurs.


2.2 La restauration du droit pénal

On ne pourra sans doute pas reprendre tel quel le code pénal de 1804, remplacé par le code badintérien de 1994, mais on pourra en garder les principes pour l’essentiel. On pourra aussi s’appuyer sur la loi sécurité-liberté inspirée par le professeur Jean-Claude Soyer et adoptée en février 1981 juste avant l’élection de Mitterrand, loi que Badinter s’est empressé de vider de son contenu.

Il faudra commencer par rétablir la peine de mort. D’abord parce qu’elle est dissuasive : on a calculé qu’une exécution capitale sauvait la vie de plusieurs dizaines de victimes potentielles. Et elle élimine un individu dangereux qui ne pourra pas recommencer. Mais surtout en raison de son enjeu idéologique. Si la gauche cosmopolite s’acharne à ce point pour obtenir l’abolition de la peine de mort, c’est que pour elle, comme pour Jean-Jacques Rousseau, l’homme est naturellement bon. C’est la société qui le corrompt et qui peut en faire un criminel. Celui-ci, au fond, n’est donc pas vraiment responsable des actes pour lesquels il est condamné, c’est la société qui est coupable. En rétablissant la peine de mort, on reviendra à une juste conception de l’homme fondée sur le principe de responsabilité. Si la peine capitale se situe au sommet de la hiérarchie des peines, toutes les peines inférieures en reçoivent leur légitimité, qui n’est pas de soigner un malade, mais de punir un coupable.

La guillotine rappelant fâcheusement les horreurs de la révolution antifrançaise de 1789, qui a saigné et ruiné notre peuple, nous optons pour la corde... Au lieu de « Tout condamné à mort aura la tête tranchée », on écrira dans le code pénal : « Tout condamné à mort sera pendu haut et court ». Il ne faut avoir de pitié que pour les victimes, il est immoral d’en avoir pour les assassins, qui sont des monstres abjects, car c’est prendre une part de responsabilité dans leur crime.

Ensuite, à « prévention, individualisation, insertion », il faut substituer une autre triade : « éducation, expiation, dissuasion ». Il revient d’abord aux parents, ensuite aux professeurs, d’éduquer les enfants en les punissant si nécessaire. Il revient alors aux tribunaux de sévir contre les coupables de délits ou de crimes.

Il faut à cet égard de grands changements. Premièrement, il faut fixer partout des peines-planchers, c’est-à-dire des peines minimums pour tous les délits et les crimes, seuils que les tribunaux ne pourront franchir en adoucissant la peine, dès lors qu’ils auront établi la nature de l’acte poursuivi. Deuxièmement, le sursis doit disparaître à la première récidive. Troisièmement, il ne doit plus y avoir de confusion des peines, qui devront désormais s’additionner. Quatrièmement, on mettra fin à certaines innovations néfastes importées d’outre-Atlantique comme le plaider-coupable ou le droit au silence. Cinquièmement, on supprimera le juge d’application des peines et la faculté d’accomplir sa peine à la maison. Sixièmement, les crimes de sang ou de haute trahison seront imprescriptibles. Septièmement, la légitime défense deviendra un droit absolu, tant pour les particuliers que pour les policiers, gendarmes ou douaniers, débarrassé d’une règle de proportionnalité qui la vide de son contenu ; c’est ainsi que les commerçants pourront ouvrir le feu sur les pillards, les particuliers sur les cambrioleurs qui feront irruption dans leur domicile.

Pour mieux juguler les émeutes, deux règles simples. Primo, tout individu qui aura masqué son visage au cours d’une manifestation (y compris derrière un masque sanitaire !) commettra un délit et pourra être immédiatement appréhendé. Secundo, les forces de l’ordre seront habilitées à ouvrir le feu sur les pillards après un premier tir d’avertissement.

Les détenus ne doivent certes pas subir de traitements inhumains, mais les prisons ne doivent plus être des hôtels trois étoiles et ils ne doivent plus avoir de communication avec l’extérieur, hormis les visites familiales, qui doivent rester sous surveillance. Le poste de contrôleur général des lieux de privation de liberté sera supprimé, d’autant que le principe même d’une autorité administrative indépendante du gouvernement porte atteinte à la démocratie : elle donne du pouvoir à un individu irresponsable. On pourra mettre le « défenseur des droits » dans la même charrette.


2.3 La réforme de la magistrature

La justice doit rester indépendante du gouvernement et du parlement, mais elle ne doit pas l’être à l’égard du peuple. L’élection des magistrats qui se pratique aux États-Unis n’est pas une bonne chose, car elle ne donne aucune garantie ni sur la compétence ni sur l’impartialité des élus. Nous proposons que le conseil supérieur de la magistrature soit, lui, élu par le peuple au scrutin uninominal à un tour pour un mandat de neuf ans renouvelable, un membre élu pour chacune des vingt-six régions qui seraient constituées en regroupant les départements et en supprimant les régions actuelles, la Corse étant rattachée à la Provence. Donc vingt-six membres, ou vingt-sept provisoirement tant que les pays d’outre-mer seront encore tenus pour partie de la nation, ceux-ci étant alors regroupés en une seule circonscription électorale. Le conseil supérieur de la magistrature aura les pouvoirs disciplinaires les plus étendus pour révoquer les magistrats incompétents ou partiaux, ceux qui auront rendu des jugements contre la loi.

Il sera en outre interdit aux magistrats d’appartenir à un syndicat ou à la franc-maçonnerie.


3. La réaction aux désordres

Si les forces de l’ordre font bien leur travail de juste répression, il est inévitable qu’il y ait des victimes, des blessés ou des morts, et même de véritables bavures, parce que les policiers ne sont pas tous exemplaires et que leur mission est difficile. Le gouvernement doit donc avoir une communication efficace pour répondre à la propagande délétère des fauteurs de violence. Il doit afficher un préjugé favorable pour les forces de l’ordre et poser que la légitime défense doit être admise a priori. Il doit noircir le prétendu martyr en rappelant que c’était un délinquant qui avait voulu tuer ou blesser un policier… À cet effet, il faut que les media publics de la radio et de la télévision soient les relais de la juste propagande gouvernementale, qui doit être massive. La loi sur l’audiovisuel public doit poser en principe que celui-ci est la voix du gouvernement.


4. La neutralisation de l’extrême gauche

La liberté d’opinion devrait être totale. On ne peut donc pas interdire les idées de l’extrême gauche, aussi absurdes et néfastes qu’elles soient, notamment pas le marxisme malgré ses cent millions de morts. Le gouvernement ne devrait même pas avoir le droit de dissoudre une organisation, ce qui porte atteinte à la liberté d’association. Il pourrait seulement demander à la justice de le faire si ladite organisation poursuit une action contraire à l’ordre public. Pour autant, dès lors que les membres des groupes d’extrême gauche préparent ou organisent des actes délictueux, il faut les mettre hors d’état de nuire. Il est inadmissible que ce ne soit pas le cas eu égard aux moyens de renseignement qui sont disponibles aujourd’hui.


5. Le rétablissement de l’autorité

L’autorité doit être rétablie, tant dans la famille qu’à l’école. Les parents doivent pouvoir punir leurs enfants. Les maîtres doivent pouvoir punir leurs élèves. Il faut définitivement mettre un terme à la démagogie actuelle en abolissant toutes les lois, règlements, circulaires qui ont porté atteinte à l’autorité légitime des parents sur leurs enfants et des maîtres sur leurs élèves.


*


Les cinq causes du chaos que nous avons analysées ont une source unique, l’idéologie de la gauche cosmopolite. Elle a livré la France à l’immigration, elle a donné l’impunité aux casseurs, elle a tétanisé les forces de l’ordre, elle a toléré l’extrême gauche, dont elle partage l’antiracisme, elle a sapé l’autorité des parents et des maîtres. Les solutions en découlent : dans tous les domaines, il faut prendre le contrepied de tout ce qui s’est fait depuis la révolution cosmopolite de 1968. Alors, l’ordre et la sécurité reviendront et, plus encore, la France sortira de la décadence et connaîtra une nouvelle renaissance. Pensez-y au moment de voter en 2027.

 
 
 

1 commentaire


Chloé Beaud
il y a 13 heures

Ce texte est d'une vérité chirurgicale... Merci.

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