L’antilibéralisme, impasse pour la vraie droite
À lire certains hommes de droite ou prétendus tels, le libéralisme serait la cause de la décadence de la France. Cette accusation cache mal leur incompréhension du concept, voire, et c’est plus grave, des idées collectivistes, donc de gauche. Ces antilibéraux sont nombreux chez certains avocats de la souveraineté nationale : Action Française, Cercle Aristote ou Égalité & Réconciliation. Leur doctrine repose sur l’opposition du nationalisme au libéralisme. La PND, prétendue nouvelle droite, qui troque la nation pour une Europe fantasmée, voit dans le libéralisme un poison qui dilue l’identité des peuples. Or, rien n’est plus faux. L’homme a besoin d’identité et de liberté, et la liberté de l’homme, telle qu’elle est conçue par le libéralisme, se marie parfaitement avec la défense de l’identité nationale. Pour le démontrer, réfutons les contresens les plus fréquents.
Commençons par rappeler ce que disait Pareto dans son Traité de sociologie générale : les discussions politiques sont souvent stériles et interminables parce que le même mot n'a pas le même sens pour les divers interlocuteurs. C‛est le cas pour “libéralisme”. Le mot anglais liberalism désigne la pensée de gauche, socialiste ou cosmopolite, dans l‛anglais des États-Unis. Hayek tenait donc à parler de “libéralisme classique” (classical liberalism), ne voulant pas, à juste titre, laisser le mot, et l‛idéal de liberté qu‛il évoque, à l‛ennemi. En France, le libéralisme est souvent compris comme synonyme de liberté des mœurs, libertinage, immoralisme. La définition que nous entendons est traditionnelle : le libéralisme est la doctrine politique qui pose en principe le droit de propriété et la liberté individuelle pour tous les citoyens. De là découlent toutes les libertés publiques : liberté d‛aller et venir, liberté de réunion, liberté d'association, liberté de la presse, liberté d'opinion, liberté religieuse, liberté de culte, liberté des contrats, laquelle, jointe au droit de propriété, donne la liberté du commerce et de l‛industrie, autrement dit la liberté d‛entreprise. Plutôt que de parler de capitalisme, expression inventée par Marx, et bien que les capitaux soient en effet le corollaire du droit de propriété et la base d'une économie de marché, il vaut mieux parler d‛économie d‛entreprise.
Libéralisme et rationalité
Les critiques du libéralisme aiment à dire que l’homme rationnel ou Homo œconomicus n’existe pas. Aussi, l’optimisation de la vie économique par la concurrence serait impossible. C’est prendre le problème à l’envers, nous dit Hayek : la concurrence ne présuppose pas la rationalité, elle la crée. La concurrence oblige à agir rationnellement pour subsister. Cela ne signifie pas que tous les individus sont parfaitement rationnels, mais que ceux qui le sont davantage ont placé les autres “dans la nécessité de devenir leurs émules.” Il ajoute : “Dans une société où un comportement rationnel confère à l’individu un avantage, des méthodes rationnelles seront progressivement élaborées et se répandront par imitation.”[1] On pourrait alors nuancer, comme Philippe Nemo, l’idée que “l’esprit scientifique moderne aurait été l’invention pure de quelques penseurs grecs”. Il poursuit : "Elle a été aussi et sans doute d’abord le changement d’attitude par rapport au groupe unanime, induit, précisément en Grèce, par les pratiques commerciales”[2]. Il cite Hayek : “Aucune société n’a jamais acquis l’aptitude à la pensée rationnelle systématique si elle n’a d’abord engendré une classe commerçante dans laquelle l’amélioration des outils mentaux procura un avantage aux individus”[3].
Les libéraux ont par ailleurs bien conscience des limites de la rationalité humaine, puisqu’ils s’opposent au néocartésianisme et au rationalisme constructiviste. Autrement dit, ils ont conscience que la raison humaine est limitée et que les sociétés reposent sur des institutions et des pratiques que nous ne pouvons pas totalement expliquer, mais qui sont fécondes et utiles. Autrement dit encore, le libéralisme se fonde sur les traditions, qui sont des savoirs incorporés grâce à un processus de sélection culturelle. Voici pourquoi Nemo écrit que “le véritable rationalisme consiste dès lors à reconnaître la valeur de la connaissance normative transmise par la tradition, malgré son opacité et son irréductibilité à la logique”.[4]
Libéralisme et doctrine sociale de l'Église
À droite, la réticence au libéralisme vient parfois de l’attachement à la “doctrine sociale de l’Église”. À son propos, Henry de Lesquen écrit à raison qu’il est “abusif de parler d’une doctrine sociale de l’Église, car il y en a autant que d’encycliques. Elle a été gentiment corporatiste avec Léon XIII, plutôt fasciste avec Pie XI, et successivement socialiste, puis libérale après l’effondrement de l’URSS, avec Jean-Paul II.”[5] On pourrait ajouter Benoît XVI qui reconnut à son tour l’importance du marché dans Caritas in Veritate.
Le fondement même d’une doctrine sociale de l’Église est bancal. On peut lire dans la Déclaration des quatre articles rédigée par Bossuet et adoptée à l’unanimité par les évêques de France en 1682 : “Que saint Pierre et ses successeurs, vicaires de Jésus-Christ, et que toute l’Église même, n’ont reçu d’autorité de Dieu que sur les choses spirituelles et qui concernent le salut, et non point sur les choses temporelles et civiles ; Jésus-Christ nous apprenant lui-même que son royaume n’est point de ce monde ; et, en un autre endroit, qu’il faut rendre à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu.” On peut ajouter que Jésus-Christ n‛a pas demandé l‛abolition de l‛esclavage. Il n'a même pas proposé la moindre réforme de cette institution. Et l'apôtre saint Paul a prescrit aux esclaves d'obéir à leurs maîtres.
D’ailleurs, Pie XI et Léon XIII n’ont pas su comprendre ou admettre “la fécondité de l’ordre spontané de société régi par des règles abstraites” qui permet de “naturellement conclure, en partant de l’amour même du prochain, à la nécessité de laisser jouer le jeu de catallaxie[6], afin d'œuvrer au mieux pour le bonheur du plus grand nombre et, en premier lieu, pour le soulagement des misères des plus pauvres. Ce ne sont pas les harangues des prédicateurs, mais les développements des économies de marché qui ont éteint en pratique le paupérisme en Europe entre 1800 et 1950 environ. Un chrétien ne saurait condamner la ‘multiplication des pains’.”[7] Dès lors, conclut Nemo, “qu’on croit qu’un ordre libéral optimise la production, vouloir l'avènement d’un ordre libéral, c’est vouloir le bien du ‘prochain’ et en particulier des pauvres. À l’inverse, empêcher, au nom de la miséricorde, que se déploie et se maintienne l'ordre social qui, le premier dans toute l’histoire de l'humanité, a rendu possible la fin du paupérisme, c’est un manque de charité. Si l’éthique véritable doit être plus que la justice commutative de la catallaxie hayékienne, elle ne saurait être moins.”[8]
Arrêtons-nous un instant sur un aspect de la doctrine sociale de l’Église de Léon XIII encore portée dans le cœur de trop de nationalistes : le corporatisme. Celui-ci ne protège pas l’individu, mais au contraire nuit à ses intérêts. Si la rémunération d’un individu est “délibérément rendue solidaire de celle de tous ses collègues, du fait de sa commune appartenance à un groupement professionnel ayant le pouvoir d’imposer un même tarif pour tous les biens d’un certain type, il obtiendra une rémunération qui ne correspond plus à la valeur qu’a pour les consommateurs son apport marginal, mais à celle qu’a pour les consommateurs la masse globale des produits proposés par le groupe, divisé par le nombre de ses membres. Or, cette masse globale a évidemment toujours de la valeur, puisque les consommateurs ne peuvent pas se passer des services d’une profession dans son ensemble. Et voilà que le travail d’un producteur de cette profession, même très médiocre, va être rémunéré autant que le travail moyen de tous les autres. La conséquence en est que personne n’a intérêt à faire plus que ce travail moyen. [...] Il devient rationnel pour lui de travailler moins.”[9] Aussi, c’est une illusion que de croire que l’individu sera mieux protégé au sein d’une corporation. “Si la société pâtit, l’individu pâtit en proportion.” Mais aussi, “tout individu, dans une société complexe, a des intérêts en bien plus grand nombre qu’il ne peut en protéger en adhérant aux organisations correspondantes. Tel individu tendra à protéger ses intérêts en tant que producteur du bien X ou du bien Y ; mais il est aussi consommateur, respectivement de Y et de X ; en conséquence, en désirant la généralisation de la protection, il joue contre ses propres intérêts.”[10]
Pour ce qui est du rapport entre libéralisme et catholicisme, la liberté religieuse présente une difficulté particulière. Dans les pays catholiques comme en France, de Clovis à Louis XIV, l‛hérésie n'avait pas le droit de cité et l‛on brûlait les hérétiques relaps. Seuls les Juifs avaient le droit de conserver leur religion à part, quand ils n'étaient pas expulsés. En effet, ils n'avaient pas abandonné la religion de leurs pères comme les hérétiques et les apostats, et ils ne cherchaient pas à convertir les fidèles catholiques. C‛est pourquoi le pape Pie IX a condamné le libéralisme en 1864 dans le Syllabus (liste de propositions condamnées) “sur les principales erreurs de notre temps”, annexé à l‛encyclique Quanta Cura. On y lit les “erreurs qui se rapportent au libéralisme moderne” (propositions 77 à 80). Notamment : “À notre époque, il n’est plus utile que la religion catholique soit considérée comme l’unique religion de l’État, à l’exclusion de tous les autres cultes.”
Il est certain qu’un catholique libéral doit admettre que, dans l'idéal, le catholicisme devrait être religion d‛État et que les autres religions ne devraient pas être tolérées, donc qu'il n'y aurait ni liberté religieuse ni liberté de culte. En effet, l‛hérésie est susceptible de conduire les âmes en enfer et le salut éternel est plus important que le bien temporel. Mais il doit ajouter aussitôt que cet idéal est hors d‛atteinte, utopique, depuis la prétendue réforme protestante et les terribles guerres de religion, qu'il est aujourd‛hui impossible de revenir sur la laïcité de l‛État et que, au demeurant, la liberté religieuse bénéficie maintenant aux catholiques eux-mêmes. Par conséquent, comme doctrine politique, et non religieuse, le libéralisme est parfaitement adapté au temps présent. Le libéralisme politique dont nous nous réclamons n'implique pas le libéralisme philosophique, au sens de relativisme, ni le libéralisme religieux qui a triomphé à Vatican II (1965).
Libéralisme et nation
Le libéralisme connaît des limites et n’a pas vocation à penser tous les aspects de la société. Comme le dit Henry de Lesquen, le libéralisme est une doctrine juste mais incomplète. “Le libéralisme a toujours marché de pair avec d’autres valeurs qui lui sont extérieures et qu’il faut allier avec lui.” Ainsi, libéralisme et nation sont profondément liés. À ce propos, George Berthu, vice-président du Carrefour de l’Horloge, écrit : “Cette convergence entre libéralisme, démocratie et nation se vérifie aux origines de l’histoire du libéralisme. Le mouvement de 1789, dans sa période libérale et réformiste — par opposition à la période révolutionnaire qui a suivi — a supprimé les privilèges et les corporations ; il a fondé la souveraineté de la nation, c’est-à-dire en réalité la souveraineté de citoyens titulaires de droits inaliénables, et décidés à concourir ensemble, personnellement ou par leurs représentants, à l’élaboration de la loi. Ce mouvement de 1789, qui s’accommodait au départ du suffrage censitaire, s’est ensuite peu à peu dirigé, sous la poussée de ses propres principes, vers le suffrage universel. Il a été à l’origine, notamment, du principe des nationalités, qui proclamait le droit à l’unité et à l’indépendance des peuples unis par une langue, une race, une histoire ou des traditions communes. Ce principe, répandu en Europe par Napoléon Ier, est à la source des révolutions libérales et nationales du milieu du XIXe siècle.”[12]
Cette convergence historique est révélatrice d’une constante anthropologique que l’éthologue Robert Ardrey formule ainsi : “La société juste est une société dont un ordre suffisant protège les membres, quelle que soit la diversité de leurs dons, et un désordre suffisant offre à chaque individu toutes les possibilités de développer ses dons génétiques. C’est cet équilibre entre l’ordre et le désordre qui constitue à mes yeux le contrat social.”[13] Du point de vue de la biologie de l’évolution, cette tension entre les intérêts de l’individu et ceux du groupe est analysée par la théorie de la sélection multi-niveaux. Selon elle, l’évolution peut opérer à différentes échelles, comme celle du gène, de l’individu ou du groupe. Darwin, probablement à raison, imaginait qu’un homme doté d’un sens aigu de la moralité n’était pas nécessairement avantagé par rapport aux autres hommes de sa tribu, mais que l’augmentation du nombre d’hommes hautement moraux donnait certainement un avantage à sa tribu à l’égard des autres tribus. Le développement du patriotisme, du courage, de la loyauté, de l’honnêteté ou encore de la sympathie, issus d’une sélection au niveau du groupe, sont les conditions de la catallaxie chère à Hayek. C’est pourquoi Henry de Lesquen note que le libéralisme est conçu pour un homme qui a une moralité, “car s’il n’y a pas un minimum de références morales et un certain sens de l’honnêteté dans les échanges commerciaux, ceux-ci ne peuvent fonctionner.”[14] Or, “la nation est un ferment d’unité pour les sociétés étendues (la ‘grande société’ de Hayek), elle est la réplique de la cité antique, qui convenait pour les sociétés plus petites. Ce n’est donc pas un hasard si le sentiment national se développe parallèlement au libéralisme.”[15]
Libéralisme et cosmopolitisme
L’auteur américain Thomas Sowell, grand libéral, a écrit : “Nous sommes une nation d’immigrés. Mais nous sommes aussi une nation de gens qui portent des chaussures. S’ensuit-il que nous devrions admettre quiconque porte des chaussures ?”[16] Il n’est pas le seul libéral à souhaiter une immigration très restreinte ou réduite au minimum. Milton Friedman s’opposait à l’immigration aux États-Unis tant que persisterait l’État-providence. Hans-Hermann Hoppe est connu pour avoir insisté sur la distinction conceptuelle entre libre circulation des biens et libre circulation des personnes. Les biens circulant par-delà les frontières sont nécessairement issus d’un contrat et donc d’une entente commune entre deux parties. Quid de l’immigration ? Qui a consenti à l’immigration de masse en France ?
Bien des libéraux sont donc raisonnables. Les libéraux critiquables sont des libéraux utopiques, qui n’ont pas compris que le libéralisme devait se compléter de la nation. Henry de Lesquen écrit à leur propos : “Les ultra-libéraux qui rejettent l’idéal de la nation au nom de la logique économique témoignent au fond de la même erreur constructiviste que les socialistes, car ils veulent aussi faire table rase des traditions ou tout au moins, d’une tradition essentielle à l’ordre social.”[17] Il écrit aussi, dans sa “Dissertation sur le cosmopolitisme”, ce paragraphe particulièrement profond : “Si le collectivisme est anticosmopolite, il ne peut jamais être vraiment nationaliste en raison de son socle idéologique, qui est l’utopie égalitaire. Réciproquement, si le cosmopolitisme est en effet anti-collectiviste, il ne peut jamais être vraiment libéral, pour la même raison. Liberté et propriété sont des moyens d’expression de l’identité des individus et elles sont donc dans leur essence contraires au dogme anti-identitaire qui constitue le cosmopolitisme.”[18] C’est pourquoi, par exemple aux États-Unis, les États les plus libéraux sont aussi les moins cosmopolites. Le Texas est l’un des États les plus libéraux et, cependant, l’un des plus à droite. Libéral économiquement, bien sûr, mais aussi dans sa gestion de l’épidémie de covid, qui a été l’une des plus libérales, ou dans son rapport à la liberté de manifestation et d’expression. Aussi, le droit pénal y est sévère, l’avortement y est interdit et l’immigration y est davantage contrôlée que dans les autres États. S’il existe une pente glissante qui mène nécessairement du libéralisme vers le cosmopolitisme, pourquoi le Texas est-il épargné ?
Les antilibéraux de droite se trompent donc durement. La raison principale à cette erreur est qu’il leur manque l’arsenal conceptuel qui permet de désigner l’ennemi. Pour faire rentrer l’ennemi cosmopolite dans la case libérale, ils sont obligés de la travestir en affirmant que le libéralisme défend une liberté absolue déconnectée de la tradition. Or, nous l’avons vu, c’est l’inverse : le libéralisme défend des libertés issues de la tradition. À ce titre, il est révélateur de constater que l’État cosmopolite français dépense des montants exorbitants pour financer son idéologie mortifère. Certains analystes “estiment que la gauche associative capte environ 3 milliards d’euros de fonds directs de l’État chaque année, et près de 10 milliards d’euros si l’on intègre l’ensemble de la sphère publique”.[19] Pour espérer s’imposer, le cosmopolitisme exige une propagande incessante que l’argent public finance amplement.
Cette erreur conceptuelle est grave à plusieurs titres. Premièrement, en renvoyant dos à dos libéralisme et collectivisme, on amoindrit la capacité de la droite à lutter contre le collectivisme, qui nuit gravement à la France. Deuxièmement, diaboliser le libéralisme revient implicitement à diaboliser la liberté, donc à laisser cette aspiration bonne et naturelle de l’homme à la gauche, ce qui la renforce.
[1] Philippe Nemo, La philosophie de Hayek, PUF, 2023, p. 441. [2] Ibidem, p. 442. [3] Ibidem. [4] Ibidem, p. 124. [5] Henry de Lesquen, “Où va l’Église ?”, natlib.fr, 2025 (consulté le 06/08/2026). [6] Catallaxie est un néologisme de Hayek, “du grec katallatein, qui signifie échanger, mais aussi, par le fait de l’échange, faire société avec le partenaire, et donc faire d’un ennemi un potentiel ami”, Philippe Nemo, op. cit., p. 267. [7] Ibidem, p. 440.
[8] Ibidem, p. 441.
[9] Ibidem, p. 378.
[10] Ibidem, p. 381.
[11] Club de l’Horloge, L’identité de la France, Albin Michel, 1985, p. 186. Voir précisément le chapitre 12 par Henry de Lesquen : “Libéralisme national ou libéralisme utopique”.
[12] George Berthu, “Libéralisme et nation”, lesquen.fr (consulté le 06/08/2026).
[13] Cité par le Club de l’Horloge, Les racines du futur, Albin Michel, 1985, p. 93.
[14] Club de l’Horloge, op. cit., p. 185.
[15] Ibidem, p. 177.
[16] Thomas Sowell, “Abstract immigrants” [Immigrés abstraits], thenewamerican.com, 2013 (consulté le 06/08/2026).
[17] Jean-Yves Le Gallou et le Club de l’Horloge, La préférence nationale : réponse à l’immigration, Albin Michel, 1985, p. 254. Voir précisément l’annexe N par Henry de Lesquen : “Libéralisme et immigration”.
[18] Henry de Lesquen, “Dissertation sur le cosmopolitisme”, lesquen.fr, 2025 (consulté le 06/08/2026).
[19] Henry de Lesquen, “Dissertation sur le cosmopolitisme”, lesquen.fr, 2025 (consulté le 06/08/2026).






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